dimanche, juillet 05, 2009
C'était...un 5 juillet!
L’actualité nous ramène à des souvenirs qui ne sont pas toujours datés précisément dans le temps.
J’ai retrouvé dans un dossier (jaune !) deux petits cartons d’autographes ramenés d’une matinée nantaise des années 60.
Je me revois adolescent et fier de pouvoir glaner ces quelques signatures mais impossible de me rappeler l’année exacte!
J’ai de précieux indices : Sur ces cartons, à côté de chaque signature, un nom ,un prénom et un numéro.
Me voilà donc ce matin très occupé à remplir soigneusement le rectangle de mon moteur de recherche, faire des recoupements, passer d’un lien à l’autre et me rendre à l’évidence ,
…cela ne peut être que 1968, j’aurais pensé avant.
Et c’était un 5 juillet (!), départ Nantes pour Royan.
Titre et extrait du Dico du tour :
« Le Hollandais Jan Janssen remporte le Tour 1968, marqué par une nouvelle affaire de dopage, pour... 38 secondes. »
Après les cinq victoires de Jacques Anquetil, le Tour de France se cherche difficilement un nouveau champion. L'épreuve est entrée dans une phase de transition et les vainqueurs se succèdent sans pouvoir pauser leurs griffes sur elle. Gimondi, Aimar, Pingeon... de beaux vainqueurs mais incapables de défendre leur titre d'une année sur l'autre. En 1968, ils sont une dizaine à pouvoir inscrire leur nom au palmarès du Tour de France. Côté français, les chances reposent sur Roger Pingeon, vainqueur sortant, et Raymond Poulidor, qui espère troujours pouvoir endosser le Maillot Jaune un jour.
Ce matin là à Nantes, j’ai du quand même être un peu déçu, mon héros n’était pas là, un certain Jacques Anquetil.
Nota : Ma question « existentielle » de ce jour: Comment vais-je pouvoir sortir de Cagnes?
Bon dimanche.
Publié dans Actu, Cette année là, 1968, Web | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | 07:58 |
|
Facebook |
Imprimer |
mercredi, décembre 31, 2008
Les années

Les années. Le titre aurait pu être : Pour ne pas tout à fait en finir fin 2008 avec l’année 1968 mais j’ai lu qu’il fallait faire court…Alors Les années, c’est très bien.
Pour cette rubrique inachevée de ce Blog sur l’année 1968.
Très bien aussi pour la dernière Note de 2008.
Et puis, cela me rappelle l’excellent livre d’Annie Ernaux.
Donc, c’était fin mai 2008 et disparaissait déjà des devantures des libraires l’avalanche de livres sur le sujet : Mai 1968!
Fini les articles de presse quotidienne ou magazine, les reportages télé et les « billets » sur les sites Internet.
Je suis de ceux qui ne résument pas cette année-là au « joli mois ». J’allais donc continuer, juré craché ! J’avais même fait une rubrique et mieux un tag au début de la série.
Il y avait tant à raconter. Sur la mienne d’année 68, la dernière de ma scolarité !
Sur les souvenirs de l’ado que j’étais, prêt pour la grande aventure de la « vie active ».
Et sur tous ces événements de par le monde et qui ont marqué le jeune idéaliste et révolté que j’étais.
Bref, de la matière à écrire.
Mais les jours, semaines et mois sont passés et mes Notes restées idées ou brouillons sur un bout de papier.
J’ai repensé à tout cela en faisant un peu de ménage, réel et virtuel et en classant des photos qui numériques me servent aussi d’éphéméride.
Et je me suis dit que si j’ai privilégié d’autres Notes, c’est que finalement j’ai opté pour l’instant présent, la Note qui s’impose d’elle-même ce jour, liée à l’actualité, à une lecture, une expo d’un soir qui le matin devient mots. A une chanson que je fredonne sur les chemins de l’existence et qui légende une fleur pixellisée… pour les besoins d’une Note.
Aussi accepté l’idée que je ne pourrais jamais coucher sur papier ou clavier toutes ces idées qui ont germées dans ma tête.
Et surtout, la Note vraiment importante sur 68, je l’ai écrite.
Elle a pour titre Générations.
Et pour finir en photos, voilà les pavés nantais, toujours là 40 ans après! Nantes, où tout à commencé…
En 1968, le comité central de grève, géré par l'intersyndicale distribuait les bons d’essence.
En 2008, à Nantes, on circule à pied, en tram ou à vélo.

Publié dans Blog, Cette année là, 1968 | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | 00:10 |
|
Facebook |
Imprimer |
Quelques liens
Un livre de Depardon, 1968 une année autour du monde
Plus de cent photos nous racontent 1968. De tout et dans le monde, de Bardot aux JO de Mexico Un régal à petit prix, 8 euros, éditions Points.
Un film, 68 de Patrick ROTMAN
« Ce film propose un travelling arrière dans le Vietnam en guerre, Prague en liberté et occupé, Paris
en contestation, l’Amériqueen rébellion. C’est une plongée dans le tourbillon d’une année mouvementée avec les musiques de Jimi Hendrix, Janis Joplin, Jim Morrison, Bob
Dylan et bien d’autres. »
Un must sorti en dvd si vous ne l’avez pas vu à l’époque à la télé !
Et pour terminer l'année en chanson...
Le site d’un chanteur, Jacques Deljéhier
Pour ses pages sur 68. mais SURTOUT parce que ce site est, de mon point de vue, remarquable. Je lui ai écrit à l’époque pour le lui dire.
Vous y trouverez, entre autres des choses magnifiques sur Ferré, Brel Brassens….
Des musiques, des paroles, des vidéos, des interviews…
Je vous préviens, si vous cliquez, vous risquez d’y passer un moment !
Allez, à l'année prochaine, avec mes souhaits d'une deux mille neuve!
Publié dans Cette année là, 1968 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | 00:05 |
|
Facebook |
Imprimer |
samedi, juin 21, 2008
Tubes la suite-Note spéciale fête de la musique

Dans mon coffret « Sous les pavés la plage » (édité en 1993 à l’occasion des ...25 ans de Mai 68), il est écrit à propos du tube des Irrésistibles : " le refrain avait l’avantage d’être compréhensible même pour le lycéen le plus rétif à la langue de Shakespeare, qui demeurait encore très hermétique "
Plus sérieux, cette année là, quelques disques « historiques » verront le jour. Allez, on ne va pas enterrer une année où sont sortis L’album blanc des Beatles, Songs of Léonard Cohen, le premier album du chanteur canadien, le Sittin’ on the Dock of the Bay juste après la mort d’Otis Reding l’année d’avant, ou encore en France Le bal des laze de Polnareff, Il est 5 heures, Paris s'éveille de Dutronc...et tant d'autres.(voir lien)
Serge Reggiani chante Le petit garçon et recoit cette année là le grand prix de l'académie du disque.
Je sais j’en ai oublié plein, je vous laisse à vos vinyles ( ou à ceux de vos parents), cherchez, vous allez trouver des petits trésors.
Au fait, et Léo dans tout cà ? A la fin de l’année, il commence l’enregistrement de…L’été 68.
« Comme les enfants du mois de mai … »
LIENS:
En attendant ce soir, j’ai envie de vous offrir des petits bonus à cette Note, et pour tous les goûts:
Le Hit-parade de Salut les copains…
Publié dans Cette année là, 1968 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : 1968, chansons | 07:40 |
|
Facebook |
Imprimer |
vendredi, juin 20, 2008
Tubes
Pourquoi les gens qui s'aiment
Sont-ils toujours un peu rebelles?
Ils ont un monde à eux
Que rien n'oblige à ressembler à ceux
Qu'on nous donne en modèle

En ce printemps 1968, William Hand est un jeune chanteur débutant, il a 22 ans. Il est né à Paris d’une rencontre entre un soldat américain et une française (Paulette Desboeuf ) à la fin de la 2ème guerre mondiale.
Et cette année là, c’est justement pour quatre jeunes américains de Paris que William compose la musique d’une chanson, My year is a day, qui deviendra un des tubes de 1968 que le collégien que j'étais fredonnais. Un "incontournable" qui passait en boucle dans les "boom "de quartier.
Ce sera le vrai début d’une longue carrière pour celui qui prendra pour nom de scène William Scheller.
23 ans plus tard en 1991, il nous offrira Un Homme Heureux, une des plus belles chansons de la dernière décennie du 20 siècle, texte et musique pour notre bonheur.
LIEN:
Le terme de "tube" a été inventé par Boris Vian. On disait également "scie" pour désigner ces chansons qui passent à longueur de journée.
Extrait du site Histoire d'un tube où vous pourrez lire également l’histoire complète de My year is a day et de vos "tubes" préférés.
A SUIVRE:
Fête de la musique et suite de cette Note.
http://www.louispaulfallot.fr/archive/2008/06/21/tube-la-...
Publié dans Cette année là, 1968 | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : 1968, chansons | 06:20 |
|
Facebook |
Imprimer |
mercredi, avril 23, 2008
Générations
Je tourne et retourne la question ; le conflit de génération existe-t-il vraiment ?
Mais la réponse n’est pas ma préoccupation première. J’ai bien fait des recherches et j’ai aimé lire cet article d’ Hervé Copitet, formateur chargé de cours en sciences de l’éducation.
En fait, ces « commémorations soixante-huitardes » m’ont permis de revoir cet adolescent que j’étais, sa vie de l’époque et ses rapports au Père.
Et surtout de le voir avec cette vision apaisée d’aujourd’hui, de ce fils depuis devenu père à son tour d’un enfant, ma fille devenue adulte elle aussi.
D’avoir peut-être pour la première fois ce regard lucide sur des faits gravés en souvenirs de cette année qui allait bouleverser tant de rapports sociétaux et être charnière dans la vie de celui qui écrit ces quelques lignes..
C’était donc en mai 1968 à Nantes. Dans une famille « militante » et de mêmes idées.
Pourtant il y eu crise aussi à la maison entre le père et le fils aîné. Le père voulait changer le monde et inscrivait cela dans un investissement quotidien que le fils lui reprochait comme du temps volé à la vie familiale. Le fils voulait changer le monde, de suite et à la maison aussi. Le père voulait rester chef de famille là où le fils ne voyait qu’abus d’autorité. Le respect des règles qui permettent d’organiser toute cellule d’un côté, la provoc de l’autre pour affirmer son existence.
Pourtant, ces règles, le fils les inculquera à son tour, à sa fille qui a toujours dit « bonjour à la dame » en rentrant dans un commerce et n’a jamais mis ses pieds chaussés sur un canapé.
Une crise qui ne trouvera un terme que par le départ du fils, un train vers la capitale et le début de sa propre vie d’adulte.
Et l’installation parisienne du fils fut le départ de nouveaux rapports, les partages remplacèrent les conflits.
Le Père venait lors de ses séjours à Paris chez le fils et le fils était fier du Père à sa table!
Voilà quelques mots que je dépose en ce jour anniversaire où tu nous as quitté Papa, des mots que j’aurais aimé te dire en t’embrassant tendrement.
Marcher sur ces pas, hommage aux peintres.
Publié dans Art, Cette année là, 1968, Famille | Lien permanent | Commentaires (26) | Envoyer cette note | Tags : génération, papa, 1968, nantes | 04:20 |
|
Facebook |
Imprimer |
mardi, avril 08, 2008
1968 vu par Léo
Publié dans Cette année là, 1968 | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : 1968 | 05:10 |
|
Facebook |
Imprimer |
dimanche, mars 23, 2008
Un monde en révolte
5/1968, un monde en révolte
Plus qu'un événement historique, 1968 est un héritage, dont les comptes n'ont pas été soldés. Les héros de cette année-là ne sont pas uniquement français,
ils sont aussi américains, allemands, tchèques ou anglais. Le film revient sur les luttes et les destins de quelques acteurs de cette année zéro de la contestation mondiale. Parmi eux, Daniel Cohn-Bendit, icône insolente d'un joli mois de mai devenu député européen, Jan Palach, symbole de l'insurrection praguoise qui s'immola par le feu quelques jours après la fin de l'année 1968, Robin Morgan, pasionaria du mouvement féministe aux Etats-Unis, Tommie Smith, star des Jeux olympiques de Mexico qui leva le poing sur la plus haute marche du podium, Felix Dennis, initiateur cynique et glorieux de la contre-culture anglaise devenu milliardaire, ou encore Alain Krivine, fidèle porte-parole de la Ligue communiste.
REDIFFUSIONS: Lundi 24 mars 2008 / 04h00 / FRANCE 3 - Dimanche 30 mars 2008 / 04h25 / FRANCE 3 (Sce Télérama)
Publié dans Cette année là, 1968 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : 1968, mai 1968 | 00:05 |
|
Facebook |
Imprimer |
jeudi, mars 20, 2008
Un monde en révolte
5/ 1968, un monde en révolte
Il faut faire son tri parmi l’explosion soixante-huitarde des médias! Je vous signale dans ma rubrique « Cette année là, 1968 » les émissions vues avec plaisir et qui sont rediffusées. Vu hier soir sur France 3, cet excellent documentaire.
Plus qu'un événement historique, 1968 est un héritage, dont les comptes n'ont pas été soldés. Les héros de cette année-là ne sont pas uniquement français,
ils sont aussi américains, allemands, tchèques ou anglais. Le film revient sur les luttes et les destins de quelques acteurs de cette année zéro de la contestation mondiale. Parmi eux, Daniel Cohn-Bendit, icône insolente d'un joli mois de mai devenu député européen, Jan Palach, symbole de l'insurrection praguoise qui s'immola par le feu quelques jours après la fin de l'année 1968, Robin Morgan, pasionaria du mouvement féministe aux Etats-Unis, Tommie Smith, star des Jeux olympiques de Mexico qui leva le poing sur la plus haute marche du podium, Felix Dennis, initiateur cynique et glorieux de la contre-culture anglaise devenu milliardaire, ou encore Alain Krivine, fidèle porte-parole de la Ligue communiste.
REDIFFUSION:
Lundi 24 mars 2008 / 04h00 / FRANCE 3 - Dimanche 30 mars 2008 / 04h25 / FRANCE 3
LIENS :
http://guidetv.france3.fr/jsp/prog/fiche.jspx?idProg=21966110
http://teleobs.info.nouvelobs.com/articles/1968_un_monde_en_revolte
http://television.telerama.fr/tele/emission.php?id=8492783
Publié dans Cette année là, 1968 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 1968, mai 1968 | 00:22 |
|
Facebook |
Imprimer |
mardi, mars 18, 2008
L’ardeur et l’imagination

4 / L’ardeur et l’imagination.
Cette année là 1968 et à quelques jours du printemps (20 mars au calendrier et le 22 du coté de Nanterre !), un grand Monsieur de la presse écrivait ce qui allait devenir l’éditorial le plus célèbre du journal Le Monde. Cette chronique prémonitoire se terminait par un vibrant appel à « l’ardeur et l’imagination ». 40 ans plus tard…et à deux jours du printemps 2008, je vous laisse (re)lire ces lignes. Morceaux choisis :
Trois extraits de l'éditorial de Pierre Viansson-Ponté, écrit le 14 mars 1968 et publié dans Le Monde daté du 15 mars 1968.
Quand la France s’ennuie…
"Ce qui caractérise actuellement notre vie publique, c'est l'ennui. Les Français s'ennuient. Ils ne participent ni de près ni de loin aux grandes convulsions qui secouent le monde."(…)
"Seuls quelques centaines de milliers de Français ne s'ennuient pas : chômeurs, jeunes sans emploi, petits paysans écrasés par le progrès, victimes de la nécessaire concentration et de la concurrence de plus en plus rude, vieillards plus ou moins abandonnés de tous. Ceux-là sont si absorbés par leurs soucis qu'ils n'ont pas le temps de s'ennuyer, ni d'ailleurs le cœur à manifester et à s'agiter. Et ils ennuient tout le monde. La télévision, qui est faite pour distraire, ne parle pas assez d'eux. Aussi le calme règne-t-il. "
(…)
" Le vrai but de la politique n'est pas d'administrer le moins mal possible le bien commun, de réaliser quelques progrès ou au moins de ne pas les empêcher, d'exprimer en lois et décrets l'évolution inévitable. Au niveau le plus élevé, il est de conduire un peuple, de lui ouvrir des horizons, de susciter des élans, même s'il doit y avoir un peu de bousculade, des réactions imprudentes.
Dans une petite France presque réduite à l'hexagone, qui n'est pas vraiment malheureuse ni vraiment prospère, en paix avec tout le monde, sans grande prise sur les événements mondiaux, l'ardeur et l'imagination sont aussi nécessaires que le bien-être et l'expansion. "(…)
Pierre Viansson-Ponté
Vous pouvez retrouver l’intégralité du texte sur Internet mais je ne saurais que trop vous conseiller le Hors-Série Le Monde 2 : des textes passionnants sur les « Révolutions » dans le monde et dans tous les domaines. Et des photos superbes du magazine Life. A cette époque le quotidien français du soir ne publiait pas de photos et le magazine américain qui n'existe plus en version papier était un must pour les passionnés de clichés photographiques.
"Nous avons décidé d'élargir l'angle et d'observer ce que fût la planète cette année-là" écrit l'éditeur.
Dans quelques jours, ce sera l’explosion d’ouvrages en tous genres mais il sera difficile de s’offrir mieux et plus complet.
Publié dans Cette année là, 1968 | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : 1968, mai 1968 | 00:10 |
|
Facebook |
Imprimer |











« Les hommes passent, les idées généreuses restent. »