mercredi, 27 mai 2015
La vieille porte
La vieille porte
Elle m’en a raconté des choses
la vieille porte
Du temps des artisans
et des métiers d’antan
De celui des guinguettes
et des valses à mille temps
Elle en a vu passer des gens
Des jeunes à cache cache
et des amoureux cachés
Puis elle aussi a vieilli
démontée délaissée oubliée
comme ses histoires dites du passé
Et pourtant oui et pourtant
Qu’elle est belle quand
dans son carreau semble se peindre
une œuvre de Staël
du bleu du blanc
Elle m’en a raconté des choses
la vieille porte
et mon petit doigt me dit
que ce n’est pas fini
Ecrit le 26 mai 2015, photo prise le 25 mai 2015
Publié dans Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : poésie, poèmes, photo, porte | 07:23 |
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vendredi, 15 mai 2015
Le temps des coquelicots
Coquelicots
Dans le vert du printemps
Tâches d’un jour éclatant
Pétales de soie – transparents
Dépliés, repliés par le vent
Envahissent talus, pierres et champs
Un court moment nous accompagnent
Dans les villes, dans les campagnes
Petite fleur de pavot
Tes poils hérissés vers le haut
Tu sèmes tes graines vers d’autres fleurs
Qui nous mettent du baume au cœur
Coquelicot sur un tableau
Quand Monet immortalise le beau
Coquelicots sur la photo
Poème de mai en quelques mots.
"Dans la symbolique des fleurs, le coquelicot incarne l’ardeur fragile . Un trait de caractère qui, je crois, me correspond bien… " . Sur un poème Coquelicots, écrit en 2007, illustré de photos récentes et avant un temps de pause sur ce blogue.
Publié dans Mes poèmes, Photographie | Lien permanent | Commentaires (14) | Tags : coquelicot, mai, poème, printemps, pause | 08:19 |
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mercredi, 11 février 2015
Ici, entre mer et monts
Le Fleuve, rive droite, rive gauche et,
de chaque côté des villages perchés.
Ici, c’est la vallée vers les vallées;
les Alpes, maritimes et provençale.
Un fleuve, des rivières,une Nationale,
un train mythique, des gares, des viaducs,
et encore des villages d’en bas, d’en haut,
entre ici Nice et là-bas Digne.
On dit toujours « la 202 » et « le Train des Pignes » (*) ,
Voie traversante du littoral, du moyen, du haut pays.
Ici, se parlent la mer, les monts et les montagnes…
Et là-bas dans le proche lointain, les neiges.
Les neiges du Mercantour…
La Plaine du Var et les montagnes du Mercantour
Photographie Louis-Paul Fallot, janvier 2015
(*) La route nationale 202, ou RN 202 permettait de relier la Côte d’Azur aux Alpes et a connu plusieurs itinéraires. Transalpine vers la Savoie par les cols de la Cayolle et de Barcelonnette puis de l’aéroport de Nice jusqu’à Barême dans les Alpes de hautes Provence. Dédoublée à plusieurs endroits et renommée RD 6202 dans les Alpes-Maritimes et RD 4202 dans les Alpes-de-Haute-Provence, elle subsiste officiellement aujourd’hui entre Saint-Benoît à Barrême.
Connue sous le nom de Train des Pignes, c’est la seule ligne encore existante de l’ancien réseau de la Compagnie des Chemins de fer du Sud de la France. Elle est aujourd’hui la propriété de la société des Chemins de fer de Provence et relie Nice à Digne. Il y a un an (le 8 février), un rocher de 20 tonnes percutait le train Saint Benoit et Annot et fit . fit deux morts et plusieurs blessés. La tradition du Train des Pignes perdure également grâce à une association (GECP) qui entretient et fait rouler le Train à vapeur de Puget-Théniers à Annot de mai à octobre.
"à la gare de Nice Lingostière"
Photographie Louis-Paul Fallot
J’ai publié ici et à plusieurs occasions des Notes et des photos sur les villages et paysages le long de la 202 ainsi que sur la loco à vapeur et le Train des Pignes. C’est le trajet que nous empruntons pour nous rendre de Nice à Méailles.
C'est aussi la thématique de mon livre photographique "de mer à monts" paru en 2009 aux éditions Baie des Anges.
Publié dans Découvrir, Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : plaine du var, mercantour, la 202, route nationale, train des pignes, village, de mer à monts | 07:28 |
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samedi, 12 juillet 2014
Il est…
Illustration: Haute-Provence, juin 2014
Texte et photographies Louis-Paul Fallot
Il est...
Il est des temps
Où
Seule la route vaut le détour
D’une saison retrouvée
Aux premières heures d’un été
Il est un temps pour le matin
Et ses lumières caressantes
Le tapis d’un champ
Où
S’emmêlent le pistil et le grain
Il est des chants
Qui annoncent des retours
Vers des terres quelque peu oubliées
Où
L’oiseau en voisin vous salue bien
Il est lieux comme des êtres
Ceux que l’on aime et chérit
Parce qu’ils existent et
Nous
Remplissent le cœur avec un rien
Il est de ces images d’enfance
Que
L’on retrouve à mille lieux
Parce qu’une porte s’est ouverte
Dans notre boite à souvenirs
Il est des moments dans l’an
Quand
La vie nous renvoie
A l’essentiel de nos vies
Fait de ces instants saisis
Publié dans Mes poèmes, Photographie | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : poème, photographies, haute-provence, été | 09:47 |
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