Il est des Notes... (10.06.2010)

 

Une trace ineffaçable n’est pas une trace.

Jacques Derrida

Extrait de L'écriture et la différence

 

Une trace sur un muret-PhotosLP Fallot.jpg

PhotosLP Fallot

Mai 2010

 

 

 

 

 Il y a une photo sur laquelle je m’arrête.  

Il y a ces moments d’avant la  publication d’une Note sur un Blog.

Il y a des mots effacés et d’autres qui apparaissent sur les moteurs de recherches du Net

Il  en est des liens comme des chemins (Pensées pour DA),

certains où je me perd, d'autres où je reviens.

Il y a des pages sur lesquelles je m’arrête…

Il est des moments où je médite, d'autres où j’apprends.

 

Où je médite et j'apprends.

 

 

Ce matin, une trace effacée sur un muret d’une rue de Nice m’a amené  de pages en  pages ici:.

Le site Amour de papier (Art Point France) où il est question d'éthique et de Jacques Derrida :

 

 

"A propos de l'éthique : des concepts comme la justice, le pardon, l'hospitalité hantent ses textes

D'une certaine manière, les questions éthiques ont toujours été là, mais si l'on entend par éthique un système de règles, de normes morales, alors non, je ne propose pas une éthique. Ce qui m'intéresse, ce sont, en fait, les apories de l'éthique, ses limites, notamment autour des questions du don, du pardon, du secret, du témoignage, de l'hospitalité, du vivant - animal ou non. Tout cela implique une pensée de la décision : la décision responsable doit endurer et non seulement traverser ou dépasser une expérience de l'indécidable. Si je sais ce que je dois faire, je ne prends pas de décision, j'applique un savoir, je déploie un programme. Pour qu'il y ait décision, il faut que je ne sache pas quoi faire. Ce qui ne signifie pas qu'il faille renoncer à savoir : il faut s'informer, en savoir le plus possible. Reste que le moment de la décision, le moment éthique, si vous voulez, est indépendant du savoir. C'est au moment du " je ne sais pas quelle est la bonne règle " que la question éthique se pose. Donc, ce qui m'occupe, c'est ce moment an-éthique de l'éthique, ce moment où je ne sais pas quoi faire, où je n'ai pas de normes disponibles, où je ne dois pas avoir de normes disponibles, mais où il me faut agir, assumer mes responsabilités, prendre parti. D'urgence, sans attendre. Ce que je fais est alors aussi bien an-éthique qu'éthique. J'interroge l'impossibilité comme possibilité de l'éthique : l'hospitalité inconditionnelle est impossible, dans le champ du droit ou de la politique, de l'éthique même au sens étroit. Pourtant c'est ce qu'il faut faire, l'im-possible ; si le pardon est possible, il doit pardonner l'impardonnable, c'est-à-dire faire l'impossible. Faire l'impossible ne peut pas être une éthique et, pourtant, c'est la condition de l'éthique. J'essaie de penser la possibilité de l'impossible.

Jacques Derrida extrait entretien par Jérôme-Alexandre Nielsberg paru le 28 janv. 2004 le web de l'Humanité"

 

 

"...J'essaie de penser la possibilité de l'impossible."

 

 Il est des Notes comme cela.

 

 

  

Trace sur un muret-PhotosLP Fallot.JPG
Un muret sur une grande artère de Nice
14 mai 2010
Photos Louis-Paul Fallot

| Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : jacques derrida, photo, trace, mots et photos, éthique | 05:16 |  Facebook |  Imprimer |