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18.06.2011

Transhumance

 

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 Pour la culture qu'elle véhicule, la transhumance est l'un des référents majeurs de l'identité provençale, le seul sans doute qui exprime avec autant de force sa relation à la montagne alpine autant qu’au monde méditerranéen. Ancrée au plus profond de l'histoire humaine, messagère d'ouverture, de paix, de rêve et de liberté, elle constitue un repère majeur pour qui veut se situer dans le temps et dans l'espace des valeurs euro-méditerranéennes.  (Voir LIEN ci-dessous)

  

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Je vais essayer de vous présenter quelques photos d’une belle série réalisée en mai à Fos sur Mer lors de la Fête de la Crau.

Commençons par le millier de moutons de Monsieur Tavan.

Parti de la plaine de la Crau, le troupeau traverse le village et clôture la grande parade.

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  Photographies Louis-Paul Fallot - Fête de la Crau-Mai 2011

 

LIEN:

J’ai pu également à cette occasion voir la très intéressante exposition  photographique (40 clichés de Patrick Fabre) "Transhumances, de la Provence à l’Alpe" dont est extrait le texte qui ouvre cette Note. A voir (et lire !) sur le site de La Maison de la Transhumance

 

30.05.2011

Mai 2011

 

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"Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures

Les persiennes, abri des secrètes luxures,

Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés..."

 

mai,provence,photo,écriture,baudelaireIl fût drôle  ce mois de mai. Le temps d’abord, un temps d’été - disons de juillet - avec   ses premières  grosses chaleurs, et la carte des départements de  France qui vire chaque jour un peu plus vers l’alerte sécheresse.

Je  regarde mes séries photographiques de ce mai 2011. Mai a fait exploser une nature qui déjà avait pris en avril  ses quartiers printaniers. Et si je trouve bien verte l’herbe des prés de Haute-Provence, celui qui chaque jour les sillonne avec son tracteur me parle d’une sécheresse prévisible que je ne vois pas… Le lilas a bien vite « grillé » sous les rayons persistants de l’astre et les fruits ont mûris avant l’heure, nous offrant au printemps nos désserts d’été.

Sur la côte cette année, seules quelques gouttes de pluies ont mouillé les rues de Cannes. Tout fout le camp même le traditionnel mauvais temps du Festival. Il fait bon se baigner et la température de l’eau de mer affiche les vingt degrés.  

Ce sentiment d’un été avant l’heure se renforce au fur et à mesure que défilent mes clichés. Une fête de village, des volets clos dans une ruelle déserte en début d’après-midi, des terrasses de café bondées, des aires d’autoroute encombrées…

Oui, il fût drôle ce mois de mai et les conversations aussi, aux machines à café.  Que penses-tu de l’affaire… ?  Est-il ou pas ?… et de me regarder comme  un extra-terrestre quand je réponds que je ne sais…Que l’écoeurement me suffit et que pour le reste, j’attends. Il me semble juste que beaucoup d’hommes publiques aurait été bien inspiré d’en faire autant, c'est-à-dire de se taire. Et tant mieux par contre si d’autres - femmes, enfants, victimes des deux sexes -  ne se tairont peut être plus à l’avenir.

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Oui, il a fait chaud sur la Côte d’Azur et pourtant, une nuit de mai, les écrans télé sont devenus des écrans de neige. Brouillés pour cause d’arrêt des émetteurs qui pour certains auront du mal à passer d’une époque à une autre, de l’analogique au numérique.

J’ai pu observer de près la détresse de ces personnes fragilisées par l’âge ou le handicap ; me rendre compte de l’importance d’une image et d’une voix quant on est isolé, même dans le  bel immeuble d’un beau quartier. J’ai entendu des suppliques  pitié faites que cela marche   et vu une fois de plus les bienfaits que pouvaient  rendre les agents de service publique.

J’ai déroulé mon album  en cette fin de mois, de photos pixellisées ou mentales.  De ce mois de mai qui ressemble à juillet. J’ai revu - dans la tristesse de certaines nouvelles touchant des proches-  d’autres étés qui n’existeront plus jamais.

J’ai aussi reçus des photos. J’y ai vu de l’amour dans  une salle comble du Cros de Cagnes, autour d’amis fêtant des anniversaires de nouvelles vies sans produits. 

J’ai écrit comme je ne l’avais plus fait depuis quelques longs temps ; et  j’ai  envie de relire Baudelaire, son hymne au Soleil qui  "s’introduit en roi, sans bruit et sans valets, Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais."

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PhotosLP Fallot-Mai 2011

Haut de Note: Le vieux quartier de Puget-Théniers

Corps de Note: Village de Fos sur Mer

Bas de Note: Haut de Cagnes 

 Lien:

Lire le poème de Charles Baudelaire:  Le Soleil