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13.08.2018

Le long des marais de Kerguilloté

 

 

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Les illustrations de cette Note sont inédites, les prises de vue récentes ;  je vous proposerais  en bas de Note  de  (re) visiter  les parutions plus anciennes - consacrées  à cet endroit très particulier pour moi, Kerguilloté.   Si  certaines photos se ressemblent,  beaucoup sont  personnellement chargées d’émotion.   Mais ces images  invitent aussi à votre  propre perception et cela me réjouit qu’elles deviennent  pour certaines  partagées et  grâce à vos  commentaires des   mots et photos  que j’aime lire.


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D’autres photos et textes viendront je pense  en partages ici  et vers d’autres  sites, d’autres commentaires aussi. Un blogue ne serait que peu de choses sans tout cela, merci.

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Marais de Kerguilloté, 2018
Photographies Louis-Paul Fallot




Je vous propose quelques liens de Notes sur ce blogue:

En 2010 : Terres marines
En 2012 :Sentiers et chemins à Kerguilloté
En 2016: Le choix d’une photo


 



26.02.2017

Autour du temps

 

Voilà le commentaire que j’ai déposé sur le blogue d’Alezandro il y a quelques jours:
Quel beau texte, de ceux que "l'on aimerait avoir écrit" tout en ce disant que l’on n’aurait pas fait aussi bien, aussi juste. A l'occasion et avec ton accord, j'aimerais bien le reproduire sur mon blogue.
Je le remercie d'avoir accepté ma demande. 



Cadran solaire-Photo LP Fallot.jpg
Cadran solaire à Valbonne village, photographie Louis-Paul Fallot, juillet 2016



Les jours de joie.


La culture de l’immédiat a pris le pas sur nos existences en mouvement perpétuel et semble avoir banni pour longtemps, de nos pensées intuitives, la faculté même de nous projeter dans le temps, passé et à venir. Le temps peu à peu s’efface et notre horizon temporel, quant à lui, s’est considérablement rapproché. La vitesse rythme nos vies. Elle est devenue dans notre société un objectif constant de progrès. Toujours plus vite, se dépasser et dépasser les autres. Tel est le challenge affiché ! C’est ainsi que l’essentiel de nos activités, qu’elles soient de loisir ou de travail, est aujourd’hui basé sur l’urgence, la recherche du chemin le plus court et du résultat instantané. L’instantanéité est désormais notre grande affaire, obtenue bien souvent sous une pression qui n’en finit plus d’être inquisitrice, jusqu’au voyeurisme. L’urgence prime sur l’importance et la spontanéité sur la réflexion. C’est ainsi que vivent les hommes désormais. Nous avons inventé la civilisation du « court-termisme » et nous la célébrons tous les jours dans chacun de nos actes. Internet en est le principal vecteur et la génération qui est née avec cette technologie révolutionnaire ne peut admettre l’attente, habituée qu’elle est par l’instantanéité et la multiplication des réponses que lui propose la Toile suite à son clic inquisiteur.

Alors, par la force impalpable des choses, nous nous retrouvons emmêlés dans cet air du temps pressé que l'on a souvent bien du mal à respirer. Nous avons beau faire appel à notre mémoire quelque peu dévaluée et laissée en jachère, on ne retrouve plus facilement ces effluves d'une époque passée, qui semble, d’ores et déjà, faire partie de notre préhistoire. Mais se doit-on obligatoirement de les retrouver ces effluves pour la plupart surannés? Nous avons bâti toutes et tous des châteaux en Espagne ou ailleurs, épousé des chimères et des rêves en devenir. Nous avons connu aussi des jours de joie et construit de petites réussites personnelles ou collectives et de tout cela nous avons pleine conscience. Ce soir, sur cette place délavée par la pluie froide d’un hiver persistant (1) , les bruits de la nuit me ramènent sans compter à ces jours de joie, ces jours passés. Discrets, je sais qu'ils sont là. Ils sont ma force, mon refuge et ma ressource. Ils me visitent à leurs heures particulières et je m’appuie sur eux pour mieux imprimer ma marque sur ce temps dévastateur qui souhaiterait m’engloutir. Il faut s’empresser de vivre à son rythme tout en raillant l’air du temps sur le grand air de la fugacité !

Alezandro


(1) Voir la photo et le texte d’origine sur le blogue d’Alezandro:
"Dieu fournit le vent, à l'homme de hisser la voile." Saison II