Pommes d’à prix (11.02.2013)

 

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Pommes Gala des Hautes-Alpes - Photographie Louis-Paul Fallot

 

Mais qu’ont-elles de particulier ces pommes prises en photo avant dégustation? Les pommes, chacun le sait, c’est bon…Et pas seulement en compote ! On la croque depuis Adam et Eve, un ancien président en fit un symbole de campagne électorale, un génie de l’informatique son logo…etc. Mon médecin lui, m’avait conseillé d’en avoir toujours au travail pour éviter le coup de fatigue de fin de matinée. Alors ces pommes de la photo ?

 

Elles vont illustrer un propos,  non sur les bienfaits connus du  fruit (1) mais sur le marchandising (2), né d’une anecdote vécue cette semaine, au supermarché en bas de chez moi.
Un lundi, ni primeur ni marché; imaginez donc deux clients en expectative  devant  le rayon des fruits, une dame et moi-même. Sur les étagères, à hauteur de vue, des barquettes de pommes. Belles, brillantes, calibrées et…chères. Et de haut vers le bas, la hiérarchie imposée par notre chère société de consommation :
Les « bio » made in Italie  d’abord, par quatre et au prix de  gala  à 2 euros 69 pour… (je cherche désespérément le poids, je pense 500g).  Les fameuses Golden des Alpes françaises sont sur l’étagère en dessous, en  barquette aussi mais par six: 2 euros 99 pour 1 kilo. Les Pink Lady du Gard, toujours par 6 affichent, elles 2€99 pour…816 g (oui vous avez bien lu, 816 grammes sur toutes les barquettes !). Je vous passe les autres emballages et couleurs car la dame comme moi avons nos habitudes. Nos yeux sont fixés tout en bas, là ou il faut aussi faire son exercice de flexion pour saisir l’article au plus bas prix. Le consommateur averti en a l’habitude, cette séance de gymnastique est la règle imposée à tous les rayons pour qui veut ne pas se laisser abuser par le dictat du fameux marchandisage(2). Mais la dame "peste" car le rayon - à presque même le sol - est désespérément vide.  Il y a bien un peu plus loin des pommes en vrac mais  le fruit ne m’inspire pas, encore moins l’étiquette collée sur chaque pomme et  qui  invite... à un jeu pour la st Valentin ! (de 2,10 à 3,80 le kg selon les variétés).
Ce jour-là, j’ai mangé des bananes, c’est bon aussi.
Je suis revenu le lendemain pour ma séance de flexion/extension et ai pu enfin acheter ce que JE VOULAIS. Des pommes, en sachet de 2 kilos, pour trois  euros moins le centime des pièces jaunes. Gala,  gouteuses et juteuses, venant du département presque voisin des Hautes-Alpes. (3)
Moralité : Pour faire ses courses, ne pas oublier ses lunettes (voire parfois une loupe) pour lire les étiquettes et sa tenue de jogging pour une séance sportive salutaire avant de récupérer quelques calories en mangeant le fruit. A juste prix!

 

(1)A lire : La pomme : d’Adam à Eve  sur le blogue Food Coaching
(2) Le marchandising ou marchandisage ou merchandising : définition par l’IFM (Institut Français du Marketing) et lu sur Wikipédia: « Le merchandising est un ensemble d'études et de techniques d'applications, mises en œuvre séparément ou conjointement par les distributeurs et les producteurs, en vue d'accroitre la rentabilité du point de vente et l'écoulement des produits, par une adaptation permanente de l'assortiment aux besoins du marché et par la présentation appropriée des marchandises. » Il recouvre (selon les auteurs Ugo Brassart et Jean-Marie Panazol trois aspects essentiels; il est question dans ce billet du « merchandising des linéaires, où il s'agit d'implanter et de disposer les produits dans les meubles de vente ».
(3) ALPUNION,  (site en construction) 05300 Ribiers

 

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