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04.01.2016

Douceur d’un dimanche

Un 3 janvier-PhotosLP Fallot.jpgC’était un 3 janvier et il fallait quelque peu s’attarder sur les galets avant de pouvoir profiter d’une table ensoleillée. Chacun retrouvait ici quelques habitudes après deux jours de fermeture, tasse de café ou verre à pied. Le journal du jour  était aussi  celui du bar et passait de table en table. Les conversations étaient feutrées, discrètes, aimables. Les habitués d’à côté, joueurs de boules,  joueurs de cartes,  n’étaient  pas là ou bien pas encore arrivés. Ceux de la baignade par contre  se retrouvaient  comme chaque jour  de l’année passée ou nouvelle et en petit comité, peu pressés de sortir de la fraîche et prenant du temps sous la douche ouverte ici à l’année. Au loin, on pouvait voir la promenade s’animer : les pêcheurs discuter près de la halle,  les vélos,  trottinettes et poussettes  glisser sur le bitume, monsieur madame et le petit toutou… Ici et là le badaud se posait sur la plage près du rivage à regarder la mer. C’était un dimanche 3 janvier  et il ne manquait à notre bonheur que de voir passer les oies sauvages au-dessus de la Méditerranée.


22.10.2014

La nuit peut attendre

 

Le cygne-PhotosLP Fallot.JPG


La nuit peut attendre


Le temps est incertain mais la pluie a cessé de tomber ; je sens que la lumière baisse ; je  laisse  en mode « veille » l’ordinateur pour ce que je pensais être quelques pas dans la ville ; des pas nécessaires à ce moment précis de jour diminuant. Guidé par quelques rayons d’un timide soleil perçant les lourds et noirs nuages, me voici finalement au bord de mer ; la mer cogne sur les rochers, la plage est déserte, je pose le sac à dos, sort l’appareil photo. Je reste un moment, le bruit des rouleaux de mer sur les galets, les dessins des va et vient de la vague sur la plage déserte, les mouvements du ciel changeant…Je me laisse envahir de cette poésie.  Je décide de ne pas attendre cette lueur rougeâtre  née des derniers rayons de soleil ;  je rentre par l’autre itinéraire, celui qui longe la rivière. Les ombres des arbres et des joncs se mirent dans l’eau où se mélangent les couleurs bleutées de l’eau et du ciel. Venant de la mer, le  couple d’oiseaux blancs remonte la  zone protégée ; il y aura aussi des aigrettes, pigeons, canards et mouettes…Arrêt près de la balustrade, dans la flaque et sur l’arbre, les feuilles d’automne portent les traces des orages récents.    Je croise les derniers promeneurs et les joggeurs, je n’ai pas vu le temps passé.  La nuit peut venir maintenant.

 

Texte et Photographie Louis-Paul Fallot, Cagnes sur Mer le 14 octobre 2014