mardi, 06 juin 2017
Des livres et des sourires
Une chose m’a marqué durant ce Festival du Livre de Nice qui revenait pour sa 22ème édition dans le jardin Albert 1er : Les sourires, la joie d’être là, ensemble.
Sourires d’auteurs, sourires de libraires et d’éditeurs, sourires des organisateurs et des visiteurs, sourires des journalistes et des politiques, sourires des artistes…même les agents du service de sécurité avaient le sourire.
Croyez-moi, c’est bon en ces temps tous ces sourires. Alors je ne vais pas faire de Note sur l’organisation (remarquable), la qualité des présentations et des rencontres, les espaces du magnifique jardin (aménagés judicieusement) ; pas de note non plus sur le succès de cette édition (200 auteurs, 50 000 visiteurs sur 3 jours…).
Juste ces sourires, ces quelques-uns saisis en "mode portrait " mais aussi tous les autres, qui vous font oublier la fatigue et l’autre actualité.
Merci de ces sourires dans mon livre de souvenirs.
Publié dans Carnet, Vivre ici et maintenant | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : nice, festival du livre de nice, 22ème édition, sourires, photo | 15:46 |
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mercredi, 24 mai 2017
Retourner à la mer (un texte de Paule Constant)
Le thème de l’édition 2017 du Festival du Livre de Nice est "La Méditerranée" . Paule Constant et Dany Laferrière en assurent la co-présidence. Et comme chaque année, le blogue du Festival du Livre de Nice présente les auteurs, rendez-vous et manifestations qui se succèdent trois jours durant. A l'heure des derniers préparatifs et en attendant début juin, voici le très beau texte de Paule Constant, de l’académie Goncourt.

Pêcheur dans la baie de Cagnes, photographie Louis-Paul Fallot, 2017
Retourner à la mer
"La Méditerranée est née en Grèce dans le cœur des dieux de l’Olympe. Ils l’ont voulue bleue comme le ciel pour y conduire dans un même envol leurs amours, leurs combats et les grandes fêtes de la paix. Europe à la robe blanche nous a offert cet azur pour faire naître dans notre âme d’enfant la joie d’apercevoir dans la transparence de l’eau les pétales dansant d’une anémone, un oursin délicat sur ses pointes, une étoile de mer qui d’un bras indolent invente une arabesque. Gardons précieusement nos premiers matins du monde, cette plage de Sfax où nous allions au trot d’une calèche, celle de Sousse couverte de tapis rouges, l’anse de Boulouris bordée d’orangers où j’ai appris à nager. L’eau chaude d’une fin d’été à Pampelonne où nous nous sommes embrassés, le retour d’un bateau de pêche dans l’aube dorée de Cagnes, la nuit d’argent de Porquerolles. Et les lumières de la baie de Nice comme « un grand collier de perles » dont notre institutrice nous découvrit la puissance de la métaphore qui pousse à la littérature ! Quelle qu’ait été notre histoire, quels que peuvent être les tempêtes, quels que soient les naufrages, retournons à la mer. "
Paule Constant, de l’académie Goncourt
Publié dans Blog, Texte choisi | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : paule constant, méditerranée, festival du livre de nice | 20:07 |
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