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09.06.2006

Le professeur

 

 

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Si mes oreilles sont longues
C'est parce qu'un imbécile,
Un jour c'est amusé à leur tirer dessus
Si mes doigts n'ont plus d'ongles
C'est parce qu'un imbécile,
Un jour c'est amusé à leur taper dessus

Excusez-moi monsieur le professeur
Si je ne connais pas mes leçons par coeur

Si je me tiens debout
Tout au fond de la classe
C'est parce que je n'aime pas
Faire les choses à moitié
Si je me tiens debout
Tout au fond de la classe
C'est qu'un autre à ma place
Est toujours le premier

Excusez-moi monsieur le professeur
Si j'ai toujours les idées ailleurs

Si les pages sont blanches
De mes pauvre cahiers
C'est qu'il y a trop de branches
Aux arbres des forêts
Et si j'aime les branches
Si j'aime la forêt
C'est parce que vous m'avez
Défendu d'y grimper

Excusez-moi monsieur le professeur
Si je connais les oiseaux par coeur

Si quand vous faites l'appel
Je vous répond absent
C'est parce que j'ai perdu
Votre école et pourtant
je la cherche partout
A travers mille champs
J'ai perdu mon chemin
Je reviendrais demain

Excusez-moi monsieur le professeur
Si je ne sais jamais rien par coeur

Si mes oreilles sont longues
C'est parce qu'un imbécile,
Un jour c'est amusé à leur tirer dessus
Si mes doigts n'ont plus d'ongles
C'est parce qu'un...

Chanson de Christophe
MONSIEUR LE PROFESSEUR
Paroles: J.J. Debout, Dumas, musique: Christophe



Je me souviens de ce « maître » de la souffrance gratuite qui m’obligeait  à rester à genoux sur le rebord de l’estrade, là ou ça fait le plus mal, de celui qui m’enfermait dans le placard, de celui qui tapait le bout des doigts avec sa règle…Au fait, étaient- ils plusieurs ou était ce le même ?
Peu importe, j’ai pas oublié les faits  mais j’ai oublié le (les) visage (s) de ce(s) tortionnaire(s) en herbe.
Pas celui de la jolie et gentille prof d’anglais qui, parce que remplaçante, n’est restée que quelques temps. Ni non plus les souvenirs de ses délicieuses « punitions » , à elle qui, en me demandant de venir m’asseoir au  premier rang, me permettait ce long regard d’adolescent remontant vers une mini jupe des années 60.
 
 Bonne(s) nouvelle(s), Yann Arthus-Bertand entre à l’Académie des Beaux-Arts et dans le même temps organise une expo photos  géante en plein air.
Lu dans la presse :
« Je veux faire entrer la photo à l’école. Aujourd’hui, tous les enfants font de la flûte à bec pour l’abandonner ensuite. La photo, c’est le contraire : tout le monde en fait plus tard et on n’en a jamais vu dans les établissements scolaires. Mon idée, ce serait que nous, photographes, allions dans les écoles, les collèges et les lycées pour faire partager notre passion .(…) »

Photos, expo plein air, écologie : je veux bien y aller moi à cette école de la vie si c’est Yann le professeur. Je prendrais mon balladeur MP3 pour la route.

 

Un lien pour vraiment se faire du bien:

http://www.yannarthusbertrand.com/

Mon  dernier disque de Christophe:

http://www.zoomrang.com/christophecom.htm

 

 

 

 

05.06.2006

Bon Anniversaire à la Dame de Méailles

 

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Je l’ai saluée à deux ou trois reprises, sur le bord de mer de St Laurent du Var ou sur les rives de la Cagnes.

Et puis, en août  l’an dernier, j’ai passé deux   semaines en sa compagnie, dans la maison de vacances de Méailles  avec sa petite fille.

Nous avons sympathisé,  parlé….appris à un peu nous connaître.

Elle s’appelle Valérie  et viens dans ce village depuis une vingtaine d’étés.

Elle y a ses habitudes, ses lieux de promenades.

J’aime bien la regarder se préparer, mettre son chapeau blanc et descendre d’un pas posé les dix marches de l’escalier.

Quand les rayons du soleil se font moins brûlants, elle fait son « petit tour » jusqu’aux tilleuls. Parfois, une vraie ballade qui la mènera jusqu’à l’acacia, tout près de St Jacques. Sa petite fille  l’accompagne, les voisins la saluent. Ils connaissent bien sa silhouette et sa démarche à petits pas  menus.

 

A table, on parle de Beaulieu, de St  Maime  ou d’Evian, de ses endroits de  vie, de son histoire, à elle et aux siens.

Quelle  belle tranche de vie depuis le 5 juin 1906 ! 

Et puis, son regard, quand j’apporte une crêpe faite « maison » ou les framboises de La Combe. Elles sont « douces » dira-t-elle car elle aime les bonnes choses,  Valérie .Elle les  savoure, en reprendrait bien « un soupçon ».

C’est quand même meilleur que la soupe sans sel et les légumes bouillis !

Le midi, après les courses à Annot où elle n’est pas descendue, elle aime bien regarder le panier aux provisions qui se vide sur la table. Elle dit toujours qu’elle est « gâtée » quand  elle y découvre une entrée, un dessert ou encore sa revue préférée.

Le soir, au retour de ballade, je lui montre les photos prises dans la journée. Je crois qu’elle aime bien aussi, quand je m’assieds à ses cotés et  met en route l’ordinateur portable et le mode diaporama.

Depuis ce séjour à Méailles, je lui rends souvent visite dans son appartement niçois.  Le dimanche, au retour de mes promenades, je lui raconte, elle m’offre le thé, des biscuits, un petit chocolat…

Je repars avec un peu de sa délicieuse compote « sans sucre »,  celle avec la gousse de vanille qui  la rend à nulle autre pareille.

Elle me remercie d’être venue la voir mais c’est moi qui suis heureux de ce moment de partage du dimanche soir.

Aujourd’hui, nous lui apportons des fleurs.

Des fleurs des «  villes », des fleurs des champs ;  elle aime toutes les fleurs.

 

 

 

.

Nous parlerons un peu de tout et je lui dirais :

« Alors, bientôt, on y va ensemble à Méailles »

 

 

Et aujourd’hui, je lui souhaite

UN TRES BON ANNIVERSAIRE

 

 

PHOTOS:

Quelques "douces" photos de fleurs, prises à Cagnes pour la Dame de Méailles. 

Merci à Valérie d'avoir accepté que cette photo, prise par sa petite fille le 17 aôut 2005 figure dans cet article. 

Merci à Catherine de m’avoir aidé à rédiger cette note.-