jeudi, mars 08, 2012
Culture et vie sociale, quelle égalité?
« Alors que dans nos sociétés contemporaines certains clament l’égalité des sexes entre l’homme et la femme, que ce soit au niveau de l’éducation, de la formation, de l’emploi, des loisirs ou de manière plus générale un accès à la culture et à la vie sociale, des écarts non négligeables persistent. En effet, on remarque depuis le XIXème siècle, des mutations importantes pour les femmes mais aussi des changements majeurs qui restent inachevés. L’observation d’une asymétrie sociale, économique et professionnelle nous amène à nous interroger sur l’assimilation de ces inégalités au statut de femme. En outre les filles réussissent mieux que les garçons à l’école, quel que soit le niveau d’enseignement mais occupent, au final, des filières moins valorisées socialement. »(...)
Marie-Noëlle TENAERT, sociologue Chargée d’études et d’analyses pour l’UFAPEC
Introduction du texte: Accès à l’éducation des femmes et des hommes : Egalité des chances ?
Lire la totalité de ce texte et/où le télécharger sur le site de l’UFAPEC
PhotoLP Fallot
Théâtre de la Photographie et de l’Image, Nice - Expo Brassaï
Hommage au legs de Gilberte Brassaï
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vendredi, février 10, 2012
L'enfant
Publié dans Texte choisi | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : maurice carême, poème, enfant, pénestin, bretagne, photo | 00:05 |
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samedi, janvier 07, 2012
L’enfant qui rêvait d’océan
Jules Verne a dû venir bien souvent contempler de cette hauteur le fleuve,
là où il devient la porte du large et le chemin de l'aventure.
Julien Gracq, La Forme d'une ville
Ci-dessous, le musée Jules Verne vu de la Loire
Jules enfant rêvait de mer et de navigation.
On raconte qu’il se serait engagé comme mousse sur un trois-mâts prêt à appareiller pour les Indes. A son père qui met fin in extrémis à ce projet et le réprimande sévèrement, il aurait promis: Je ne voyagerai plus qu’en rêve. C’est une légende mais il est vrai que Jules Verne, de la maison familiale de campagne de Chantenay-sur-Loire - une ancienne commune de la Loire Inférieure aujourd’hui rattachée à Nantes – ne voit de l’océan que les mats des grands navires sur les bords de la Loire. Il n’a toujours pas vu "la vraie mer". Alors il en rêve et plus tard, il raconte dans ses Souvenirs d’enfance:
Publié dans bateau, Découvrir, Photo, Texte choisi, Villes, Voyage | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : nantes, jules verne, enfant, loire, musée, bateau, julien gracq | 11:52 |
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vendredi, décembre 09, 2011
Absence et présence
J’avais envie de ne rien écrire, puis de ne plus m’arrêter de le faire…Puis encore le contraire, en acceptant sans lutter une certaine confusion mentale. Ces moments où les notes préparées, les photos choisies, paraissent si futiles, où je doute de l’utilité de poursuivre ce carnet ; et pourtant…Ne s’appelle-t-il pas Carnet ou Vivre ici et maintenant ?
Vivre avec la conscience que nous sommes des mortels – que nous disparaîtrons un jour, que les gens que nous aimons disparaîtront - est un drôle de travail à accomplir (et à renouveler régulièrement) pour chacune et chacun d’entre nous. écrit Christophe André sur son blogue. (1)Plus loin il cite l’Instant présent. Puisque la mort existe, savourer la vie, de toutes ses forces. En attendant de voir ce qu’il y aura peut-être ensuite…
Mon blogue n’est pas un carnet intime mais j’y ai toujours évoqué mes joies et mes peines, mes doutes et mes souffrances, en voulant garder comme fil conducteur des messages d’espoir. Je ne peux laisser ceux qui le lisent sans nouvelles, j’ai choisi de le faire à travers deux images.
L’une, comme une évidence pour illustrer un texte d'Eckhart TOLLE(2) lu ces derniers jours.
« En marchant dans une forêt qui n’a été ni domestiquée ni dérangée par l’homme, non seulement vous verrez une vie abondante tout autour de vous, mais vous rencontrerez aussi, à chaque pas, des arbres tombés, des troncs et des feuilles en train de pourrir et de la matière décomposée. Partout où vous regarderez, vous trouverez la vie aussi bien que la mort. En y regardant de plus près, toutefois, vous découvrirez que le tronc et les feuilles en décomposition non seulement donnent naissance à une nouvelle vie, mais sont eux-mêmes pleins de vie puisque des micro-organismes y travaillent, des molécules se réorganisent. La mort ne se trouve donc nulle part. Il n’y a que la métamorphose des formes de vie. Quelle leçon pouvez-vous en tirer ? La mort n’est pas le contraire de la vie. La vie n’a pas de contraire. Le contraire de la mort est la naissance. La vie est éternelle. »
La deuxième image restera mentale mais elle est bien réelle et en couleur.
Il y avait une grande baie vitrée dans la salle de recueillement lors de la cérémonie d’au revoir à ma sœur. Derrière, une pelouse et une lignée d’arbres. Différents, des ocres de l’automne aux gris des effeuillés en passant par le vert des conifères ; il y eu dans le ciel une éclaircie, et dans la lumière qui inonda un court moment la prairie et le sous-bois, un écureuil passa. Les mots du poème qui avait inspiré (3) mon partage - l’un parmi beaucoup d’autres- prirent alors encore plus de sens. (…) Christine, tu plantais le réel au cœur des utopies. Le poème se nomme Liberté. L’écureuil s’est posé au pied d’un arbre et à la fin de la cérémonie, il était toujours là.
A une question (4) sur la possibilité de faire bon ménage avec la mort, Edgar Morin répondit :
« Le mot "bon" est un peu de trop. Certes il y a un ménage, et je crois deux choses. La première, c’est qu’on a trop refoulé la mort, on a trop voulu l’exorciser. Or ce refoulement de l’angoisse de la mort ne fait que la déplacer : on ressent des angoisses de mort sans savoir que ce sont des angoisses de mort. Ensuite : contre l’angoisse de mort, contre le découragement de la mort, contre la mélancolie de la mort, contre l’horreur de la mort, il n’y a pas de réponse. Il n’y a qu’une seule riposte : l’amour, pas seulement pour une personne, mais la participation, la communion. »
Cet amour et cette communion partagés ces derniers jours.
(1) Psycho Actif, le blog de Christophe André
États d'âme d'un psychiatre
(2) Eckhart TOLLE- L’Art du calme intérieur, Page 103 (Edition J’ai lu)
(3) Inspiré du poème « Liberté »,(page 84) recueil d'Andrée CHEDID Au cœur du cœur chez Librio
(4) Dossier de Psychologie.com : Edgar MORIN Pour vivre, il faut risquer sa vie
Publié dans Famille, Texte choisi, un jour un instant | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : christine | 20:02 |
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mercredi, novembre 02, 2011
Dans la vie du cimetière (5)
Eloigne-toi lentement, lentement, sans larmes; n'oublie rien ! Emporte ta santé, ta gaîté, ta coquetterie, le peu de bonté et de justice qui t'a rendu la vie moins amère; n'oublie pas ! Va-t'en parée, va-t'en douce, et ne t'arrête pas le long de la route irrésistible, tu l'essaierais en vain, - puisqu'il faut vieillir ! Suis le chemin, et ne t'y couche que pour mourir.
Publié dans Découvrir, Photo, Texte choisi, Villes | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : colette, cimetière, père lachaise, photo | 06:14 |
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dimanche, octobre 30, 2011
Dans la vie du cimetière (2)
Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants
Publié dans Découvrir, Texte choisi, Villes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : paul éluard, cimetière, père lachaise, résistant, fusillé, déporté | 10:05 |
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jeudi, octobre 06, 2011
Inaugurer la transparence (Roberto Juarroz)
Pour Octavio Paz, chaque poème de Roberto Juarroz est une surprenante cristallisation verbale : le langage réduit à une goutte de lumière (Source Wikipédia). Transparence est le thème ce mois du Défifoto. J’ai écrit, pour accompagner la photo publiée, un extrait de ce poème "Inaugurer la transparence". En voici l’intégralité, avec pour illustration les quatre photos prises spécifiquement pour ce thème. Je serais absent des blogues quelques jours, je vous dit à bientôt. Merci de votre fidélité, de vos passages et de vos mots.
Inaugurer la transparence
Inaugurer la transparence,
voir à travers un corps, une idée,
un amour, la folie,
distinguer sans obstacle l'autre côté,
traverser de part en part
l'illusion tenace d'être quelque chose.
non seulement pénétrer du regard dans la roche
mais ressortir aussi par son envers.
Et plus encore:
Inaugurer la transparence
c'est abolir un côté et l'autre
et trouver enfin le centre.
Et c'est pouvoir suspendre la quête
parce qu'elle n'est plus nécessaire,
parce qu'une chose cesse d'être interférence
parce que l'au-delà et l'en-deçà se sont unis;
Inaugurer la transparence
c'est te découvrir à ta place
Roberto Juarroz, poésie vertical
Transparence Défifoto octobre
PhotosLP Fallot - 2011
LIENS:
- Le site de Roberto Juarroz
- Transparence, thème d'octobre du Défifoto
Publié dans Art, Photo, Photographie, Texte choisi | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : roberto juarroz, transparence, poème, photo | 00:00 |
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