vendredi, 22 janvier 2010
Ce sera lundi!
Je lis ici et là des appels du pied à la reprise du défifoto, cette belle initiative de 2009 qui devint ce que l’on sait : un partage photographique sur plus de 30 Blogs de tous horizons.
Un succès fou avec son côté un peu « anar chic » et très « sympa tic » !
C’est vrai qu’il manque ce "défifoto" et c’est vrai aussi qu’il n’y a aucune raison pour que ce soit une seule personne qui gère toute seule cette "belle affaire" !
Des propositions sont faites, à vous de les alimenter par vos commentaires et vos idées.
Mais en attendant, on ne va pas rester sous nos parapluies et laisser nos volets clos… Non, on va sortir de belles, de très belles photos que nous allons offrir à celle qui fût à l’origine de cette aventure.
Ce sera ce lundi sur nos Blogs respectifs.
Et bien sûr cela n’est pas réservé aux défifoteurs de 2009, c’est ouvert à toutes et tous, à ceux qui publiaient, à ceux qui regardaient, à ceux qui avaient envie et n’osaient pas…etc etc !
J’aimerais que cela soit un feu d’artifice de partages, une date qui restera dans cette grande histoire faite de nos petites histoires.
Peu importe le thème, le nom de code est… (Chut c’est un secret que m’as confié Larkéo.) "Barbara, reviens !".
Ha j’oubliais, c’est quoi une belle photo ?
« La belle image, c’est une géométrie modulée par le cœur» disait Willy Ronis.
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mercredi, 20 janvier 2010
Haïti
La misère des uns érigée en spectacle pour les autres m’écœure!
Le tsunami télévisuel du moment aussi.
Plutôt qu’une longue Note sur le sujet, je vous livre ici un texte lu hier soir et un lien.
Le texte est extrait d’un livre "paroles de photographes " d’Olivier Delhoume aux Editions Alternatives. Dans le chapitre consacré à Gisèle Freund et à la question "Comment avez-vous vu évoluer notre civilisation ?" elle répond :
On dit que l’on vit dans une civilisation de l’image et c’est vrai mais on est empoisonné par les images. On s’y noie, notamment à cause de la télévision qui n’existerait pas s’il n’y avait pas eu l’invention de la photographie. Aujourd’hui, chaque être humain passe des heures devant la télévision et se laisse envahir par des images de toutes sortes et, malgré cela ou à cause de cela, on ne voit plus la réalité. Les images finissent par l’occulter. Sans cela, d’ailleurs, on ne pourrait pas supporter ce que l’on voit. Tous les jours, on est bombardé d’images de catastrophes et de grands malheurs mais ce ne sont que des images et pas la réalité de ces tristes évènements.
De plus, l’image est très dangereuse, elle est utilisée pour mille choses et surtout pour ne pas dire la vérité.(*)
(*) J'ai maintenu cette dernière phrase pour garder l'intégralité de la réponse de la photographe mais il faut bien sûr la replacer dans la suite de cet interwiew de juillet 1986 où elle précise ses pensées.
Le lien, c’est sur le Blog de Rosa qui nous donne des nouvelles de ce pays grâce aux échanges par courriels avec les siens et dont les Notes sont empreintes de cette vérité, modestie et humilité qui tranche avec cette mobilisation médiatique qui n’aura d’égal à son indécence que son caractère éphémère. Heureusement, quelques journalistes et chroniqueurs de la télé et de la presse nous incitent à une réflexion plus avancée sur tous les autre maux dont souffrent les habitants de ce pays et sur les aides dont ils auront besoin sur le long terme.
Le partage des messages d’espoir est une des raisons à la tenue de mon Blog, je termine en recopiant cette phrase écrite d’Haïti et qui termine un courriel que publie Rosa:
« Toutes ces ondes positives nous aident et nous soutiennent !"
LIEN :
Les passages de Rosa :
Haïti : survie après le séisme
Publié dans Actu, Blog, Photographie | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : haïti, blog, les passages de rosa, gisèle freund | 07:40 |
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mardi, 12 janvier 2010
La vie en Rouge
Il est des moments où, en allumant son ordinateur, sa radio ou la télé, on se demande sur quelle nécrologie on va encore tomber. Ces derniers jours, c’est tous les jours! Et ce soir, c’est quelqu’un que je connaissais.
Bien sûr, cela remonte à "longtemps" mais j’ai souvent l’impression que c’était hier. C’était du temps de mes premiers pas parisiens et aussi ceux des luttes des foyers de jeunes travailleurs, officiellement pour protester contre l’augmentation des loyers, en fait et surtout pour un peu plus de dignité. J’ai un peu écrit sur cette période et j’en ai gardé de si bons souvenirs. Ce mot partage, inconsciemment, je l’ai appris en ces années.
J'arrivais de Bretagne et je l’écoutais durant des heures, avec son accent si chantant du Sud-Ouest. Je me rappelle surtout sa gentillesse et - très important pour moi - son ouverture d’esprit. Son non-sectarisme et croyez-moi des sectaires, j’en ai rencontré dans ces années ! C’était pour moi un ainé , de ces "grands" qu’évidemment j’admirais , eux qui avait "vraiment" fait 68 à la Sorbonne et au quartier latin quand je n’étais encore qu’un collégien de province.
Dernièrement, je l’ai revu à la télé, après le soir 3 chez Taddeï je crois. Et de suite, j’ai retrouvé chez lui ces qualités que j’avais appréciées dans ces années 70 et qui sont saluées dans les lignes que publie le journal Libération. Il est des hommes qui gardent leur conviction mais ne refuse pas l’évolution ! Voilà, j’ai écris ces mots d’une traite mais avec le langage du cœur. Salut Daniel!
Liens:
Un portrait de Daniel Bensaïd d’avril 2004 signé Emmanuel Poncet et que republie Libération
C’était hier, une de mes Notes sur "mes années 70" .
Illustration:
Photo de l'une des affiches d'époque, réalisée par les Comités de soutien aux Jeunes travailleurs en lutte dans les foyers de la région parisienne.
Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (20) | Tags : daniel bensaïd, foyers de jeunes travailleurs, années 70, politique | 22:43 |
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vendredi, 01 janvier 2010
Se poser
Se poser,
me poser
Laisser son corps se reposer, ses pensées s’alléger
Rendre son âme disponible et cultiver sa sérénité.
Sur un banc un instant, et qu'importe le lieu et le temps.
Le temps d’un mercredi soir , coupure bienvenue d’un milieu de semaine ;
d’une minute, pour un cliché d’une photo pensée.
Le temps d’une semaine
sur un bord de mer ou de fleuve, d’ici ou d’ailleurs.
Le temps d’un trajet, banquette arrière d'un transport en commun.
Mais se poser n’est pas « ne rien faire ».
C’est faire autrement en prenant son temps
C’est méditer en admirant une fleur des champs
C’est sourire au visage d’un enfant
Tendre une main offrir un sourire
C’est lire un roman, et revenir sur la page,
De la valse des mots qui en feront l’histoire.
Laisser aller ses pensées entre rêves et réalités
C’est cette œuvre d’art, tableau ou photo
Qui nous fait voyager.
C’est aussi écouter les autres, confronter son égo
Sans préjugés ni juger préférer partager.
C’est prendre une sage décision hors des turbulences de l’indécision, de la précipitation.
C’est inspirer expirer quand l’angoisse guette ;
marcher sans béquilles et apprendre à apprendre
C’est rire de bon cœur mais ne pas cacher ses larmes.
C’est s’arrêter un instant sur le moment présent
En profiter sereinement en remerciant
D’être là aujourd’hui
Et se dire que sur le chemin de l’existence,
donner un sens à sa vie, c’est la vivre pour ce jour.
Bonne année à toutes et tous.
Ce Blog restera j’espère un endroit où
il fait bon se poser.
Rodolphe Burger
Album Valley Session
Publié dans Blog, Mots et photos, Nouvelle Vie, Photo | Lien permanent | Commentaires (33) | Tags : nantes, se poser, photo, mots | 00:15 |
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