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14.04.2016

L'Iris (Un poème de Charles Rouvin)

 

L'Iris-Photo Louis-Paul Fallot.jpg



L’IRIS

Près des étangs où la libellule voltige,
Où, dans les soirs d'été, vient se baigner l'oiseau,
On aperçoit l'Iris, qui tremble sur sa tige
Et semble un papillon posé sur un roseau.
 
Du bleu foncé des mers elle reçut l'empreinte,
Prise à l'heure où la nuit noircit l'azur des cieux.
Seule parmi les fleurs elle offre cette teinte,
La plus chère à l'esprit et la plus douce aux yeux.

Sur la terre, du bleu la Nature est avare,
Et les poètes sont réduits à le rêver ;
Si le pinceau s'applique à le rendre moins rare,
C'est que vers l'Idéal l'Art tend à s'élever.

Des Zéphirs printaniers docile messagère,
Comme une voile au vent toujours prête à flotter,
La forme de l'Iris, vaporeuse et légère,
Est l'image de l'âme en train de nous quitter.

Aux rayons du soleil qui brille sur la plage,
Sa transparence émet une lueur dans l'air,
Semblable au feu follet qui court avant l'orage
Et disparait soudain, absorbé dans l'éther.

Charles Rouvin "La poésie des fleurs" 1890



Source : La poésie des fleurs : sonnets / Charles Rouvin Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art
Crédit photo: Louis-Paul Fallot, bord de la Cagne, 13 avril 2016



Un autre poème sur l’iris sur ce blogue:Un poème de Robert Desnos

 

 

21.09.2012

La fausse Note

 

J’étais tout fier ! Mon Fuji X10 , quelques acrobaties (habituelles) et un long moment d’observation, tout cela m’avait permis de ramener quelques clichés « sympa » de l’embouchure du Loup (1) : Côté mer, côté rivière et même sous le pont, une belle moisson de pixels. J’avais même trouvé aussi un titre en forme de jeu de mots pour le futur billet, « Les canards n’ont pas peur du Loup ! » C’était il y a 10 jours.

Il en est des canards comme des hommes...

 

Canards au bord du Loup-PhotosLP Fallot (1).jpg

 

Mais voilà, il en va des canards comme des humains. Il y a des privilégiés et d’autres qui font pitié, question ici de géographie.  

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