jeudi, 18 mars 2010

A nous l’avenir !

Je reproduis ici et avec son accord un courriel de Laurent qui m’a fait très plaisir.

 

"Salut mon frère,

 

Tu trouveras, en pièce jointe , une photo de mon tableau pour l'exposition "40

ans 40 artistes", pour les 40 ans de l'APAJH 44.

L'APAJH , c'est l'Association Pour Adultes et Jeunes Handicapés. Ce sont eux qui

organisent le festival Handiclap, dans le cadre duquel j'ai exposé deux fois.

C'est pourquoi ils m'ont demandé de participer à cette exposition

exceptionnelle. Le principe du festival, c'est d'organiser différentes

manifestations artistiques (expositions, théâtre, danse, musique, cinéma...)

avec, à la fois des artistes handicapés un non-handicapés.

Mon tableau est très grand : 1M22 x 1M22, j'ai passé beaucoup de temps dessus,

mais je suis très content du résultat.

Le thème du festival est : "A nous l'avenir", mon tableau s'appelle "Avenir?".

Sur la photo, on ne voit pas bien, mais en haut du tableau, en transparence, il

y a le début de la déclaration des droits de l'homme.

Par dessus, tout est rouge pour symboliser le sang des hommes qui s'entretuent

(les guerres...).

Par dessus, une fuite géométrique, qui laisse plusieurs possibilités d'avenir.

Tout cela pour dire que l'avenir est à nous...Si nous savons reprendre les

choses en main et défendre les vraies valeurs humanistes.

Au lieu de fausses valeurs qui nous font aller droit dans le mur (croissance

économique, religions...)."

 

Voilà, (le reste de ce courriel est d’ordre familial).

 

Je lui ai répondu…

«J'aime. Et j'aime aussi quand tu racontes. » 

 

 

handiclap_2010.jpg

 

Cette année le festival Handiclap prend une couleur particulière car il permettra à l’association de fêter ses 40 ans.
Le thème retenu, "A nous l’avenir !", montre bien le sens que l’APAJH 44 entend donner à cet anniversaire. Nous ne souhaitons pas nous centrer sur le passé, mais au contraire nous y appuyer pour construire notre avenir.(...) Handiclap est l’occasion de nous retrouver sur Nantes et dans différentes villes du Département, l’occasion de véhiculer nos valeurs sur la place des personnes handicapées dans la société. Le festival c’est aussi un lieu de rencontres et de fête, montrant ainsi que handicap, joie et avenir ne sont pas incompatibles entre eux.

Alors, venez nombreux nous rejoindre pour ensemble souffler les 40 bougies de l’APAJH 44.

Rémi TURPIN, Président de l’APAJH 44

 



 


Maison des hommes et des techniques à Nantes-Photo Louis-Paul Fallot.jpg
Exposition "40 Ans, 40 Artistes"

40 artistes ayant participé au Festival Handiclap :

S. Akki, Atelier 3 et J-L. Bernard, D. Bagot, C. Bayle, J. Blais, A. Blanchemaison, M. Blanchemaison, M. Bordage, M-F. Bordier, V. Boy, BOZO, F. et E. Bremond, G. Chauvière, A. Cherffaoui, G. Clabault, I. Denniel, L. Fallot, J-P. Gallais, B. Gautier, G. Haumont, HELYET, J-F. Husson, IEM La Marrière, C. Le Corre, L. Lemperier, F. Létévé, X. Le Vicquel, D. Martin, L. Mayanobe, G. Morin, G. Naour, C. Pasquet, P. Pelletier, PUCYA, E. Roze, B. Servain, J-Y. Tual, C. Vermelen, D. Violain.

Vernissage : vendredi 19 mars 2010 à 18h, 2 bis Bd Léon Bureau - Nantes
En partenariat avec la Ville de Nantes et la MHT (Maison des Hommes et des Techniques)
Maison Arts et Techniques Nantes-PhotosLP Fallot.jpg
PHOTOS:
Nantes, Louis-Paul Fallot
 
 
 
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samedi, 16 janvier 2010

Sous la pluie

Il  pleut sur Nantes...Il pleut sur Nantes-Photos Louis-Paul Fallot-2009 (10).jpg

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mardi, 11 août 2009

Nantes, juillet 1969

Nantes-PhotosLP.JPG
PhotosLP

 

C’était l’été, l’été 1969. C'était à Nantes.

Je venais de rater mon CAP en chaudronnerie et  - puis-je le dire ?-  j’avais  le sentiment d’avoir atteint mon objectif !

Je n’ai rien -bien au contraire- contre les métiers dit manuels mais je n’étais vraiment pas doué et il suffit pour s’en convaincre de voir le « look » de mon inhalateur en aluminium façonné à l’époque en « travaux pratiques »  et qui doit encore traîner dans le grenier de la maison familiale.

 

C’était le plein emploi aux chantiers navals aujourd’hui disparus et les patrons en personne  venaient en classe promettre du travail même à ceux qui n’auraient pas le diplôme mais s’engageraient à le repasser l’année suivante !

Pourtant et ironie de l’histoire, au début du cycle, c’était les derniers (Il fallait à l’époque passer des épreuves pour entrer en collège technique.) qui se retrouvaient avec pour seul  choix les disciplines serrurerie ou chaudronnerie.

Les meilleurs, ceux de la mécanique auto n’avaient pas ce privilège d’un emploi promis et de plus bien payé !

Mais, je ne voulais pas être chaudronnier ou soudeur …

 

Je me retrouvais le temps d’une matinée à décharger des camions aux halles nantaises au lever du jour, vague souvenir d’une leçon que voulut  donner mon Papa à celui qui n’avait pas,  malgré des dispositions maintes fois consignées sur les relevés scolaires des divers établissements fréquentés avant ce collège technique, voulu travailler à l’école. Les profs de ce dernier se demandaient d’ailleurs ce que faisais là !

J’appris donc en rentrant fourbu de ces cageots soulevés  que je devrais me présenter le lendemain à un tout autre endroit.

Un grand bâtiment du centre ville spécialisé pour toute la région dans le traitement des services financiers de ce qui était alors une grande administration.

 

Voilà comment, j’entrais « dans la vie active »  au début du mois de juillet 1969 et dans une entreprise où je  travaille encore aujourd’hui. J’y ai de suite fait ce que je n’avais jamais voulu faire à l’école, à savoir étudier en passant mon  examen de « titularisation »  puis des concours.

J’y ai exercé plusieurs métiers et si je ne suis pas toujours en accord avec tout ce qui s’y passe, je ne « cracherais  jamais dans la soupe » de ce qui m’a  permis  de vivre   -  au-delà du nécessaire  « bulletin de paye » -  dans ce tissu social  et humain quarante années d’une grande aventure.