Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

jeudi, 14 avril 2016

L'Iris (Un poème de Charles Rouvin)

 

L'Iris-Photo Louis-Paul Fallot.jpg



L’IRIS

Près des étangs où la libellule voltige,
Où, dans les soirs d'été, vient se baigner l'oiseau,
On aperçoit l'Iris, qui tremble sur sa tige
Et semble un papillon posé sur un roseau.
 
Du bleu foncé des mers elle reçut l'empreinte,
Prise à l'heure où la nuit noircit l'azur des cieux.
Seule parmi les fleurs elle offre cette teinte,
La plus chère à l'esprit et la plus douce aux yeux.

Sur la terre, du bleu la Nature est avare,
Et les poètes sont réduits à le rêver ;
Si le pinceau s'applique à le rendre moins rare,
C'est que vers l'Idéal l'Art tend à s'élever.

Des Zéphirs printaniers docile messagère,
Comme une voile au vent toujours prête à flotter,
La forme de l'Iris, vaporeuse et légère,
Est l'image de l'âme en train de nous quitter.

Aux rayons du soleil qui brille sur la plage,
Sa transparence émet une lueur dans l'air,
Semblable au feu follet qui court avant l'orage
Et disparait soudain, absorbé dans l'éther.

Charles Rouvin "La poésie des fleurs" 1890



Source : La poésie des fleurs : sonnets / Charles Rouvin Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art
Crédit photo: Louis-Paul Fallot, bord de la Cagne, 13 avril 2016



Un autre poème sur l’iris sur ce blogue:Un poème de Robert Desnos

 

 

vendredi, 08 avril 2016

André et Léo (Hommage à André Villers)

« C’est ça le génie de Villers : L’arrêt sur une page de la mémoire qui parle,
qui parle quand même. »

Léo Ferré,  Lettre manuscrite de 1989


Expo C'est extra à Monaco-Photo LP Fallot (2).jpgExposition de photos d'André Villers lors de l'hommage à Léo Ferré  à Monaco en juin 2013
Photo Louis-Paul Fallot


André Villers,  était devenu l’ami de Léo dans les années 1950 et c’est aussi de ces années-là que datent ses premiers clichés à Vallauris.


Lire la suite