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jeudi, 29 novembre 2012

Du Quotidien de l’actualité

 

Kiosque cannois -PhotosLP Fallot.jpg

Illustrations: Kiosques à journaux à Cannes et ci-dessous Paris. Photos Louis-Paul Fallot

 

Du Quotidien de l’actualité: Celle du monde et celle du pays. Celle qui chaque jour ressemble à un mauvais remake ou à un feuilleton interminable.  Pas vraiment de quoi vous donner le moral quand elle vous arrive devant les yeux. Et il n’y a pas moyen d’y échapper ; elle s’étale  sur la  page d’accueil de votre navigateur Internet ou défile en bipant sur  votre smartphone !

Et pour que « le supplice » persiste  dans cet exercice affligeant d’auto flagellation, l’info-maso s’offre en continue sur les radios ou télés ; des pauvres « journalistes » plantés jour et nuit devant leur micro nous font « partager » plus l’ambiance du temps qu’il fait que le  « psychodrame »  qui se joue derrière une porte à huit-clos.

C’est pauvre, très pauvre et laisse peu de place à l’analyse,  à essayer de comprendre, à se forger son propre jugement !  Sinon  à faire l’effort d’acheter et de lire les (rares) journaux qui s’essayent encore  à l’analyse et  au respect de  cette mission de  caractère d’intérêt général quant à la diffusion de la pensée : instruction, éducation, information, récréation du public (Voir lien CPPAP). Mais cette presse  à bien du mal à résister  aux nouvelles donnes de la  « mondialisation », au règne du dieu actionnaire et bien sûr  à l’émergence du numérique.

Kiosque parisien-PhotosLP Fallot.jpgL'Humanité ! Le Figaro ! France-soir ! Les travailleurs ont le droit de savoir chantait Piaf dans le Kiosque à journaux ! Quand un titre disparaît, ses « restes » deviennent très convoités. Je terminerais donc par une bonne nouvelle dans ce marasme : les fonds photographiques de France Soir, menacés de  devenir collection privée  resteront public ; ils  viennent d’être acquis par la ville de Paris.

Les photos sont œuvres d’art et patrimoine ;  chacun y aura donc accès et elles pourront être vues, notamment lors des expositions – gratuites - organisées à l’Hôtel de Ville.

 

  

jeudi, 22 novembre 2012

L'implosion

 

Panneau-PhotosLP Fallot.jpg

Un panneau d'affichage à Paris - Photo Louis-Paul Fallot, 2012

 

Je ne parle ici que  rarement de politique. Ce n’est pas la raison d’être première de ce blogue.

Mais je m’y intéresse comme chacun et d’ailleurs, j’aime à rappeler qu’à l’origine le mot politique a pour sens   qui se rapporte à la cité, ( polis en grec) . "La cité est l'ensemble des citoyens organisés suivant des lois. Cette organisation est un politeion, mot que l'on peut traduire par constitution. Selon Aristote, c'est l'appartenance à cette constitution, largement indépendante des conditions matérielles, qui fait le citoyen et fait naître en l'individu le sentiment de participer à un groupe collectivement administré. " (Source Wikipédia)

 J’appréciai donc de  participer  et contribuer à des débats d’idées, d’échanges et de partages sur Terra Philia, blogue ayant cessé ses publications mais toujours en ligne.

Je me suis souvenu en suivant l’actualité de ces jours d’un billet que j'avais écrit et  dont le titre était Enfin, l’implosion politique ?

Quelques extraits:

 (...) Ce qui est vraiment nouveau ou plus exactement qui apparait au grand jour, c’est l’obsolescence du système issu de notre 5ème république, son inéquation avec la société d’aujourd’hui, celle du 21ème siècle. C’est l’impossibilité pour le citoyen électeur de s’y retrouver dans ces partis « traditionnels » qui disparaissent sous les « personnalités » .
Où dans un même mouvement se côtoient des hommes et femmes se voulant toutes et tous leader mais ne partageant pas grand-chose d’idées et valeurs communes.
Il est loin le temps des grands hommes qui sont devenus hommes d’Etat parce qu’avant, ils avaient été de grands hommes politique qui savaient rassembler, fédérer. Autour d'idées et d'un projet. 

(...) Aujourd’hui en effet, on trouve les idées les plus conservatrices et celles les plus progressistes dans un même parti. Les femmes et les hommes qui les portent se côtoient de plus en plus difficilement. Le citoyen électeur est perdu, il délaisse son bureau de vote.

Je terminais ce billet en évoquant l’éditorial d’un chroniqueur de radio :  

(…) comme le dit l’éditorialiste de France Inter, l’épisode que nous venons de vivre montre que, malgré les pesanteurs institutionnelles, tout est là pour un « Big One » en 2012.
 

Une de Libé.jpg

 

C’était…le jeudi 24 mars 2011 à l’issue du premier tour des élections cantonales en France ; quelques jours plus tard, le 9 avril, le quotidien Libération faisait la  Une que je reproduis ci-contre.

En commentaire, j’avais écrit que ce serait un « best » !

mercredi, 19 septembre 2012

Un breton peu ordinaire

 

Edouard Leclerc-PhotosLP Fallot.jpgL’épicier de Landerneau s’en est allé.

Celui qui failli devenir prêtre ouvre finalement  une petite épicerie en 1949 au numéro  13  de la rue des  Capucins. Il vend des biscuits qu’il va directement acheter à un producteur de Pontivy  mais les vends un tiers de moins que ses commerçants de  voisins !

L’épicier investit dans un hangar  à son nom et distribue de plus en plus de produits. Et quand ses congénères font pression sur les fabricants pour qu’ils cessent de le livrer,  il en appelle  à l’Etat. Le gouvernement est confronté au  mal de l’inflation et le ministre des  Finances et des Affaires économiques prend un décret le 9 août 1953 pour lutter contre les pratiques commerciales restrictives, comme le refus de vente.

 En août 1957, son « mouvement »  compte neuf  centres distributeurs, tous bretons. Pas de  contrat  ni lien financier entre Édouard Leclerc et ces « nouveaux » épiciers   qui ont pour seule obligation commerciale de grouper leurs achats à Landerneau.

 Tout le monde ou presque connaît la suite…

 J’ai rassemblé quelques souvenirs pour rédiger ce billet  et pris beaucoup d’infos sur le site Wikipédia sur lequel pour pourrez lire la page complète consacrée à Édouard Leclerc.

 J’ai grandi en même temps que grandissaient les enseignes Leclerc mais surtout   le   visage  du pionnier  français de la distribution indépendante a  été de ceux  qui ont marqué mon enfance. Peut-être est-ce pour cela que je me suis arrêté devant ce portrait cet été à Figeac, sur la route de ma Bretagne natale…Pour le reste - la vie de l’homme, ses méthodes ou ses « zones d’ombre » -  je laisse à d’autres le soin d’écrire l’histoire. Ce sera en tout cas celle d’un breton peu ordinaire.

 

LIENS

Vidéo: Cliquez sur ce lien ina.fr pour visionner un reportage des actualités françaises de 1959 sur le "système Leclerc".

Interview : Sur Libération.fr , Frédéric Carluer-Lossouarn,  journaliste spécialiste de la grande distribution au magazine Linéaires, auteur de Leclerc : enquête sur un système (éd. Bertrand Gobin, 2008) revient sur le parcours et les idées de ce patron atypique.