samedi, 17 octobre 2009
Il y a des gens
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Il y a des gens honnêtes,
Qui te donnent le sourire,
Qui te parlent intelligemment.
Il y a des gens clairvoyants,
Qui sont contre la folie et le gâchis de ce monde,
Qui sont conscients de la culpabilité de l’humain.
Il y a des gens sincères,
Qui te transmettent la joie de vivre,
Qui te prouvent qu’il faut lutter.
Il y a des gens respectueux,
Qui t’écoutent dans un même ordre d’idées,
Qui te rejoignent, un instant, en la résistance.
Il y a des gens providentiels,
Qui ont déchiré le voile de la prostration,
Qui ont brisé opportunément la solitude,
Loin du mensonge et du doute,
Loin de l’indifférence et du mépris,
Un brin heureuse et confiante,
Je ne suis plus seule...
Hélène Gallis
© www.jeresiste.org, un site publié par ATD Quart Monde, équipe Résistances
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Un Poème d'Hélène Gallis publié sur ce Blog en octobre 2006: Résister c'est créer
Photo prise à Annot en septembre 2009
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| Tags : atd quart monde, journée mondiale du refus de la misère |
samedi, 10 octobre 2009
Un matin d'octobre à Méailles (2)
Pierre Assouline (1)
"L’errance n’est ni le voyage ni la promenade mais cette expérience du monde qui renvoie à une question essentielle : qu’est-ce que je fais là ? Pourquoi ici plutôt qu’ailleurs ? Comment vivre le plus longtemps possible dans le présent, c’est-à-dire être heureux ? Comment se regarder, s’accepter ? Qu’est-ce que je suis, qu’est-ce que je vaux, quel est mon regard ?"
Olivier Verdun (2)
Il me faut vivre cette quête qui est la mienne...
Elle arrive à un moment, ni bon ni mauvais, elle est nécessaire...
Pour être juste, cette errance est forcément initiatique...
Mon regard va changer...
Cette quête devient la quête du moi acceptable.(3)
LIENS:
Sur le Blog de Pierre Assouline, Mais qu’est-ce que je fais là ? , une très belle Note consacrée à Raymond Depardon
(2) Olivier Verdun commentant l’œuvre de Raymond Depardon, lu sur un très beau Blog photogénique.fr
(3)
ERRANCE de Depardon chez Points (Une collection poche à petit prix)
Surtout, lisez la 4ème de couverture!
Et d'autres Notes sur ce Blog
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| Tags : automne, errance, depardon, méailles |
mercredi, 16 septembre 2009
La Flamme
Une certaine actualité, des mots poignants écrits sur des Blogs amis, un autre visité m’ont amené à lire un peu de Bachelard ces derniers soirs. Je m’y sens bien dans ses textes, tout comme dans ceux de Jung.
"Entre toutes les images, les images de la flamme –les naïves comme les plus
alambiquées, les sages comme les folles- portent un signe de poésie. Tout rêveur de
flamme est un poète en puissance. Toute rêverie devant la flamme est une rêverie
qui admire. Tout rêveur de flamme est un état de rêverie première. Cette admiration
première est enracinée dans notre lointain passé. Nous avons pour la flamme une
admiration naturelle, on ose dire : une admiration innée. La flamme détermine une
accentuation du plaisir de voir, un au-delà du toujours vu. Elle nous force à
regarder.
La flamme nous appelle à voir en première fois : nous en avons mille
souvenirs, nous en rêvons tout à la personnalité d’une très vieille mémoire et
cependant nous en rêvons comme tout le monde, nous nous souvenons comme
tout le monde se souvient –alors, suivant une des lois les plus constantes de la rêverie
devant la flamme, le rêveur vit dans un passé qui n’est plus uniquement le sien, dans
le passé des premiers feux du monde."
La flamme d’une chandelle, Gaston Bachelard,
Presses Universitaires de France
A lire aussi sur ce Blog :
Ecrit par Louis-Paul dans Haute-Provence juillet 2009, Photos, Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
| Tags : gaston bachelard |
mercredi, 26 août 2009
Paco...
Finir d’écouter l’émission dans la voiture.
Direction la plage
mais dans les hauts parleurs de mes souvenirs,
c’est Paris et la Mutu,
c’est Lisbonne et ses œillets.
Magny, Paco…
L’âme des poètes dans la tête
et des chansons fredonnées sur les galets .
Ecrit par Louis-Paul dans Chansons qui m'inspirent, Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
| Tags : paco ibanez, poésie |
mardi, 25 août 2009
Papillons...
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur,
(...)*
* Extrait du poème d'Alphonse de Lamartine, Le papillon
Alpes de Haute - Provence, la 1ère région d’Europe par la diversité des espèces de papillons.
Ecrit par Louis-Paul dans Haute-Provence juillet 2009, Photos, Promenades fleuries, Provence, Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
| Tags : papillons, fleurs, lamartine |
vendredi, 19 juin 2009
S'il pleuvait des larmes
S’IL PLEUVAIT DES LARMES
S'il pleuvait des larmes
S'il pleuvait des larmes
Lorsque meurt un amour
S'il pleuvait des larmes
Lorsque des cœurs sont lourds
Sur la terre entière,
Pendant quarante jours
Des larmes amères
Engloutiraient les tours.
S'il pleuvait des larmes
Lorsque meurt un enfant
S'il pleuvait des larmes
Pour rire des méchants
Sur la terre entière et glacée
En flots gris et glacés
Des larmes amères
Rouleraient le passé.
S'il pleuvait des larmes
Quand on tue les cœurs purs
S'il pleuvait des larmes
Quand on crève sous les murs
Sur la terre entière
Il y aurait le déluge
Des larmes amères,
Des coupables et des juges.
S'il pleuvait des larmes
Chaque fois que la mort
Brandissant ses armes
Fait sauter les décors
Sur la terre entière
Il n'y aurait plus rien
Qu’les larmes amères
Des deuils du destin.
Boris Vian
Dans ma biliothèque...
Extrait de textes et chansons, page 116
Christian Bourgois Editeur, 1975
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mercredi, 03 juin 2009
L'humilité
L’humilité est une perpétuelle paix du cœur.
C’est n’avoir point de trouble, c’est n’être jamais fâché
ou vexé, irrité ou endolori.
C’est ne m’étonner de rien qui puisse m’arriver, ne rien
ressentir comme étant dirigé contre moi.
C’est rester calme, quand personne ne me loue et, si je
suis avili ou méprisé, trouver en moi un lieu béni où je
puisse me rendre, fermer la porte, m’agenouiller devant
mon Père en secret, être en paix.
Comme au sein d’une mer profonde et calme, quand
Tout autour de moi semble trouble.
Robert Holbrook Smith
Plus connu sous le pseudonyme de Dr BOB
Co-fondateur des "Alcooliques anonymes"
Ecrit par Louis-Paul dans Nouvelle Vie, Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
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mercredi, 01 avril 2009
Végétal

Au nom de toutes les mauvaises herbes du monde, je remercie mon éditeur de publier des extraits de nos journaux intimes.
En effet, la vie devient pour nous chaque jour plus difficile. Les seuls qui souffrent comme nous de l'ignorance sont les intellectuels, dans le monde entier. Si nous, les mauvaises herbes, nous voulons donner au monde un peu de couleur, montrer qu'être pauvre ne veut pas dire être malheureux, les intellectuels sont des gens persuadés qu'avec leur art ils seront capables, sinon de changer ce monde, du moins d'apporter un peu plus de justice, montrer que la vie dans tous ses aspects témoigne du miracle de vivre.
Oui, nous les mauvaises herbes et les intellectuels, nous portons en nous les seuls germes qui un jour seront le début de la création d'un paradis sans pommier et sans serpent.
Gottfried Honegger
Le journal sentimental d'une mauvaise herbe.(4ème de couverture)
A Lire, la présentation du livre et l’Avant-propos par Gilles Farge
AUTRE LIEN:
Extrait du Texte de présentation de l’exposition VEGETAL’ART présentée simultanément
à l’Atelier du Chat Rafi et au restaurant Entre Cour et Jardin, au Haut de Cagnes.
Du 2 avril au 4 mai 2009.
J'en reparlerais...Accrochage ce jour!
Ecrit par Louis-Paul dans Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
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mercredi, 18 février 2009
Un livre d'actualité
Ce qui est nouveau, (...), est l’omniprésence, dans les arguments justifiant telle ou telle décision, des raisonnements économiques. Il ne s’agit pas seulement d’arrondir son bas de laine, mais d’insérer l’essentiel de son existence dans le processus de la concurrence, de la compétition, où les maîtres mots sont rentabilité et victoire du meilleur.
L’objectif affiché est de devenir un « gagnant », comme si un gagnant n’était pas, par définition, un producteur de perdants. En nous présentant cette attitude de combat permanent de chacun contre l’autre, comme une conséquence nécessaire de la « lutte pour la vie » qui s’impose à tous les êtres vivants, les économistes ont enfermé les hommes d’aujourd’hui dans une logique aboutissant à l’échec final de tous.
Albert Jacquard
En ce jour de « table ronde » au sommet de l’Etat sur « La crise », des évènements sociaux aux Antilles et à la veille de la journée de mobilisation des étudiants et personnels de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, j’ai trouvé que ce passage *d’un livre publié en 1995 - (...) dans la société de cette fin de siècle - n’avait pas pris une ride.
D’ailleurs, cette réflexion vaut pour tout ce livre, 3,80 euros en Livre de Poche. A lire ou relire.

*Page 70,
J’accuse l’économie triomphante
Albert Jacquard
Ecrit par Louis-Paul dans Actu, Textes choisis | Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note
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mardi, 27 janvier 2009
vivre l'expérience de l'art
J'ose m’écrire un message personnel. Relire ce texte, le lire encore. Et encore le lire en ces moments… Et de faire un vœu en cette fin janvier. Puisse-il être un peu partagé.

...mûrir comme l'arbre qui ne hâte pas sa sève et qui, tranquille,
se tient dans les tempêtes de printemps
sans redouter qu'après elles puisse ne pas venir l'été.
"(…) Et qu'ici, tout de suite, soit formulée cette prière: lisez le moins possible de choses d'ordre critique et esthétique - ce sont ou bien des vues partisanes, pétrifiées, et que leur durcissement sans vie a privées de sens, ou bien d'habiles jeux sur les mots où telle vue l'emporte aujourd'hui, et demain la vue opposée. Les Oeuvres d'Art ont quelque chose d'infiniment solitaire, et rien n'est aussi peu capable de les atteindre que la critique. Seul l'amour peut les saisir, les tenir, et peut être équitable envers elles. - C'est à vous-même, à ce que vous sentez, qu'il faut toujours donner raison, contre toutes ces analyses, ces comptes rendus ou introductions; quand bien même vous auriez tort, c'est la croissance naturelle de votre vie intérieure qui vous amènera lentement, avec le temps, à d'autres conceptions. Laissez vos jugements connaître leur propre développement, calme, non troublé; comme tout progrès, il doit venir de la profondeur du dedans et rien ne peut le hâter ni l'accélérer. Tout doit être porté à terme, puis mis au monde. Laissez chaque impression et chaque germe de sensibilité s'accomplir en vous, dans l'obscurité, dans l'indicible, l'inconscient, là où l'intelligence proprement dite n'atteint pas, et laissez-les attendre, avec humilité et une patience profonde, l'heure d'accoucher d'une nouvelle clarté; cela seul s'appelle vivre l'expérience de l'art: qu'il s'agisse de comprendre ou de créer.
Là, le temps ne peut servir de mesure, l'année ne compte pas, et dix ans ne sont rien; être artiste veut dire: ne pas calculer ni compter; mûrir comme l'arbre qui ne hâte pas sa sève et qui, tranquille, se tient dans les tempêtes de printemps sans redouter qu'après elles puisse ne pas venir l'été. Il vient de toute façon. Mais il vient seulement chez ceux qui, patients, sont là comme si l'éternité s'étendait devant eux, insoucieusement calme et ouverte. Je l'apprends tous les jours, je l'apprends au prix de douleurs envers lesquelles j'ai de la gratitude: la patience est tout! (…)"
Viareggio près Pise (Italie), le 23 avril 1903
Rainer Maria Rilke
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| Tags : vie, art, littérature, rainer maria rilke |












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