lundi, 31 mars 2014
Objectif Artistes!
Un peu moins de cinq années après mon premier livre, mon second livre photographique sortira en avril. J’ai le plaisir de vous en présenter la page de couverture. Cet ouvrage est issu d’une idée née dans mon esprit il y a plusieurs années ; idée qui a évolué vers un livre au cours d’une discussion avec mon éditeur alors que nous envisagions un autre projet. Je lui expliquais que mon travail photographique m’avait permis, à travers des expositions d’artistes ou de collectifs d’artistes, de rencontrer des créateurs en Côte d’azur, d’apprécier leur talent, et même, de nouer des liens d’amitié avec certains d’entre eux. Que cela m’avait donné envie de partager quelques moments dans leur intimité créatrice. Que j’avais envie de développer cette approche si enrichissante, de l’étendre à d’autres formes d’Art ; de faire un lien entre l’œuvre et l’artiste, loin des feux d’un vernissage ou d’une première. Et enfin, que j’avais aujourd’hui le temps de me consacrer à ce projet. C’était au début de l’année passée. Le projet a séduit Michel des éditions Baie des Anges. Devenu partagé, il a muri, évolué mais il n’a jamais dévié de son concept d’origine. Mieux, si nous avons souvent évoqué les noms des artistes photographiés, travaillé sur le calendrier, il m’a laissé une totale liberté dans mes prises de vues, allant jusqu’à ne voulant voir mes photos qu’une fois mon travail pratiquement terminé! Je tenais à le remercier de sa confiance avant d’évoquer très bientôt le vécu de cette année et de mes rencontres, avec les artistes bien sûr mais aussi avec toutes celles et ceux qui ont rendu ce livre possible.
Illustration :
Couverture du livre « Objectif Artistes » © Baie des Anges éditions
Photographie Louis-Paul Fallot
Publié dans Actu, Art, Livre, Photographie | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : objectif artistes, livre, photographie, éditions baie des anges, louis-paul fallot | 10:28 |
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samedi, 08 mars 2014
Déclic au féminin
De toutes les époques et de tous les pays depuis le début de l’histoire de la photographie; elles se nomment Berenice Abbott, Diane Arbus, Jane Evelyn Atwood, Denise Bellon, Kate Berry, Sophie Calle, Marie-Laure de Decker, Dominique Issermann, Martine Franck, Gisèle Freund, Dorothea Lange, Annie Leibovitz, Pascaline Marre, Vivian Maier,Tina Modotti, Sarah Moon, Janine Niepce, Bettina Rheims, Susan Sontag, Sabine Weiss…
Cette liste bien sûr n’est exhaustive.
On ne voit pas assez leurs photos sur les blogues et les réseaux sociaux.
Alors, vous aurez peut-être envie d’un clic ce jour…
Une photo de Sabine Weiss pour illustration, du très beau numéro de Reporters sans frontières (n°26) "100 photos de Sabine Weiss pour la liberté de la presse".

Pour la vie, Hongrie, 1982 © Sabine Weiss
Publié dans Art, Photographie | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : femmes photographes, photographie, photo, sabine weiss, reporters sans frontières | 08:38 |
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vendredi, 17 janvier 2014
Un grand moment de théâtre! (Angelo tyran de Padoue)
Oui, je suis l’outil avec lequel un peuple torture un autre peuple. Ces outils-là s’usent vite et se cassent souvent, Tisbe. Ah ! Je suis malheureux. Il n’y a pour moi qu’une chose douce au monde, c’est vous. Pourtant, je sens bien que vous ne m’aimez pas. Vous n’en aimez pas un autre, au moins ?
Ainsi parle Angelo dans le tyran de Padoue, d’après la pièce de Victor Hugo (1) et cela résume bien l’esprit de cette œuvre.

Marc Duret (Angelo) devant le TNN de Nice, janvier 2014
Photographie Louis-Paul Fallot
Le pouvoir, le vrai, lui est ailleurs, ailleurs et partout, symbolisé par ce visage anonyme et cette voix qui sort des écrans vidéos au milieu de l’immense charpente métallique qui occupe toute la scène, la voix du Conseil des 10 ! (2)
Nous, inquisiteurs d'état, ayant à établir nos statuts en capitulaires pour nous et pour nos successeurs, arrêtons…
Le teaser Angelo tyran de Padoue par Paulo Correia
C’est dans ce contexte que « deux femmes se débattant entre l’intime et le politique, deux miroirs qui finiront par se confondre en une seule histoire, un seul destin. » Avec Angelo, tyran de Padoue, le but de Victor Hugo est principalement la dénonciation de la condition féminine. Cette dénonciation entre en résonance avec son combat contre le pouvoir et ses excès. La République vénitienne et son Conseil des Dix lui donnent la possibilité de dénoncer la police secrète et particulièrement la collusion entre le pouvoir religieux et le pouvoir politique, ou comment hypocrisie religieuse permet d'assoir la dictature morale et politique. Comme aujourd'hui, la religion propose un ordre moral qui peut être utilisé afin de légitimer l'enfermement et l'exclusion, en particulier en ce qui concerne la femme – cet être dangereux depuis la naissance de la morale religieuse – ou de façon générale tous ceux qui se situent dans la différence. (3)

Photo Fraicher-Matthey © Collectif 8 - Création Janvier 2014
Les messages d’Hugo restent terriblement d’actualité et "le choix du rétro-futurisme" (4) permet de mettre en relief le caractère totalement universel du propos de Victor Hugo : "une telle société basée sur la peur, la délation, le dogme, les sociétés l'asservissement des minorités et l'inaccessibilité aux arcanes du pouvoir (par leur invisibilité, leur marche sous-terraine) illustre un schéma qui vient du passé, se déroule dans notre présent et va vers notre avenir. Le discours social, politique et religieux de Victor Hugo est complètement applicable et légitime aujourd'hui et le sera encore probablement demain..." (3)
L’adaptation d’Angelo tyran de Padoue par le Collectif 8 (5) est une réussite totale : Interprétation des acteurs, costumes, lumières,décors, animation vidéo, musique... Un grand moment au Théâtre National de Nice et je renouvelle ici un merci particulier.

Les acteurs d'Angelo tyran de Padoue au TNN (Nice), 15 janvier 2014
Photographie Louis-Paul Fallot
ANGELO TYRAN DE PADOUE DE VICTOR HUGO • MISE EN SCÈNE ET CRÉATION VIDÉO PAULO CORREIA • COLLABORATION ARTISTIQUE, DRAMATURGIE ET COSTUMES GAË̈LE BOGHOSSIAN • AVEC FRÉDÉRIC BARON, GAËLE BOGHOSSIAN, SIMON DELÉTANG, MARC DURET, DÉ́BORAH MARIQUE . MUSIQUE FABRICE ALBANESE • SCÉ́NOGRAPHIE JEAN-PIERRE LAPORTE • LUMIÈ̀RE ALEXANDRE TOSCANI • SON GUILLAUME POMARES
(1) "Angelo, tyran de Padoue" (drame en prose de Victor Hugo joué lla 1ère fois à Paris le 28 avril 1835), mise en scène en janvier 2014 par Paulo Correia avec la Compagnie Collectif 8 au Théâtre National de Nice.
(2) Le Conseil des Dix – en italien, Consiglio dei Dieci, souvent désigné comme les Dix – fut, de 1310 à la chute de la république en 1797, un des principaux organes, comité exécutif et judiciaire, du gouvernement de la République de Venise , dont le rôle était de veiller à la sûreté de l'État. (Source Wikipédia).
(3) Extraits du Dossier de presse en PDF du TNN de NICE ANGELA TYRAN DE PADOUE que vous pouvez télécharger.
(4) Le parti pris artistique s’appuiera sur l’univers baroque de Victor Hugo pour construire une mise en scène, une scénographie et un environnement graphique qui rappellera l’Amérique des années 60 et la naissance du rétro-futurisme. (Lire le Dossier de presse)
(5) Le site Internet du Collectif 8.
Publié dans Art, Découvrir, Texte choisi | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : théâtre, victor hugo, angelo tyran de padoue, tnn nice, collectif 8, marc duret, photographie | 11:56 |
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mercredi, 08 janvier 2014
Relire une Note...(méditer et partager).
Un billet écrit le 31 décembre 2009 et publié le lendemain. Je l’ai relu avec plaisir…et aussi un peu par nécessité, pour aussi « poser » mes idées en ce mercredi.
Car, comme je l’ai écrit récemment, si j’ai pris ma décision de poursuivre ici "l’aventure du blogue", je continue à consacrer beaucoup de temps à mon projet de deuxième livre.
Et çà aussi c’est « une aventure », passionnante certes mais qui génère un mélange de joies, d’interrogations, d’imprévus, de doutes aussi parfois. Alors oui, ce matin, je suis venu ici comme "dans un endroit où il fait bon se poser ". Les photographies elles sont récentes, un sous-bois à Orvault, en décembre.
Se poser,
me poser
Laisser son corps se reposer, ses pensées s’alléger
Rendre son âme disponible et cultiver sa sérénité.
Sur un banc un instant, et qu'importe le lieu et le temps.
Le temps d’un mercredi soir, coupure bienvenue d’un milieu de semaine;
d’une minute, pour un cliché d’une photo pensée.
Le temps d’une semaine
sur un bord de mer ou de fleuve, d’ici ou d’ailleurs.
Le temps d’un trajet, banquette arrière d'un transport en commun.
Mais se poser n’est pas « ne rien faire ».
C’est faire autrement en prenant son temps
C’est méditer en admirant une fleur des champs
C’est sourire au visage d’un enfant
Tendre une main offrir un sourire
C’est lire un roman, et revenir sur la page,
De la valse des mots qui en feront l’histoire.
Laisser aller ses pensées entre rêves et réalités
C’est cette œuvre d’art, tableau ou photo
Qui nous fait voyager.
C’est aussi écouter les autres, confronter son égo
Sans préjugés ni juger préférer partager.
C’est prendre une sage décision hors des turbulences de l’indécision, de la précipitation.
C’est inspirer expirer quand l’angoisse guette ;
marcher sans béquilles et apprendre à apprendre
C’est rire de bon cœur mais ne pas cacher ses larmes.
C’est s’arrêter un instant sur le moment présent
En profiter sereinement en remerciant
D’être là aujourd’hui
Et se dire que sur le chemin de l’existence,
donner un sens à sa vie, c’est la vivre pour ce jour.
Bonne année à toutes et tous.
Ce Blog restera j’espère un endroit où
il fait bon se poser.
Publié dans Carnet, Vivre ici et maintenant, Mots et photos | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : méditation, se poser, relire une note, livre, photographie | 10:32 |
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