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24.04.2015

Mon livre "Objectif artistes", un an plus tard

 

Lancement du livre Objectif artistes-PhotosLC.JPG

Lancement du livre « Objectif artistes » à la villa Camélias le 12 avril 2014
Photographie Florence Canarelli

 

Il y a un an, en avril 2014, mon 2ème livre paraissait aux éditions Baie des Anges. J’ai ensuite participé à ce qu’il convient d’appeler la promotion de cet ouvrage photographique : salons du livre et festivals photographiques, rencontres auteurs  et présentation en librairies ou encore participations aux manifestations culturelles sur le stand de Michel, mon éditeur…C’est la belle aventure d’un livre qui continue après la parution de ce dernier: D’autres  moments privilégiés avec celles et ceux que l’on rencontre en présentant un peu de soi à travers ses livres. 
Mais « Objectif artistes » (1) n’est pas qu’un projet photographique qui me tenait à cœur et dont je ne savais d’ailleurs pas à l’origine qu’il se concrétiserait par la sortie d’un ouvrage. (2) C’est une histoire de rencontres et de partages avec d’autres artistes, et cette histoire là continue. J’ai d’ailleurs depuis et pour certains d’entre eux  réalisé (ou puisé dans mon archivage)   d’autres photos pour  leurs propres manifestations artistiques.  
C’est également une histoire d’amitié qui se poursuit avec celles et ceux qui étaient déjà des amis et avec ceux qui le sont devenus.
Depuis un an, j’ai aussi rencontré d’autres belles personnes que j’aurais avec grand plaisir associé à mon projet initial. S’il n’y aura pas je pense de  "volume 2"  sur cette thématique, il y a eu et aura encore de ces moments où une complicité se créé dans "l’intimité d’une création artistique".  
C’est tout  cela qui me comble de bonheur en écrivant ces lignes. Je voudrais y associer  celles et ceux qui m’ont aidé et encouragé dés le début à réaliser ce projet.

 

 (1) Présentation du livre sur le blogue dédié à la collection Carte Blanche & Noire.

 (2) J’ai réalisé – à la demande de l’éditeur – le « making-off » de ce livre qui raconte en texte et photos l’histoire de ce projet. Vous pourrez le lire en pages 34 et 35 de l’ouvrage « Objectif artistes ».


 

04.10.2013

L’arbre, source d’émotions…

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Le mois commence par la publication (sur le blogue du "défifoto")  d’une photo  autour du thème L’arbre. Et je voulais profiter de cette occasion pour évoquer ici l’une de mes lectures du moment.    J’ai finalement choisi le cliché qui me paraissait le mieux illustrer une citation d’Yves Bonnefoy en exergue du livre d’Alain Corbin, « La douceur de l’ombre » et sur laquelle peut-être, comme moi,  vous méditerez un moment:

 

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L’arbre existe sans moi. La vie sous cette forme est pure de moi, sans subjectivité, sans projection. Devant l’arbre, ma chance est d’entrer directement en contact avec l’inconnu, le pas moi.  Yves Bonnefoy.
 

 

 

 

 

 

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J’aurais pu  aussi choisir - puisqu’il s’agit de photographie - de recopier la première ligne de l’introduction  Il savait voir l’arbre », écrit Péguy à propos de Victor Hugo. Où bien encore de reproduire quelques lignes de la quatrième de couverture : Ils ont été sidérés par la présence de l'arbre. Ils ont éprouvé l'admiration, mais aussi l'horreur, inspirées par ce végétal souverain. Presque tous ont guetté, écouté, la parole de l'arbre. Certains ont espéré profiter de ses messages, en faire leur mentor. D'autres, plus rares lui ont déclaré leur amour.(…) S'étendre sous les ombrages, s'y délasser, y méditer, s'enfouir dans le végétal, s'y réfugier, y grimper... À l'époque contemporaine, certains ont tenté d'incruster leur corps dans l'écorce, en espérant que le végétal ferait croître l'empreinte…(…) Ils, pour Alain Corbin, ce sont donc  ceux qui depuis l’Antiquité   ont su «voir l'arbre» et il nous invite à une longue promenade  à la rencontre de l'arbre champêtre, de l'arbre haie, de l'arbre isolé et sauvage comme de l'arbre domestique.


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Je me suis souvenu  de tous ces arbres qui depuis mes premiers pas m’accompagnent sans que
vraiment je ne perçoive toute  la place qu’ils occupent dans mon inconscient.
Les marronniers de mes premiers pas nantais, les grands pins des forêts de l’Aude près du châlet familial, les châtaigniers du pays d’Annot pour n’en citer que quelques uns… Les arbres mais aussi l’arbre, seul, et que je photographie sans jamais me lasser à Cagnes ou à Méailles…

J’ai acheté ce livre après avoir écouté son auteur à La Grande Librairie. "Historien et spécialiste du XIXe siècle en France, Alain Corbin est connu pour son approche novatrice de l’historicité des sens et du sensible." (Extrait de la 4ème de couverture).

« Il s'agit ici de l'histoire des émotions éprouvées par des individus qui, au fil des siècles, possédaient les mots pour les dire. » Le livre est passionnant même s’il n’est pas –pour moi du moins- de lecture toujours facile. Les Notes et le Glossaire de fin d’ouvrage me seront utiles, elles  invitent le  lecteur à poursuivre ses lectures vers d’autres découvertes.

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J’ai choisi de vous présenter un extrait du chapitre IX, « L’arbre sensitif et l’empathie humaine » et
qui correspond bien à mon état d’âme et d’esprit du moment, tel que vous avez pu le découvrir dans mes  dernières  Notes. 

 

Couverture livre La Douceur de l'Ombre d'Alin Corbin.jpg

 Extrait des  pages 167 et 168, chapitre IX:

"L’arbre qui ressent est loin d’être condamné à la seule souffrance, lui qui pense, s’émeut, se réjouît, s’exalte jouit. Les arbres, rappellent Horace et Ovide, ont été émus par Orphée dont la lyre caressante entraînait sur ses pas les chênes envoûtés, avant que ceux-ci, pour marquer   leur deuil du poète, ne se dépouillent de leur chevelure de feuillage. Il semble à Henri David Thoreau que les mélèzes du cap Cod sont heureux de décorer les flancs des montagnes rocailleuses. Dans une lettre à sa femme, Victor Hugo décrit les ormes qui s’amusent ; mais c’est Marcel Proust qui s’arrête le plus souvent sur le « bien-être » et le « sourire de l’arbre ». (…) Paul Claudel, quant à lui, évoque « l’extase heureuse » du cocotier, qui écarte ses palmes dans « le jour chaud et le long midi ». Bernardin de Saint-Pierre avait poussé plus loin l’anthropomorphisme dans ses descriptions des paysages de la nature. Chaque arbre, écrivait-il, porte avec lui un caractère particulier qui varie les scènes, et y exprime, pour ainsi dire, une passion." 
Alain Corbin, LA DOUCEUR DE L’OMBRE L’arbre, source d’émotions, de l’Antiquité à nos jours © Librairie Arthème Fayard, 2013. ISBN : 978-2-213-66165-0



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Illustrations:
Photographies Louis-Paul Fallot, arbres
 2013, Haute-Provence et Cagnes sur Mer