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15.04.2006

Sérénité

Soeur Emmanuelle s'adresse dans ce livre  (Vivre, à quoi ça sert?) à ses contemporains  "poursuivis par le non-sens" et en quête de libération spirituelle. Un extrait que j'aime beaucoup:

(…) J’ai voulu transformer la planète comme un dieu qui reforme le monde. Mais c’était un leurre, car, bientôt, je ne me suis trouvée que devant le désenchantement. Tout à coup, on s’aperçoit que la somme des actions n’arrivera jamais à supprimer la misère du monde, qu’elle ne touche jamais qu’une infime partie de l’humanité. Ce désenchantement, s’il n'est pas amer, est nécessaire. Il met dans la vérité. Il est juste et bon d’agir, mais il est bon aussi de se rendre compte des limites de l’action et d’accepter  de n’être qu’humain, fini. Le cercle infernal est alors brisé, le cercle du perfectionnisme, le cercle de la course aux résultats, à l’efficacité. Vient alors l’action équilibré, sereine, qui a renoncé à l’idéalité.

Pour exprimer ce point d’équilibre, j’ai transformé en prière une sentence de Marc Aurèle :

Seigneur, donnez –moi la sérénité d’accepter ce que je ne peux pas faire,

La force de réaliser ce que je peux faire,

La sagesse pour discerner entre les deux.

(…)

Sœur Emmanuelle, Vivre, à quoi ça sert ? Récit

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 Sœur Emmanuelle écrit  « sentence de Marc Aurèle ». Ce texte est plus généralement connu sous le nom de « la prière de la sérénité » C’est devenue une prière universelle. Beaucoup l’attribue à St François d’Assise, d’autres au Dr Dr. Reinhold Niebuhr ou encore à un poète anglais anonyme… (351 000 réponses sur Google  si vous tapez « prière de la sérénité » !). Pour moi, c’est, en trois lignes, tout simplement un programme de Vie et  quatre mots pour  Vivre :  Acceptation- Action-Honnêteté et Humilité

 

 

 

12.04.2006

L’inconscient du bleu

Cela a commencé comme un grand remue méninges autour du bleu. 

Bleu, cette couleur si présente en moi.
J’ai « jeté » tout ce bleu sur un cahier, en vrac et j’ai laissé les deux  pages ouvertes, se remplir.
Pas d’ordre, pas de hiérarchie, juste le laissé aller des pensées :
Bleue la mer, bleu le ciel,

bleus beaucoup de mes objets,  de vêtements…

Bleue la boite de pâtes et  la passoire…    

Bleue, la tasse de café du matin, bleue la tasse de déca du soir.

Bleus les produits d’entretien  le « sent bon ».

 

 Cette pièce  que je nomme  « la pièce bleue » !

 

 

Bleues les maisons .

« C’est une maison bleue… »chante Maxime

Bleu ce briquet, bleu ce stylo .
Bleu, l ‘écran Windows et bleu le fond de page de ce blog…
Bleus , Zizou et ses potes en 98 et ce public  bleu, inoubliable souvenir, au stade vélodrome de Marseille pour France Afrique du Sud.

 

 

 

Bleus les tableaux que j’aime.bleu

 

 

 Bleu, les mots des chansons fredonnées.Bleus ces regards féminins que je sens sur mes yeux.

 

Et puis, j’ai posé le stylo. 


Et  l’idée de le taper ce mot BLEU, sur le moteur de recherche et surprise,  première réponse : bleu.org

Voilà le bleu sur la toile avec ses sites et ses blogs, ses livres…
Et d’autres découvertes, les autres mondes du bleu!

J'ai même écouté "l'instant Bleu" sur France Inter.

Je ne suis donc qu’un " bleu". (au sens novice) et ai beaucoup à découvrir du BLEU.

C’est bien. C’est mieux pour mon égo.

L’important, c’est de le revoir ce bleu, d’être sorti du noir.

Bleu, je vis.
« Un matin, l'un de nous manquant de noir, se servit de bleu : l'impressionnisme était né. » Pierre-Auguste Renoir
"Le bleu n'a pas de dimension, il est hors dimension(...)"Yves Klein
"Je lui dirai les mots bleus, ceuxqui rendent les gens heureux..." Christophe

 

Pour voir le tableau de Framboise , cliquer dessus ou suivre ce lien pour le blog: 

 http://terredelumieres.hautetfort.com/

Et pour continuer sur le bleu, vos moteurs de recherche préférés sur le net...ou observer le ciel... ou "se poser" au bord de mer, c'est très bien aussi.

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09.04.2006

Bonheur et humilité (Un texte de Maurice Maeterlinck)

  
on trouve dans le bonheur une humilité plus profonde et plus noble, plus pure et bien plus étendue que celle qu'on trouve dans le malheur.

 "(...) on trouve dans le bonheur une humilité plus profonde et plus noble, plus pure et bien plus étendue que celle qu'on trouve dans le malheur. Il y a une humilité que l'on doit mettre au nombre des vertus parasites, avec l'abnégation stérile, la pudeur, la chasteté arbitraire, le renoncement aveugle, la soumission obscure, l'esprit de pénitence et tant d'autres, qui détournèrent si longtemps au profit d'un étang endormi, autour duquel tous nos souvenirs errent encore, les eaux vives de la morale humaine. Je ne parle pas d'une humilité basse, qui n'est trop souvent qu'un calcul, ou, à prendre les choses au mieux, une timidité de l'orgueil et une sorte de prêt usuraire que la vanité d'aujourd'hui consent à la vanité de demain. Mais le sage lui-même s'imagine parfois qu'il est salutaire de se diminuer un peu à ses propres yeux, et de ne pas s'avouer les mérites qu'il a souvent le droit de se reconnaître lorsqu'il se compare à d'autres hommes. Une telle humilité, bien qu'elle soit sincère, enlève à notre loyauté intime, qu'il faut toujours respecter par-dessus tout, ce qu'elle peut ajouter à la douceur de notre attitude dans la vie. En tout cas, elle décèle une certaine timidité de conscience, et la conscience du sage ne doit avoir aucune pudeur, aucune timidité.(...)

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Photo LP Fallot

 

(...)Mais, à côté de cette humilité trop personnelle, existe une humilité générale, une humilité haute et ferme qui se nourrit de tout ce qu'apprennent notre esprit, notre âme et notre coeur. Une humilité qui nous montre exactement ce que l'homme peut attendre et espérer, une humilité qui ne nous diminue que pour rendre plus grand tout ce que nous voyons, une humilité qui nous enseigne que l'importance de l'homme ne se trouve pas dans ce qu'il est, mais dans ce qu'il peut apercevoir, dans ce qu'il tâche d'admettre et de comprendre. Il est vrai que la douleur nous ouvre aussi le domaine de cette humilité, mais elle ne le fait guère que pour nous conduire trop directement à je ne sais quelle porte d'espérance, sur le seuil de laquelle nous perdons bien des jours; au lieu que le bonheur, n'ayant pas autre chose à faire au bout de quelques heures, nous en fait parcourir en silence les sentiers les plus inaccessibles. C'est quand le sage est aussi heureux que possible, qu'il devient aussi peu exigeant, aussi peu orgueilleux qu'on peut l'être. C'est lorsqu'il sait qu'il possède enfin tout ce qu'il est permis à l'homme de posséder, qu'il commence à comprendre que ce qui fait la valeur de tout ce qu'il possède ne se trouve que dans la manière dont il envisage ce que l'homme ne pourra jamais posséder. Aussi n'est-ce guère qu'au sein d'un bonheur prolongé qu'on acquiert une vue indépendante de la vie. Il ne faut pas être heureux pour être heureux, mais pour apprendre à voir distinctement ce que nous cacherait toujours l'attente vaine et trop passive du bonheur."


Maurice Maeterlinck, La sagesse et la destinée