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mercredi, 22 octobre 2014

La nuit peut attendre

 

Le cygne-PhotosLP Fallot.JPG


La nuit peut attendre


Le temps est incertain mais la pluie a cessé de tomber ; je sens que la lumière baisse ; je  laisse  en mode « veille » l’ordinateur pour ce que je pensais être quelques pas dans la ville ; des pas nécessaires à ce moment précis de jour diminuant. Guidé par quelques rayons d’un timide soleil perçant les lourds et noirs nuages, me voici finalement au bord de mer ; la mer cogne sur les rochers, la plage est déserte, je pose le sac à dos, sort l’appareil photo. Je reste un moment, le bruit des rouleaux de mer sur les galets, les dessins des va et vient de la vague sur la plage déserte, les mouvements du ciel changeant…Je me laisse envahir de cette poésie.  Je décide de ne pas attendre cette lueur rougeâtre  née des derniers rayons de soleil ;  je rentre par l’autre itinéraire, celui qui longe la rivière. Les ombres des arbres et des joncs se mirent dans l’eau où se mélangent les couleurs bleutées de l’eau et du ciel. Venant de la mer, le  couple d’oiseaux blancs remonte la  zone protégée ; il y aura aussi des aigrettes, pigeons, canards et mouettes…Arrêt près de la balustrade, dans la flaque et sur l’arbre, les feuilles d’automne portent les traces des orages récents.    Je croise les derniers promeneurs et les joggeurs, je n’ai pas vu le temps passé.  La nuit peut venir maintenant.

 

Texte et Photographie Louis-Paul Fallot, Cagnes sur Mer le 14 octobre 2014

 

samedi, 05 juillet 2014

La poésie des chats

 
A l’entrée de la maison de Méailles,
j’assiste toujours avec étonnement à cet étrange ballet
de quelques pas entre "dehors et dedans".   


Les chats maison de Méailles-PhotosLP Fallot.jpg

Les chats à Méailles fin juin 2014
Photographie Louis-Paul Fallot, 

Les chats de Méailles qu’à chaque séjour je continue à photographier…J’en ai parlé dans un texte qui accompagne  une première série photographique publiée il  y a plusieurs années sur la Saison 2, un blogue  consacré à ce village de Haute-Provence. Mais cette Note se veut surtout  un  hommage à l’ouvrage de Willy Ronis que je viens (enfin) de m’offrir. Un  livre intimiste : Nous pénétrons avec les Chats de Willy Ronis dans son univers  familial ; nous revoyons avec émotion le décor baigné de lumières de la maison de Gordes, là même où  le photographe humaniste  pris l’un de ses plus célèbres clichés, le Nu Provencal.  C’est Colette Fellous qui signe la magnifique  préface de l’ouvrage où elle évoque les chats avant de nous parler de ceux photographiés par Willy Ronis : 

Oui, les chats restent là, tout près de nous, ils bougent lentement et veillent sur nous, même quand ils ont l’air de regarder ailleurs, loin, très loin. (…) On croirait qu’ils nous chuchotent de ne jamais oublier que la beauté est partout et qu’il faut simplement prendre le temps d’entrer en conversation avec elle. Ils savent transformer en poème le moindre décor, ils sont parfois eux-mêmes un bout de ce poème. (Extrait, page 6).

Le livre "Les Chats" de Willy Ronis avec la préface de Colette Fellous est édité chez  Flammarion.

Couv - les chats de willy ronis.JPG

 

La 4ème de couverture :

« Les chats de Willy sont magnifiques, venez les rencontrer, faites-les entrer à votre tour dans votre vie. On ne comprend même pas comment il a réussi à les saisir au vol, à traquer leur vérité intime, à les faire exister dans leur plus haute simplicité. Il faut être un immense artiste pour laisser ainsi parler les chats, sans les trahir, sans exagérer, sans faire joli. Avoir été juste là, toujours à la bonne place, avec le geste prompt, c'est sans doute son secret et son art. (...) Sur chaque photo, passe le grain de la vie, le souffle de l'air, l'odeur même des saisons, c'est incroyable. (...) Cette traversée d'un pan de la vie de Willy Ronis à travers le regard de ses chats est à la fois un pur moment de tendresse et une déclaration d'amour qu'il fait à la vie. » Colette Fellous