vendredi, 18 mars 2016
Autour du poème Liberté (Paul Eluard et Fernand Léger en dialogue)
Du film culte d’Alain Resnais - Mon oncle d’Amérique - où des vers du poème sont récités à la chanson - sur une musique signée de Marc Lavoine et Richard Mortier - de l’édition 2016 des Enfoirés pour les Restos du coeur , on ne compte plus les déclinaisons du célèbre poème de Paul Eluard. Et ce poème a une résonnance particulière dans la France d’après janvier et novembre 2015. A Biot – au musée Fernand Léger- une exposition retrace l’histoire de ce poème à travers l’amitié entre les deux hommes.
Ces trois photos sont celles d'une seule œuvre: "la tapisserie exposée et réalisée d’après Liberté, poème-objet édité par Pierre Seghers en 1953. Basse lisse, point d’Aubusson, tissé en avril 1963 dans les Ateliers Tabard Frères et sœurs, Aubusson. Donation de Nadia Léger et Georges Bauquier en 1969. Misée national Fernand Léger." (Texte de l'exposition)
Ce poème d’Eluard fait partie d’un recueil clandestin "Poésie et vérité 1942" et devient l’un des emblèmes de la Résistance. Il sera édité en 1945 par Les Editions de Minuit.
"En juin 1942, paraît à Alger, dans la revue Fontaine, créée par Max-Paul Fouchet, un poème signé Paul Eluard et intitulé Une seule pensée. Tout au long des vingt et une strophes et jusqu’au vers final qui livre le thème du poème, la liberté, le poète semble s’adresser à une femme, qu’on devinerait être Nusch, sa compagne de l’époque. Eluard racontera plus tard : « Je pensais révéler pour conclure le nom de la femme que j’aimais, à qui ce poème était destiné. Mais je me suis vite aperçu que le seul mot que j’avais en tête était le mot Liberté...»(...)"
Extrait du texte Liberté, 1942 - Poème de résistance

Liberté, Paul Eluard, non daté, manuscrit,
encre sur papier quadrillé
Saint-Denis, musée d’art et d’histoire
En 1953, un an après la mort du poète, l’éditeur Pierre Seghers sollicite Fernand Léger pour réaliser une édition limitée et illustrée de Liberté. Le livre est tiré à 226 exemplaires et connaît un succès immédiat. Il se présente comme une grande frise enluminée, pliée en accordéon, qui peut être feuilletée ou déployée en volume. (extrait texte de l’exposition)
En 2015, le musée national Fernand Léger a pu acquérir la première édition de ce précieux ouvrage. On peut encore (expo prolongée jusqu’au 21 mars) voir à Biot au Musée Fernand Léger l’exposition "Autour du poème Liberté. Paul Eluard et Fernand Léger en dialogue" et "consacrée à l'amitié qui a lié le poète Paul Eluard à Fernand Léger et à leur commun engagement pour un art vrai, à la fois réaliste et poétique."
J’ai pris les photos illustrant cette Note le 6 mars 2016. Ce jour-là s’est aussi déroulée - dans le cadre des manifestations du Printemps des Poètes - une mise en espace "Autour du poème Liberté" avec Isabelle Servol et la Compagnie Théâtre de Lumière ainsi que les Studios Actuels de la Danse. Le tableau "Les Constructeurs" (Huile sur toile 300 x 228 cm) que l’on voit sur le mur fait partie de la collection permanente du musée Fernand Léger.

Photographies Louis-Paul Fallot, Musée Fernand Léger le 6 mars 2016
LIENS:
Le site du musée national Fernand Léger à Biot
Le fond Paul Eluard au musée d’art et d’histoire de St Denis
"Au rendez-vous allemand" de Paul Eluard aux Éditions de Minuit
Le site de La Compagnie du Théâtre De Lumière
Le site des Restos du cœur
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samedi, 23 janvier 2016
C'est un fameux trois-mâts (Le Belem à Nantes)
Nantes, son port d’attache fête en 2016 les 120 ans du Belem.
C’est le dernier voilier de commerce français du 19ème siècle et l'un des plus anciens navires encore naviguant au monde.
Le Belem à Nantes,Louis-Paul Fallot, décembre 2015
Yann Queffelec, dans son "Dictionnaire amoureux de la Bretagne" (page 163) évoque le Belem: Dieu sait qu’il revient de loin, ce glorieux Belem, et pas seulement d’un âge éteint. Il a bourlingué d’un pavillon à l’autre et failli bien souvent loger à l’enseigne des péris en mer. Il vivait d’agréables jours sous pavillon italien, navire-école à Venise, lorsqu’il repassa enfin sous pavillon français, de nouveau Belem, son premier état civil. Une chance miraculeuse, ce retour au pays natal d’un chef d’œuvre oublié.
En bord de Loire , sa silhouette majestueuse se détache dans le ciel couchant tout comme en face son illustre voisine, la grue Titan.
Du ponton du même nom, le regard vers les mats du Belem nous laisse rêver à ses lointains voyages.
Une autre vue du pont Anne de Bretagne, là même où jusqu’en 1958, le pont transbordeur laissait passer les grands voiliers.
Enfin, le voici, vue de l'île de la Prairie au Duc, du côté des anciens chantiers de construction navale.
Et Nantes, son port d’attache fêtera en 2016 les 120 ans de ce bateau classé monument historique depuis 1984. C’est le dernier voilier de commerce français du 19ème siècle et l'un des plus anciens navires encore naviguant au monde. La Fondation Belem en est l’armateur .
"À quoi rêve le Belem ?" se demande Yann Queffélec dans le Dictionnaire amoureux de la Bretagne. "C’est notre rêve à tous, qu’il va filant au gré des instants et des mers."

Le Belem © Photo Fondation Belem
(Un clic sur la photo pour consulter le site très complet fondationbelem.com)
Autres photographies de cette Note: Le Belem à Nantes,Louis-Paul Fallot, décembre 2015
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jeudi, 17 décembre 2015
Artgriculture (un dimanche à St Paul de Vence)

J’avais, en janvier publié Une artiste à St Paul de Vence .
C’est dans ce même lieu que je vous emmène pour (presque) finir cette année sur ce blogue.
Parce qu’il y est question d’art, de la nature, d’une autre agriculture et de modes de vie et de travail qui seront demain nos vraies ressources. Au lendemain de la signature d’un texte à l’unanimité de la COP21, Saint-Paul de Vence met en lumière une installation Land Art qui rend hommage à la Terre Mère . "Une oeuvre pour la planète" est le fruit d’une collaboration artistique entre mon amie Kiki Giuliana et la designer Joëlle Debuyst. Cette œuvre monumentale et éphémère témoigne de l’inégalité entre le Nord et le Sud à l’échelle de notre planète. Composée de deux hémisphères végétales reposant sur une structure métallique, l’une symbolise une jarre, sorte de corne d’abondance et la seconde, tout en sobriété, incarne la survie et les capacités d’adaptation nécessaire dans un monde plus hostile.
Ce fut une belle journée "portes ouvertes" avec de belles rencontres entre le public et les invités de Kiki : Des producteurs, éleveurs et apiculteurs éco-responsables de Saint-Paul de Vence et de ses environs. Avec également celles et ceux qui s’étaient mobilisés pour aider Kiki et Joëlle avec le soutien de l’office du tourisme de St Paul de Vence. Et puis, il y avait Roméo et Juliette, inséparables et leurs copains, les ânes et les moutons, les poules et les canards… 
Je pense que ces quelques photos restituent bien cette ambiance à la fois de fête et de partages, autour d’une bonne soupe ou d’une part de pissaladière...De quoi également ramener quelques bons produits pour le repas du soir!
Oui, une belle journée, ce dimanche 13 décembre à Saint Paul de Vence.
ARTgriculture "Une œuvre pour la Planète"
Dimanche 13 décembre 2015 à St Paul de Vence
Photographies Louis-Paul Fallot
Publié dans Art, Découvrir | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : artgriculture, une oeuvre pour la planète, saint paul de vence, kiki giuliana | 10:15 |
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vendredi, 21 août 2015
Un 15 août à Mollières (2)
Mollières est un hameau du Val de Blore, entre Vésubie et Tinée, dans le Parc du Mercantour. Chaque été s'y déroule la Fête patronale. Suite de ma Note "Un 15 août à Mollières"
Préparation de la polente lors de la Fête du 15 août à Mollières
Photographie Louis-Paul Fallot
Il ne fait pas chaud en ce samedi 15 août 2015 dans le vallon de Mollières! Et si le temps est incertain - ce sera pluie ou soleil - une chose est sûre, ce sera jour de fête.
Maurice Ricci dans son livre "Si Mollières m’était conté… " décrit bien cet évènement de l’été. (1)
" Et puis, on prépare le 15 août, la fête du village qui chaque année, attire la grande foule. Dame, pensez, ce jour-là, la piste est ouverte à tous avec la bénédiction du Parc…(…) Pour l’occasion, chaque année, les membres les plus actifs de « l’Association » (des propriétaires et résidents de Mollières ndlr) se démènent sans compter, avant, pendant et après.(…) Il faut monter le chapiteau sur la place devant l’église, installer le bar sous le lavoir, allumer le four communal, plus mille petites tâches indispensables pour que la fête soit réussie. "
Et elle le fut réussie la fête, malgré alternance de la pluie et des éclaircies. J’ai pu en saisir quelques moments et me rendre compte de la convivialité de cette manifestation ainsi que de l’accueil qui nous fut réservé.
"une fête sacrée et une sacré fête" comme on peut lire sur le très beau site Internet consacré à Mollières (1) . J’en ai aussi profité pour réaliser les photos qui illustrent cette Note publiée ici en deux parties.
Je garderais un très bon souvenir de cette journée à Mollières.
(1) Vous lirez les explications sur la situation géographique et historique particulière de Mollière dans la 1ère partie de cette Note sur ce blogue ainsi que les liens Internet et la présentation du livre « Si Mollières m’était conté… »
Publié dans Découvrir | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : mollières, mercantour, village, fête, 15 août, livre, maurice ricci | 07:47 |
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