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mardi, 23 octobre 2012

Une méduse sur la plage, près du « Boulevard de l’Océan »

 

Méduse échouée-PhotosLP Fallot.jpg

Photos Louis-Paul Fallot, Quimiac (Loire-Atlantique), juillet 2012

 

 

 

 

Une méduse sur la plage-PhotosLP Fallot.jpg(…) Et puis, il y a les échoués, celles qui ont fini leur course, coincées entre les rochers, toutes rabougries, plates et rondes sur le sable. La plus grosse que j’ai vue avait presque un mètre de diamètre. Un enfant la regardait sans peur. Nous étions, lui et moi, devant cette méduse d’un été. L’enfant m’avait dit que le sang des méduses était blanc. (…) Le soir, en remontant par le chemin côtier, j’avais senti que le temps allait changer. La plage était déserte, les vents étaient passés à l’ouest, les bateaux dans le port avaient tourné leur nez. Le soleil se voilait en tombant dans la mer. (Extrait pages 36 et 37)

 

 

 

Boulevard de l’Océan de François de Cornière fût publié en 1990 chez Seghers et réédité dans la collection Millésimes, Le Castor Astral, éditeur.

J’ai choisi cet extrait comme un clin d’œil à l’auteur que j’aurais pu rencontrer sur la plage de Lanséria… Où à la Maison de la presse où j’ai acheté son livre. La Maison de la Presse - si bien décrite dans l’un des chapitres de son livre ! Et rien n’y a changé entre sa description publiée dans la première édition du livre en 1990 et aujourd’hui. Mais c’est le cas un peu partout dans cette station balnéaire qu’est Quimiac - que je connais depuis mes années d’adolescent- et qui a su garder son charme de station familiale « tranquille ».

Oui, j’aurais pu choisir un autre extrait - et cela dans chacun de la trentaine de chapitres qui composent cette promenade océane - tant c’est un bonheur de lire « Boulevard de l’Océan ».

François Bott a bien raison d’écrire dans sa  (très belle) préface à l’ouvrage que « François de Cornière appartient à la corporation des rêveurs d’océan (…) et qu’il dessine une « poétique de l’espace » à la manière de l’oncle Bachelard. »

 

Lien : Biographie et bibliographie de François de Cornière sur le site du Printemps des poètes.

lundi, 27 août 2012

FOG, un livre et moi

 

livre,franz-olivier giesbertPourquoi je n’appréciais pas celui que l’on surnomme FOG ? Peu importe, c’est du passé et je préfère remercier une fois de plus ce programme de (nouvelle) vie dont l’un des exercices consiste à me libérer des préjugés et à garder l’esprit ouvert. Cet été, pas ou peu de télé, place à plus de lecture (je suis un lecteur lent) et parmi mes bouquins, Dieu, ma mère et moi. (Gallimard). 

Je ne ferais pas la  présentation de son auteur, ce dernier se livre à assez de confidences dans son ouvrage pour un peu mieux le connaître.  Et au-delà du bouquin,  il m’a donné envie de poursuivre l’un des projets que je me suis assigné dans ce nouvel espace-temps  dont je dispose désormais: celui de lire au moins un ouvrage de quelques uns de  ces auteurs dont je connais plus leurs faits  que leur œuvres ;  à ma 1ère liste personnelle, je vais sans doute  y ajouter quelques œuvres piochées dans la bibliothèque que nous propose Franz-Olivier Giesbert  au chapitre 31 !

Et le livre me direz-vous ? Et sa maman ? Et Dieu dans tout çà ?  Ne vous méprenez pas, je ne suis pas critique littéraire. J’ai aimé voilà ! Le style et surtout la sincérité, l’amour maternel et sa réciproque et cette vision de  Dieu qui me convient très bien aujourd’hui.  Un extrait, page 100 :    Dieu n’est pas un concept, mais une expérience, du vécu, du brutal qu’on a moins de chance de trouver dans les livres que n’importe où sur terre, au milieu de grands hêtres gonflés de soleil et débordants de joie ou devant un étang, gorgé de vie grouillante qui tout en fumant de brume matinale, frémit sous le passage des libellules. 

Celles et ceux qui  me lisent  sur les  Saisons de Méailles et me connaissent un peu ici  par mon Carnet de Nouvelle vie comprendront que c’est une quête à laquelle j’aime m’adonner et que ce Dieu « tout »  (FOG ne croit pas au Dieu créateur mais à celui Univers)   me convient parfaitement. 

J’invite en ouverture  de  Saison 2  à « partager  du beau ».  Cet été, j’ai lu  un beau livre. Un conseil, lisez-en quelques pages dans un pré ou  une crique, puis fermez les yeux.  Dieu - que vous soyez croyant ou pas, dans le doute ou bouddhiste,  agnostique   ou athée, ou tout simplement que vous aimez les choses dites simples de la vie -  oui,  Dieu ne sera sans doute  pas loin. 

 

 

LIEN : Présentation sur le site Evène, Dieu, ma mère et moi de Franz-Olivier Giesbert, éditions Gallimard.

PHOTO: Franz-Olivier Giesbert  au festival du livre de Nice en 2011. Photo Louis-Paul Fallot