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21.10.2016

Ce temps particulier

 

carnet de vacances septembre 2016Ce sera une photo ou un mot, quelques phrases peut-être, pour exprimer un état, une sensation encore brouillonne qui va se décanter avec le temps, un temps où vient se mélanger souvenirs et rêves éveillés, un temps d’images qui défilent et se perdent dans le tracé d’une carte où qui dessinent un nouveau territoire aux contours mal définis. Et pourtant tout est précis mais rien n’est encore construit dans cet album d’instants de vie. Le sera-t-il à la manière d’un carnet de voyage aux mots inscrits au jour le jour ? Sera-t-il enrichi de ces recherches postérieures au voyage et qui viennent compléter et poursuivre un temps qui forcément fût limité. Un temps dit de vacances où tout est différent avec d’autres mondes sans aller au bout du monde ! S’arrêter et au retour laisser décanter ce qu’il convient de nommer un temps particulier. Alors le partage peut se faire, avec soi en premier dans sa tête un peu submergée. Puis avec celle qui à ses côtés écrit aussi le voyage à l’encre de ses propres émotions. Avec la famille et les amis retrouvés, aussi avec ces personnes rencontrées le temps de quelques paroles et dont l’on retrouve une trace dans la poche d’un sac à dos ou d’un ciré. Mais il suffira d’une image retrouvée, d’un mot, d’un commentaire, ou d’un courriel…. d’un clic sur un moteur de recherche, de tant et si peu de choses pour que le voyage mental reprenne le cours de ses chemins multiples devenus un bout de son parcours. Alors viendra le temps d’en écrire quelques pages et de les partager.

 

Ce texte est « une réécriture » d’un billet écrit en 2008 sur le blogue Terra Philia avec pour titre "Le paradoxe d’un (non)-partage". Une amie des blogues avait alors déposé ce commentaire si juste : "Cet état d'être particulier, je l'appelle la "sentimacération". Un trempage de ressenti(s), durant un temps plus ou moins long, afin d'en extraire des sucs d'émotions pures, un concentré "d'instants rares".  Du jus de bonheur, en quelque sorte !"

 

05.10.2016

Quiétude

 

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Voici le temps de la quiétude, de la douceur et des vacances.
Des vacances en septembre après un juillet/août très particulier. De vraies vacances, sans doute un peu courtes mais d’autant appréciées qu’elles furent auparavant mises de côté, différées, reportées… 
J’ai souvent écris ici sur septembre. Non pas sur la rentrée scolaire mais sur ce mois  zappé du calendrier d’été par les médias et les lois du marché, des dictats imposés d’une actualité façonnée et qui n’est pas forcément la nôtre mais plutôt celle de la consommation ou des échéances  politiciennes… 
Dans mon billet souvent repris sur ce blogue -  c’est en septembre -  j’écrivais : Je les regarde avec sympathie ces vacanciers  « hors norme » de septembre, ils profitent mieux du temps, semblent moins stressés, sont plus courtois aussi…
Nous avons pu  le vérifier et le vivre cette année : Sur la route, les aires d’autoroute, dans les commerces et lieux publics…et cela fait du bien en ces temps agités. Et si en certains lieux -  le beau temps aidant -  nous avions l’impression d’être presque en plein été, en d’autres plus propices sans doute  à  la farniente aoûtienne qu’aux découvertes touristiques et culturelles, c’est la belle chanson de Francis Cabrel qui m’est revenue à l’esprit. C’est le silence qui se remarque le plus; les volets roulants tous descendus ;de l’herbe ancienne dans les bacs à fleurs sur les balcons…On doit être hors-saison.
Un hors saison qui doucement et sans que nous nous en apercevions vraiment nous a amené de l’été en automne en poursuivant ces vacances faite de quiétude dont nous avions tant besoin.

18.07.2016

Silence

 

Recueillement pour Nice-Photo LP Fallot.jpg
Antibes le 18 juillet 2016 à 12h, photographie Louis-Paul Fallot 




"Merci à toutes celles et ceux qui se sont inquiétés et se sont manifestés pour demander des nouvelles ou écrire un petit mot de pensée et d’amitié sur les réseaux sociaux, par texto, téléphone, courriel… "  Voilà les seuls mots que j’ai pu écrire publiquement et à ce jour depuis cette nuit d’un 14 juillet 2016.

Alors et pour le temps qu’il faudra, comme l’écrit mon amie des blogues Ariaga : Silence

Et ce jour à midi, je voulais vraiment un moment de recueillement, dans la peine, la dignité et le respect. Ce fut le cas ici à Antibes. C’était sur la place des Martyrs et de la Résistance et ces deux mots sont lourds de sens dans ma famille.
Au même moment s’élevaient au loin les sirènes des bateaux du port Vauban.