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23.01.2016

C'est un fameux trois-mâts (Le Belem à Nantes)

Nantes, son port d’attache  fête en 2016 les 120 ans du  Belem  C’est le dernier voilier de commerce français du 19ème siècle et  l'un des plus anciens navires encore naviguant au monde.

Le Belem-PhotosLP Fallot (1).jpg Le  Belem à Nantes,Louis-Paul Fallot, décembre 2015



"Dieu sait qu’il revient de loin, ce glorieux Belem, et pas seulement d’un âge éteint. Il a bourlingué d’un pavillon à l’autre et failli bien souvent loger à l’enseigne des péris en mer. Il vivait d’agréables jours sous pavillon italien, navire-école à Venise, lorsqu’il repassa enfin sous pavillon français, de nouveau Belem,son premier état civil. Une chance miraculeuse, ce retour au pays natal d’un chef d’œuvre oublié. "   

Yann Queffélec ,  Dictionnaire amoureux de la Bretagne, page 163


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En bord de Loire , sa silhouette majestueuse se détache dans le ciel couchant tout comme en face son illustre voisine, la grue Titan. 



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Du ponton du même nom, le regard vers les mats du Belem  nous laisse rêver à ses lointains voyages.


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Une autre vue du  pont  Anne de Bretagne, là même où jusqu’en 1958, le pont transbordeur laissait passer les grands voiliers.

 

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Enfin, le voici, vue de l'île de la Prairie au Duc, du côté des anciens chantiers de construction navale.


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Et Nantes, son port d’attache  fêtera en 2016 les 120 ans de ce bateau classé monument historique depuis 1984. C’est le dernier voilier de commerce français du 19ème siècle et  l'un des plus anciens navires encore naviguant au monde. La Fondation Belem en est  l’armateur . 



"À quoi rêve le Belem ?" se demande Yann Queffélec dans le Dictionnaire amoureux de la Bretagne. "C’est notre rêve à tous, qu’il va filant au gré des instants et des mers."


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Le Belem ©  Photo Fondation Belem
(Un clic sur la photo pour consulter le site très complet fondationbelem.com)

Autres photographies de cette Note:  Le  Belem à Nantes,Louis-Paul Fallot, décembre 2015

04.06.2014

Un soir à la librairie Caplan & Co

 

 

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 Là où le mystère est absent aurions-nous besoin de nous rendre ? Notre itinéraire s'accommode du hasard qu'il provoque, de changements qu'il nomme rencontres, ou de la vie rêvant la vie. 
Lan Mafart

 

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Ici, j’aurais pu m’essayer à décrypter quelques secrets de "La Mémoire et la Mer "… cette poésie qui possède une clé précise et cette clé c’est moi-même  disait Léo.

 

 

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 Ferré voulut acheter la bâtisse, je le comprends la marée est à deux pas, juste en bas du chemin que nous descendrons à la nuit noire avant de reprendre la route vers une autre baie du côté de Morlaix. Pour quelques minutes encore,  à écouter la mer ; difficile de quitter ce lieu - de  fin de terre ou de début de mer -  en ce pays de Finistère.

 

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« A l’origine de CapLan & Co, une buvette du littoral fréquentée par des pêcheurs à pieds, des paysans et quelques touristes, dont Léo Ferré qui aimait discuter avec la vieille "Nanan" à qui il proposa en vain de racheter le bistrot ; celle-ci avait "bretonnisé" son nom, elle le nommait...Léon Ferrec ! » peut-on lire sur le site de ce qui est devenu  en 1993  un café librairie « c’est à dire un lieu de vie, à la fois café-cave-épicerie, librairie et maison d’édition ». Lan Manfart  et Caprini ont voulu créer un « lieu de vie  »  et c'est plus que réussi! 

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Ici, un slogan lu sur plusieurs sites internet  résume bien l’endroit : "Caplan & Co, où comment s'enlivrer en toute tranquillité... " 


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Ici, on fouine, on bouquine   dans une ambiance bonne enfant;  ici on lit une page de Julien Gracq  en écoutant Cohen ou Manset; ici, on commande au bar une assiette grecque...

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...tout en jetant un regard ému au poster juste derrière, le bar…

 

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Ici, on s’installe en salle ou  sur la terrasse et on pourra même  aller chercher une crêpe pour le désert, dehors, un peu plus bas ou s’étalent d’autres tables et où se jouent d'autres musiques...


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« Quel temps fait-il au CapLan ?" demande  en titre le livre édité par CapLan & Co ?
Ici, il fait bon en ce soir d’été  à  Poul Rodou "qui, en breton, signifie à peu près "Seuil du gué"..."

 

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Liens : Le site Internet Caplan & Co

 

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 Poul Rodou - Guimaëc ,
Photographies Louis-Paul Fallot, août 2013


19.09.2012

Un breton peu ordinaire

 

Edouard Leclerc-PhotosLP Fallot.jpgL’épicier de Landerneau s’en est allé.

Celui qui failli devenir prêtre ouvre finalement  une petite épicerie en 1949 au numéro  13  de la rue des  Capucins. Il vend des biscuits qu’il va directement acheter à un producteur de Pontivy  mais les vends un tiers de moins que ses commerçants de  voisins !

L’épicier investit dans un hangar  à son nom et distribue de plus en plus de produits. Et quand ses congénères font pression sur les fabricants pour qu’ils cessent de le livrer,  il en appelle  à l’Etat. Le gouvernement est confronté au  mal de l’inflation et le ministre des  Finances et des Affaires économiques prend un décret le 9 août 1953 pour lutter contre les pratiques commerciales restrictives, comme le refus de vente.

 En août 1957, son « mouvement »  compte neuf  centres distributeurs, tous bretons. Pas de  contrat  ni lien financier entre Édouard Leclerc et ces « nouveaux » épiciers   qui ont pour seule obligation commerciale de grouper leurs achats à Landerneau.

 Tout le monde ou presque connaît la suite…

 J’ai rassemblé quelques souvenirs pour rédiger ce billet  et pris beaucoup d’infos sur le site Wikipédia sur lequel pour pourrez lire la page complète consacrée à Édouard Leclerc.

 J’ai grandi en même temps que grandissaient les enseignes Leclerc mais surtout   le   visage  du pionnier  français de la distribution indépendante a  été de ceux  qui ont marqué mon enfance. Peut-être est-ce pour cela que je me suis arrêté devant ce portrait cet été à Figeac, sur la route de ma Bretagne natale…Pour le reste - la vie de l’homme, ses méthodes ou ses « zones d’ombre » -  je laisse à d’autres le soin d’écrire l’histoire. Ce sera en tout cas celle d’un breton peu ordinaire.

 

LIENS

Vidéo: Cliquez sur ce lien ina.fr pour visionner un reportage des actualités françaises de 1959 sur le "système Leclerc".

Interview : Sur Libération.fr , Frédéric Carluer-Lossouarn,  journaliste spécialiste de la grande distribution au magazine Linéaires, auteur de Leclerc : enquête sur un système (éd. Bertrand Gobin, 2008) revient sur le parcours et les idées de ce patron atypique.