mercredi, janvier 18, 2012

Voyages nantais

 

Ni tout à fait terrienne, ni tout à fait maritime, ni chair ni poisson.

Juste ce qu'il faut pour faire une sirène...
Julien Gracq

La forme d'une ville 

 

nantes

Est-ce que je connais la ville de mon enfance et adolescence ? Je me pose la question à chaque voyage, à chaque retour vers cette ville où je fis mes premiers pas au parc de Procé ; l’enfance de ces années tumultueuses de ce qui serait prétentieux d’appeler « études » ; l’adolescence de mai 68 puis de mes débuts professionnels.

Je revisite « ma ville » autrement depuis quelques années.  

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dimanche, janvier 01, 2012

Voyager sa vie

 

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Cette année, je vous invite au voyage…

Il y a les rêves de voyages et les voyages rêvés. Ceux qui transitent par un  hall d’aéroport, l’horloge d’une  gare, une  aire d’autoroute, un port ou la place d’un village. 

Il y a le  voyage d’un jour et ceux aux longs cours. Celui qui dure le temps d’un regard ou de la lecture d’un roman. Celui de l’art dans une salle d’expo. Celui du rêve et de l’inconscient. Il y a ce voyage mental qui transporte vers l’imaginaire.

Il y a le voyage qui mélange le souvenir et l’instant. Ce voyage là ne connaît pas l’absence et la disparition, les êtres chers en sont.

La vie est un voyage, à nous d’alléger le plus possible nos bagages…

De ne pas nous encombrer de futile, de cultiver l’essentiel.

Tout simplement aimer. La promenade littéraire, le partage d’une image, l’écriture d’encre, de lumière ou du clavier, le geste d’amitié, un baiser. 

Et si nous regardions le quotidien avec l’âme du voyageur…

 

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PhotosLP Fallot

Nantes

 

mercredi, octobre 19, 2011

Les cabanes

 

  

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La Cabane d’Hyppolite. (Finistère)

PhotosLP Fallot

La Pointe courte. (Hérault)

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Les Cabanes

 

Deux lieux,  de Bretagne et de Méditerranée. Qui ne  se ressemblent pas et  pourtant je les associe dans mes pensées. Deux endroits : On m’y a guidé pour l’un, amené pour l’autre.   Deux sites, chargés d’histoire. Pas la « grande »  mais celle des hommes et des femmes dont on ne parle pas dans les livres d’école ; des histoires de  gens et   plutôt ceux de Victor Hugo que de la presse people. Deux  séries de photos…De  cabanes, l’une isolée sur le chemin côtier, les autres   serrées sur une digue   qui s’enfonce dans l’eau. Deux personnes que je remercie.

Merci à  Michèle et à sa famille de nous avoir raconté l’histoire d’Hippolyte, son Papa,  de nous avoir indiqué le chemin qui mène à la Cabane et de nous en avoir ouvert la porte. Merci à Karine de nous avoir fait découvrir cette Pointe courte; d’avoir senti que c’était là qu’il fallait nous amener.

Deux lieux donc associés pour rédiger cette Note :

Les deux ont bien failli disparaître.  Des artistes se sont servis de  leur talent pour qu’il en soit autrement. Ils ont accompagné les combats  des  populations locales pour empêcher leur destruction. Ils en on fait des décors de films ou de romans, des peintures et des partitions musicales, des photographies d’art et   des poèmes… Qui ont immortalisé ces lieux ! Ils ont sans doute ainsi aidé à les préserver.       

Nous sommes loin  ici des lieux  étoilés des guides touristiques. Où les aménagements -  payants la plus part du temps- ont fait disparaître le naturel ;  où la part de rêve  s’est évanouie ;  où  les « rencontres »  ne s’y font plus qu’en langues étrangères.

Ces lieux d’ailleurs et de nulle part dont je vous parle aujourd’hui nourrissent mes rêves.  Ces cabanes me ravissent : L’une,  sur sa falaise  fût  un bistrot face à l’océan. Les autres sont brinquebalantes sur l’étang salé et sentent l’odeur des vieux filets qui sèchent  au vent. Toutes nous racontent  des histoires de pêcheurs, renferment les  joies et peines d’hommes aux visages burinés par les embruns de l’ouest  ou la tramontane du sud.  Les artistes aiment s’y rendre, et puisque mes deux guides m’y ont invité,  j’en livrerais   ici et là  ma vision photographique. Une façon aussi de les remercier.

Je n’oublierais pas la Cabane d’Hyppolite.

Je n’oublierais pas La Pointe courte.

 

LIENS

La Cabane d’Hyppolite :

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Durant notre séjour à Quimperlé, j’ai pu admirer chez Michelle le magnifique travail artistique  d'    André Jolivet et de Bruno Genest qui se compose de photos retravaillées à la peinture acrylique et à l'encre de chine, et de textes courts écrits de la main du poète.  Et en revenant de Bretagne l’an passé, je me suis empressé de commander et de lire le livre de Marie Le Drian du même nom.

 

 

 

 

La Pointe Courte:

La%2520Pointe%2520courte-PhotosLP%2520Fallot%2520%2520%2520%2520%25288%2529.jpgJ’ai entendu durant notre après-midi en ce lieu parler les habitants de cinéma. Mes recherches sur Internet à mon retour m’ont permis de découvrir le film d’Agnés Varda, réalisé en 1955 avec pour acteurs Sylvia Montfort,  Philippe Noiret et les habitants du village.  Quelques années plus tard, la réalisatrice  est revenue à La ¨Pointe courte dont  l’on peut en voir la vidéo sur Internet. Il me reste à voir le film, considéré comme précurseur de ce que sera la Nouvelle Vague, et dont le montage est signé…Alain Resnais.

A lire Les racines de la Pointe Courte.

 

vendredi, septembre 23, 2011

Le langage du cœur

 

Parce que nous sommes frères dans la souffrance

et que nos outils communs de délivrance

ne sont efficaces que dans la mesure où

nous les transmettons constamment à d’autres,

notre mode de communication

a toujours été le langage du cœur.

Bill W

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Partager, le mot n’est pas anodin. J’ai eu durant les mois qui ont précédé mon séjour à Cabris de rares moments où je sortais de mon isolement. C’était dans ces groupes de paroles où j’ai pu- inconsciemment au début-jeter les bases de ce que serait mon futur rétablissement. Quelque chose me poussait à quitter le monde de l’obscure et du désordre intérieur et je sais maintenant quecelam’a sans doute sauvé la vie. Ces instants brefs étaient comme une porte un tout petit peu ouverte dans une pièce d’insoutenable souffrance. Je sais aussi aujourd’hui que c’est l’instinct de vie qui guidait vers un ailleurs ces pas hésitants. Tout cela, je le raconteun peudans mes Notes anniversaires.

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lundi, août 15, 2011

Autour de l'arbre Roi

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Tout est curieux à Saint-Guilhem; il faudrait s'y enfermer avec les moines, pour bien le connaître. C'est un séjour délicieux pour l'historien, le poète et l'artiste...

Baron Taylor

 

 

Que serait la La Place s’il n’était pas là ?

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lundi, mai 30, 2011

Mai 2011

 

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"Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures

Les persiennes, abri des secrètes luxures,

Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés..."

 

mai,provence,photo,écriture,baudelaireIl fût drôle  ce mois de mai. Le temps d’abord, un temps d’été - disons de juillet - avec   ses premières  grosses chaleurs, et la carte des départements de  France qui vire chaque jour un peu plus vers l’alerte sécheresse.

Je  regarde mes séries photographiques de ce mai 2011. Mai a fait exploser une nature qui déjà avait pris en avril  ses quartiers printaniers. Et si je trouve bien verte l’herbe des prés de Haute-Provence, celui qui chaque jour les sillonne avec son tracteur me parle d’une sécheresse prévisible que je ne vois pas… Le lilas a bien vite « grillé » sous les rayons persistants de l’astre et les fruits ont mûris avant l’heure, nous offrant au printemps nos désserts d’été.

Sur la côte cette année, seules quelques gouttes de pluies ont mouillé les rues de Cannes. Tout fout le camp même le traditionnel mauvais temps du Festival. Il fait bon se baigner et la température de l’eau de mer affiche les vingt degrés.  

Ce sentiment d’un été avant l’heure se renforce au fur et à mesure que défilent mes clichés. Une fête de village, des volets clos dans une ruelle déserte en début d’après-midi, des terrasses de café bondées, des aires d’autoroute encombrées…

Oui, il fût drôle ce mois de mai et les conversations aussi, aux machines à café.  Que penses-tu de l’affaire… ?  Est-il ou pas ?… et de me regarder comme  un extra-terrestre quand je réponds que je ne sais…Que l’écoeurement me suffit et que pour le reste, j’attends. Il me semble juste que beaucoup d’hommes publiques aurait été bien inspiré d’en faire autant, c'est-à-dire de se taire. Et tant mieux par contre si d’autres - femmes, enfants, victimes des deux sexes -  ne se tairont peut être plus à l’avenir.

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Oui, il a fait chaud sur la Côte d’Azur et pourtant, une nuit de mai, les écrans télé sont devenus des écrans de neige. Brouillés pour cause d’arrêt des émetteurs qui pour certains auront du mal à passer d’une époque à une autre, de l’analogique au numérique.

J’ai pu observer de près la détresse de ces personnes fragilisées par l’âge ou le handicap ; me rendre compte de l’importance d’une image et d’une voix quant on est isolé, même dans le  bel immeuble d’un beau quartier. J’ai entendu des suppliques  pitié faites que cela marche   et vu une fois de plus les bienfaits que pouvaient  rendre les agents de service publique.

J’ai déroulé mon album  en cette fin de mois, de photos pixellisées ou mentales.  De ce mois de mai qui ressemble à juillet. J’ai revu - dans la tristesse de certaines nouvelles touchant des proches-  d’autres étés qui n’existeront plus jamais.

J’ai aussi reçus des photos. J’y ai vu de l’amour dans  une salle comble du Cros de Cagnes, autour d’amis fêtant des anniversaires de nouvelles vies sans produits. 

J’ai écrit comme je ne l’avais plus fait depuis quelques longs temps ; et  j’ai  envie de relire Baudelaire, son hymne au Soleil qui  "s’introduit en roi, sans bruit et sans valets, Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais."

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PhotosLP Fallot-Mai 2011

Haut de Note: Le vieux quartier de Puget-Théniers

Corps de Note: Village de Fos sur Mer

Bas de Note: Haut de Cagnes 

 Lien:

Lire le poème de Charles Baudelaire:  Le Soleil

vendredi, mars 25, 2011

5 ans plus tard...

 Nul ne peut avoir de lien avec son prochain s'il ne l'a d'abord avec lui-même.

C.G.JUNG 

 

 

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On ne prend plaisir à posséder un bien que si on le partage.

SENEQUE    

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Parce qu'une chose te paraît difficile, ne pense pas qu'il soit impossible à un autre de l'accomplir. Mais tout ce qui est possible à un autre, croisque, toi aussi, tu en es capable.

MARC AURELE 

 

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Il y a des fleurs partout pour qui veut bien les voir.

MATISSE 

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 Les photos sont pleines d'histoires.

WILLY RONIS

 

dimanche, mars 13, 2011

Du printemps qui va naître à tes mortes saisons

 

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson
Ma France

 Jean Ferrat

 

 

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Dehors il pleut. J’ai eu envie de revoir ces photos d’un coin de France en écoutant le poète qui nous a quitté il y a un an. J’ai eu envie de relire ce texte publié en mars sur la saison 2 de Méailles il y a quatre Printemps. J’ai eu envie d’un partage, comme toujours ou presque ici, ce sera en mots et photos.

 

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vendredi, janvier 07, 2011

J'ai envie...(Réflexions)

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Nice, place Garibaldi, un soir de début janvier 2011- PhotosLP fallot

Les dernières lumières des festivités de fin et début d’année s’éteignent petit à petit dans les villes. J’ai repris chaque jour le car qui me mène, via la Nationale 7 de Cagnes à l’entrée de Nice où je travaille.  Et le soir, j’ai décidé « d’accepter » cet état de fatigue qui me fait éteindre l’ordinateur ou la télé plus tôt que prévu; de prendre un livre même si ma lecture ne sera que de quelques pages.

 

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Je vais continuer ce blogue,  mais sans doute autrement. Mes brouillons de notes resteront un peu  plus longtemps sur le disque dur de mon ordinateur et mes billets seront peut être plus espacés sur ce blogue.  J’ai envie d’écrire, mieux, de progresser. Je pourrais aussi dire la même chose pour la photographie : écriture de plume et de lumière. J’ai aussi envie de partager sur ces galeries où l’on peut déposer ses clichés, en public ou en plus « petit comité ».  En « visiter » de nouvelles,  voir « mieux » le travail  d’autres photographes. Partager. J’ai retrouvé avec plaisir un site sur lequel je n’avais rien publié depuis for longtemps. Je vous en propose un aperçu   en diaporama. Je viens d’y mettre une des photos de ma Note précédente de ce carnet.

J’ai envie de sortir, à deux en amoureux ; en solitaire l’appareil en bandoulière. De faire des rencontres comme celles de ce premier janvier, de cultiver l’amitié.

J’ai envie et je le vis.

 

 

  

 

LIENS: 2 Galeries photographiques où je partage quelques clichés

fotocommunity

picasa

 

mardi, décembre 28, 2010

Fin d’année

 

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Arpenter des halls d’aéroport mais se dire que finalement, la chance est de pouvoir arriver même si le séjour en sera écourté. Ne pas utiliser l’ascenseur réservé au personnel hospitalier et prendre l’habitude de mémoriser les numéros de chambre.  Les yeux d’un bébé et les mains d’un autre qui bougent; le visage radieux d’un enfant devant un paquet ouvert au pied du sapin.   Etre là, proche  mentalement quand on est loin et essayer de trouver les mots du réconfort au téléphone  un jour de Noël. Naissance, souffrance, joie, peine.

Voir une, deux, trois expo et passer un bel après-midi de fratrie. Lire un auteur et se dire que décidemment, il est bon d’avoir cultivé l’esprit ouvert. S’étonner  dans l’ouest de voir un ciel bleu  de petit matin sur fond givré de  – 5 degrés ; et trouver la grisaille une heure et quart  plus tard en côte d’azur. Ouvrir son ordi et lire un commentaire qui n’est pas habituel ; qui fera encore un peu différer cette décision de ne plus « bloguer » comme avant.

Changer son programme au retour parce que l’important est ailleurs;  être en état d'écoute et aimer, le plus, le mieux. En  cette fin d’année que je n’ai pas vu passer,  se dire que le 31 et le 1er  sont deux jours qui se suivent ; tout simplement.  Instants présents.

 

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PhotosLP Fallot - Nantes-Décembre 2010

 

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