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samedi, 29 janvier 2011

Au paradis des blogueurs

 

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Jacqueline et Danielle ne se connaissaient pas mais toutes les deux aimaient les mots. Et de leurs maux elles parlaient peu, préférant cet amour partagé sur leurs sites pour l’art qu’elles magnifiaient de leurs billets. Oui, ces deux femmes se seraient parlé je crois, et j’aime à penser qu’elles auraient partagé de leurs mille envies de vivre encore un peu ; qu’elles se seraient lu quelques bons mots d’auteur en dégustant un thé bien chaud. 

L’une est partie en janvier, l’autre en juin,  de l'an passé;  elles  me (nous)  manquent. En voyageant dans les mots  de l’une, j’ai choisi l’un des plus beaux poèmes écrit par Léo Ferré. Puis cette vidéo  qui sera ma manière de vous saluer et de vous dire que l’on vous aime, Gazelle et Océania.   Et puisque l’on a bavardé un peu ici et parlé littérature, n’oubliez pas de saluer de ma part  Dominique Autié au paradis des blogueurs. Lui  qui écrivait il y a urgence à créer votre blog ...

Je ne vous ai jamais rencontré tous les trois mais j’ai cette chance de vous avoir connu.

 

 

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Allez s'il te plaît, chante Léo pour les Coeurs purs.

Un bateau, ça dépend comment
On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j'en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre

    

 

mardi, 14 octobre 2008

LXXXVII

Le 21 juin 1857 fut mis en vente, au prix de trois francs, un recueil de poèmes intitulé  Les fleurs du mal qui fit la réputation de son auteur Charles Baudelaire, et connut une destinée littéraire hors du commun.

Dénoncé pour son immoralité par Le Figaro, il fait l’objet d’une instruction par la justice du second empire, et se voit amputé de six poèmes pour « outrage à la morale publique et aux bonnes mœurs » (…) Il est cependant immédiatement reconnu comme un chef-d’œuvre par les plus grands esprits de l’époque (…), … puis considéré comme l’acte de naissance de la poésie moderne par la postérité et à ce titre intégré dans les programmes scolaires.
Matisse l’a illustré, Léo Férré l’a chanté (…)…

 Baudelaire-PhotosLP.jpg

Jamais loin de moi, ce très joli cadeau de juin 2007. Je l’ouvre très souvent..
Les Fleurs du mal, Charles Baudelaire, une réédition de 1861, avec le fac-similé de l’édition illustrée par Matisse, dont le travail a été publié en 1947. Aux éditions du Chêne.
D'autres liens... Baudelaire illustré par Matisse sur le site de la librairie Loliée, au cœur de St German des Prés et qui propose des éditions originales des 19ème et 20ème siècle.

D’autres poèmes de Charles Baudelaire sur le site MES POEMES. Plus de 6000 poèmes des plus grands écrivains de la littérature française en consultation libre et gratuite. 


Persiennes-PhotosLP.jpg
 
 

 

  

LE SOLEIL

Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures
Les persiennes, abri des secrètes luxures,
Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés
Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés,
Je vais m’exercer seul à ma fantasque escrime,
Flairant dans tous les coins les hasards de la rime,
Trébuchant sur les mots comme sur les pavés,
Heurtant parfois des vers depuis longtemps rêvés.

Ce père nourricier, ennemi des chloroses,
Eveille dans les champs les vers comme les roses ;
II fait s’évaporer les soucis vers le ciel,
Et remplit les cerveaux et les ruches le miel.
C’est lui qui rajeunit les porteurs de béquilles
Et les rend gais et doux comme des jeunes filles,
Et commande aux moissons de croître et de mûrir
Dans le cœur immortel qui toujours veut fleurir !

Quand, ainsi qu’un poète, il descend dans les villes,
II ennoblit le sort des choses les plus viles,
Et s’introduit en roi, sans bruit et sans valets,
Dans tous les hôpitaux et dans tous les palais.

Charles Baudelaire, LE SOLEIL LXXXVII
Les Fleurs du Mal