dimanche, septembre 11, 2011

Au pays de Giono

 

 haute-provence,vacances 2011,banon,giono,lavande

Depuis le temps…Je me disais

Toi qui connais bien la lande

Des régions d’Armorique

Il faudrait aller voir tous ces champs

Qui sur les plateaux de Haute-Provence

Font rêver le monde entier !

Extrait de ma Note Depuis le temps...

Lire la suite

samedi, août 27, 2011

Entrevaux par le chemin

 

 chemin,marcher,entrevaux,vacances 2011,haute-provence

Marcher sur le chemin méditerranéen puis flâner au milieu des vieilles pierres.

Lire la suite

mercredi, août 24, 2011

Plaidoyer pour la Cigale

 

Ô fille de la terre au chant mélodieux !

Cigale, sage et bienfaisante,

Tu vis sans chair ni sang, de maladie exempte.

Que te faut-il encor pour ressembler aux Dieux ?

 

Anacréon, Poète Grec.

Cigales-PhotosLP Fallot.jpg

 

Elle ne chantera pas tout l’été, pour la simple raison qu’elle ne va vivre que quelques semaines !

La liste est longue des autres contrevérités de la fable de Jean de la Fontaine qui sans doute n’avait jamais vu de cigales.

 

Lire la suite

samedi, juin 18, 2011

Transhumance

 

 fos sur mer,fête de la crau,transhumance,photo

 

 « Pour la culture qu'elle véhicule, la transhumance est l'un des référents majeurs de l'identité provençale, le seul sans doute qui exprime avec autant de force sa relation à la montagne alpine autant qu’au monde méditerranéen. Ancrée au plus profond de l'histoire humaine, messagère d'ouverture, de paix, de rêve et de liberté, elle constitue un repère majeur pour qui veut se situer dans le temps et dans l'espace des valeurs euro-méditerranéennes. » (Voir LIEN)

 

 

Lire la suite

lundi, mai 30, 2011

Mai 2011

 

mai,provence,photo,écriture,baudelaire

 

"Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures

Les persiennes, abri des secrètes luxures,

Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés..."

 

mai,provence,photo,écriture,baudelaireIl fût drôle  ce mois de mai. Le temps d’abord, un temps d’été - disons de juillet - avec   ses premières  grosses chaleurs, et la carte des départements de  France qui vire chaque jour un peu plus vers l’alerte sécheresse.

Je  regarde mes séries photographiques de ce mai 2011. Mai a fait exploser une nature qui déjà avait pris en avril  ses quartiers printaniers. Et si je trouve bien verte l’herbe des prés de Haute-Provence, celui qui chaque jour les sillonne avec son tracteur me parle d’une sécheresse prévisible que je ne vois pas… Le lilas a bien vite « grillé » sous les rayons persistants de l’astre et les fruits ont mûris avant l’heure, nous offrant au printemps nos désserts d’été.

Sur la côte cette année, seules quelques gouttes de pluies ont mouillé les rues de Cannes. Tout fout le camp même le traditionnel mauvais temps du Festival. Il fait bon se baigner et la température de l’eau de mer affiche les vingt degrés.  

Ce sentiment d’un été avant l’heure se renforce au fur et à mesure que défilent mes clichés. Une fête de village, des volets clos dans une ruelle déserte en début d’après-midi, des terrasses de café bondées, des aires d’autoroute encombrées…

Oui, il fût drôle ce mois de mai et les conversations aussi, aux machines à café.  Que penses-tu de l’affaire… ?  Est-il ou pas ?… et de me regarder comme  un extra-terrestre quand je réponds que je ne sais…Que l’écoeurement me suffit et que pour le reste, j’attends. Il me semble juste que beaucoup d’hommes publiques aurait été bien inspiré d’en faire autant, c'est-à-dire de se taire. Et tant mieux par contre si d’autres - femmes, enfants, victimes des deux sexes -  ne se tairont peut être plus à l’avenir.

mai,provence,photo,écriture,baudelaire

Oui, il a fait chaud sur la Côte d’Azur et pourtant, une nuit de mai, les écrans télé sont devenus des écrans de neige. Brouillés pour cause d’arrêt des émetteurs qui pour certains auront du mal à passer d’une époque à une autre, de l’analogique au numérique.

J’ai pu observer de près la détresse de ces personnes fragilisées par l’âge ou le handicap ; me rendre compte de l’importance d’une image et d’une voix quant on est isolé, même dans le  bel immeuble d’un beau quartier. J’ai entendu des suppliques  pitié faites que cela marche   et vu une fois de plus les bienfaits que pouvaient  rendre les agents de service publique.

J’ai déroulé mon album  en cette fin de mois, de photos pixellisées ou mentales.  De ce mois de mai qui ressemble à juillet. J’ai revu - dans la tristesse de certaines nouvelles touchant des proches-  d’autres étés qui n’existeront plus jamais.

J’ai aussi reçus des photos. J’y ai vu de l’amour dans  une salle comble du Cros de Cagnes, autour d’amis fêtant des anniversaires de nouvelles vies sans produits. 

J’ai écrit comme je ne l’avais plus fait depuis quelques longs temps ; et  j’ai  envie de relire Baudelaire, son hymne au Soleil qui  "s’introduit en roi, sans bruit et sans valets, Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais."

mai,provence,photo,écriture,baudelaire

PhotosLP Fallot-Mai 2011

Haut de Note: Le vieux quartier de Puget-Théniers

Corps de Note: Village de Fos sur Mer

Bas de Note: Haut de Cagnes 

 Lien:

Lire le poème de Charles Baudelaire:  Le Soleil

vendredi, mai 06, 2011

La Tulipe

 

Tulipes-Méailles-Avril 2011-PhotosLP Fallot (2).jpg

Cachée derrière le talus

Ruisselante au petit matin

Fière dans les rues du village

Reine en avril au jardin

La Tulipe

 

Lire la suite

jeudi, avril 28, 2011

Après l’hiver

 victor hugo,haute-provence,photo,printemps,méailles,annot,arbre

Après l'hiver

N’attendez pas de moi que je vais vous donner
Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,
Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
Je suis par le printemps vaguement attendri.
Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre
Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.
Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,
Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.
Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.

Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,
Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;
On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux
Et de voir, sous l’abri des branches printanières,
Ces messieurs faire avec ces dames des manières.

26 juin 1878

Victor HUGO  

Recueil de poèmes  Toute la lyre

Après l'hiver-PhotosLP Fallot-Avril 2011.jpg

Photos Louis-Paul Fallot

Haute-Provence

Méailles (photos 1 et 2)  et Annot (3)

Avril 2011

 Après l'hiver-PhotosLP Fallot-avril 2011 (2).jpg