vendredi, 23 novembre 2012
Dis quand reviendras-tu...(Note spéciale Barbara)
Et je me souviens
Le ciel de Nantes…
Nantes, photo Louis-Paul Fallot
Je ne vais pas ici lister tous les hommages, de la réédition du numéro spécial de Télérama aux émissions de radio et de télévision, à la sortie de l’intégrale de son œuvre…Aux multiples hommages qu’il y aura également sur la blogosphère.
Chaque fois qu’on parle d’amour
C’est avec « jamais » et « toujours ».
J’ai choisi de vous mettre en lien « Barbara en noir et blanc », une série d’émission de Francis Legault diffusées cet été sur France Inter et disponible en écoute (jusqu’en mai 2015).
Avec un grand coup de cœur pour celle consacrée à l’enfance de Barbara: « L'enfance de Barbara, née Monique Serf. Une petite fille qui rêve de piano et de chansons. Les années de fuite durant la guerre. A Tarbes, la nuit de l'irréparable... avec : Juliette Gréco, Bernard Serf, Marie Chaix, Jacques Chancel, Barbara, Jérôme Garcin et Boris Cyrulnik »
Pour mieux comprendre….la solitude de la grande Dame brune qui nous manque tant.
Je n´ai pas le goût du malheur.
Va t-en voir ailleurs si j´y suis!
Je reprendrai la route, le monde m'émerveille
J'irai me réchauffer à un autre soleil…
Les paroles en italiques sont extraites des chansons "Nantes", "A chaque fois", "La solitude" et "Dis, quand reviendras-tu?". Paroles et Musique Barbara.
Ma photographie en hommage, la gare de Nantes n'est pas loin...
Publié dans Actu, Chansons qui m'inspirent, Photo | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : barbara en noir et blanc, hommage, 15 ans, france inter | 09:57 |
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mercredi, 19 septembre 2012
Un breton peu ordinaire
L’épicier de Landerneau s’en est allé.
Celui qui failli devenir prêtre ouvre finalement une petite épicerie en 1949 au numéro 13 de la rue des Capucins. Il vend des biscuits qu’il va directement acheter à un producteur de Pontivy mais les vends un tiers de moins que ses commerçants de voisins !
L’épicier investit dans un hangar à son nom et distribue de plus en plus de produits. Et quand ses congénères font pression sur les fabricants pour qu’ils cessent de le livrer, il en appelle à l’Etat. Le gouvernement est confronté au mal de l’inflation et le ministre des Finances et des Affaires économiques prend un décret le 9 août 1953 pour lutter contre les pratiques commerciales restrictives, comme le refus de vente.
En août 1957, son « mouvement » compte neuf centres distributeurs, tous bretons. Pas de contrat ni lien financier entre Édouard Leclerc et ces « nouveaux » épiciers qui ont pour seule obligation commerciale de grouper leurs achats à Landerneau.
Tout le monde ou presque connaît la suite…
J’ai rassemblé quelques souvenirs pour rédiger ce billet et pris beaucoup d’infos sur le site Wikipédia sur lequel pour pourrez lire la page complète consacrée à Édouard Leclerc.
J’ai grandi en même temps que grandissaient les enseignes Leclerc mais surtout le visage du pionnier français de la distribution indépendante a été de ceux qui ont marqué mon enfance. Peut-être est-ce pour cela que je me suis arrêté devant ce portrait cet été à Figeac, sur la route de ma Bretagne natale…Pour le reste - la vie de l’homme, ses méthodes ou ses « zones d’ombre » - je laisse à d’autres le soin d’écrire l’histoire. Ce sera en tout cas celle d’un breton peu ordinaire.
LIENS
Vidéo: Cliquez sur ce lien ina.fr pour visionner un reportage des actualités françaises de 1959 sur le "système Leclerc".
Interview : Sur Libération.fr , Frédéric Carluer-Lossouarn, journaliste spécialiste de la grande distribution au magazine Linéaires, auteur de Leclerc : enquête sur un système (éd. Bertrand Gobin, 2008) revient sur le parcours et les idées de ce patron atypique.
Publié dans Actu, Bretagne, Vu, lu, entendu dans les médias | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : edouard lerclerc, bretagne, épicerie, hommage | 04:16 |
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mercredi, 06 avril 2011
La prière d'Aimé Césaire
et voici au bout de ce petit matin ma prière virile
que je n’entende ni les rires ni les cris, les yeux fixés
sur cette ville que je prophétise, belle,
donnez-moi la foi sauvage du sorcier
donnez à mes mains puissance de modeler
donnez à mon âme la trempe de l’épée
je ne me dérobe point. Faites de ma tête une tête de proue
et de moi-même, mon cœur, ne faites ni un père, ni un frère,
ni un fils, mais le père, mais le frère, mais le fils,
ni un mari, mais l’amant de cet unique peuple.
Faites-moi rebelle à toute vanité, mais docile à son génie
comme le poing à l’allongée du bras !
Faites-moi commissaire de son sang
faites-moi dépositaire de son ressentiment
faites de moi un homme de terminaison
faites de moi un homme d’initiation
faites de moi un homme de recueillement
mais faites aussi de moi un homme d’ensemencement
faites de moi l’exécuteur de ces œuvres hautes
voici le temps de se ceindre les reins comme un vaillant
homme –
Mais les faisant, mon cœur, préservez-moi de toute haine
ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je
n’ai que haine
car pour me cantonner en cette unique race
vous savez pourtant mon amour tyrannique
vous savez que ce n’est point par haine des autres races
que je m’exige bêcheur de cette unique race
que ce que je veux
c’est pour la faim universelle
pour la soif universelle
la sommer libre enfin
de produire de son intimité close
la succulence des fruits.
Aimé Césaire Cahier d'un retour au pays natal
LIEN : Sur Saison 2 Hommage à Aimé Cézaire
Publié dans Actu, Livre, Texte choisi | Lien permanent | Commentaires (8) | Tags : aimé césaire, poème, livre, hommage | 05:00 |
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mercredi, 18 mars 2009
Comme un lego
Car chacun vaque à son destin
Petits ou grands
Comme durant les siècles égyptiens
Péniblement
Les hommages se succèdent et un quotidien titre Bashung, une émotion qui ne s’éteint pas. Il en est de même dans le média de la Toile que sont les Blogs. Parmi ceux que je visite, j’ai lu des Mots, vu des photos, des vidéos, de belles choses. J’ai voulu choisir une chanson, un choix impossible tant il y en a, réécoutées lors de ces magnifiques concerts diffusés cette semaine sur le service public de France 2 et France Inter. Alors, je me suis laissé porté par les textes et la musique de ce Bleu pétrole et sur le texte écrit par celui qui voyage en Solitaire, une photo s’est imposée à moi pour illustrer quelques Mots… …Comme un lego.
Comme un lego avec du sang
La force décuplée des perdants
Comme un lego avec des dents
Comme un lego avec des mains
Comme un lego
Voyez-vous tous ces humains
Danser ensemble à se donner la main
S'embrasser dans le noir à cheveux blonds
A ne pas voir demain comme ils seront ?
Car si la Terre est ronde
Et qu'ils s'y agrippent
Au-delà, c'est le vide
Assis devant le restant d'une portion de frites
Noir sidéral et quelques plats d'amibes
Les capitales sont toutes les mêmes devenues
Aux facettes d'un même miroir
Vêtues d'acier, vêtues de noir
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire
Comme un lego mais sans mémoire

Publié dans Carnet, Vivre ici et maintenant, Chansons qui m'inspirent | Lien permanent | Commentaires (16) | Tags : hommage, bashung, bleu pétrole, comme un lego | 05:20 |
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