jeudi, 16 avril 2015
Le temps des fleurs
Printemps nantais....avril 2015.
Nantes, jardins et parcs, avril 2015
Photographies Louis-Paul Fallot
Cela faisait longtemps que je n’étais venu en pays nantais au printemps et la promenade fleurie que je vous propose commence dans le jardin de la maison familiale et son parterre de violettes.
Je ne voulais surtout pas manquer de me rendre en un lieu que je connais bien mais en d’autres saisons. Ici, à la limite de Nantes et d’Orvault, un parc pas comme les autres, celui de la Gaudinière. Des dizaines de milliers de bulbes plantés dans les années 1990 se sont multipliés de printemps en printemps, offrant un extraordinaire parterre fleuri !
« Jonché de crocus, d’azalées, de muscaris, de jacinthes, de rhododendrons… - plantés de la manière la plus naturelle possible afin que le public n’ait pas le sentiment que cela ait été fait par la main de l’homme -, ce sont néanmoins les 65 variétés de narcisses qui enchantent le parc en cette période. Plantées à dessein « afin de recréer le paysage d’autrefois, leur couleur, à dominante jaune, vient en effet rappeler ce à quoi ressemblait l’endroit par le passé » admet Arnaud Bothorel. Recouvert alors d’innombrables jonquilles sauvages, il était surnommé le Val d’or – ce qui a donné son nom à la commune d’Orvault. » (Source site nantes.fr)
Nous voilà maintenant en un autre lieu que j’affectionne, les bords de l’Erdre. Mes pas me guident vers l’île de Versailles et son jardin japonais. Un petit paradis où le photographe se fera discret tant les lieux invitent à respecter la nature mais aussi celles et ceux qui s’isolent ici, jeunes enfants, amoureux où passionnés de lecture au grand air.
« A l'origine, l'île de Versailles n'était qu'un marécage. Elle fut aménagée et stabilisée par les déblais du canal de Nantes à Brest. Elle prit alors différents noms (Marais de Barbin, Ile Le Gall, Ile aux Singes) avant de devenir l'Ile de Versailles.(…) On y retrouve pièces d'eau, cascades, rocailles et rochers donnant une atmosphère zen à l'espace. De nombreux chemins sillonnent le parc en enjambant de petits cours d'eau grâce à des ponts de bois courbés, typiques des jardins japonais. » (Source linternaute.com)
Et pour terminer cette promenade fleurie, voici le Jardin des Plantes qui bientôt s’animera des figures de que nous avions tant aimé l’été dernier. En attendant, l’on peut admirer ici (entre autres) une espèce qui failli disparaître : La tulipe sylvestre. Cette plante vivace prospère dans les milieux cultivés et produit des fleurs jaune vif au printemps. Elle devient de plus en plus rare notamment à cause des herbicides.
« Depuis 1991, le Jardin botanique de Nantes étudie une population de tulipes. Pour cela une parcelle de vigne a été reconstituée et est cultivée avec les techniques selon les rythmes pratiqués autrefois dans le vignoble nantais. Des relevés sont effectués tous les ans pour suivre l’évolution du nombre de tulipes qui fleurissent et donc l’évolution de cette population. » (Source doc pdf jardins.nantes)
Un seul regret, celui de devoir choisir parmi toutes ces photos…Pendant mon séjour j’ai pu observer chaque jour la nature se transformer, les feuilles absentes du soir et présentes le lendemain matin, les couleurs changer au gré des heures de la journée. Le printemps est sans doute l’un des moments privilégié pour nous aussi nous ouvrir au monde et de nous mettre « en état » de nous émerveiller.
Nantes, jardins et parcs, avril 2015
Photographies Louis-Paul Fallot
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mercredi, 11 février 2015
Ici, entre mer et monts
Le Fleuve, rive droite, rive gauche et,
de chaque côté des villages perchés.
Ici, c’est la vallée vers les vallées;
les Alpes, maritimes et provençale.
Un fleuve, des rivières,une Nationale,
un train mythique, des gares, des viaducs,
et encore des villages d’en bas, d’en haut,
entre ici Nice et là-bas Digne.
On dit toujours « la 202 » et « le Train des Pignes » (*) ,
Voie traversante du littoral, du moyen, du haut pays.
Ici, se parlent la mer, les monts et les montagnes…
Et là-bas dans le proche lointain, les neiges.
Les neiges du Mercantour…
La Plaine du Var et les montagnes du Mercantour
Photographie Louis-Paul Fallot, janvier 2015
(*) La route nationale 202, ou RN 202 permettait de relier la Côte d’Azur aux Alpes et a connu plusieurs itinéraires. Transalpine vers la Savoie par les cols de la Cayolle et de Barcelonnette puis de l’aéroport de Nice jusqu’à Barême dans les Alpes de hautes Provence. Dédoublée à plusieurs endroits et renommée RD 6202 dans les Alpes-Maritimes et RD 4202 dans les Alpes-de-Haute-Provence, elle subsiste officiellement aujourd’hui entre Saint-Benoît à Barrême.
Connue sous le nom de Train des Pignes, c’est la seule ligne encore existante de l’ancien réseau de la Compagnie des Chemins de fer du Sud de la France. Elle est aujourd’hui la propriété de la société des Chemins de fer de Provence et relie Nice à Digne. Il y a un an (le 8 février), un rocher de 20 tonnes percutait le train Saint Benoit et Annot et fit . fit deux morts et plusieurs blessés. La tradition du Train des Pignes perdure également grâce à une association (GECP) qui entretient et fait rouler le Train à vapeur de Puget-Théniers à Annot de mai à octobre.
"à la gare de Nice Lingostière"
Photographie Louis-Paul Fallot
J’ai publié ici et à plusieurs occasions des Notes et des photos sur les villages et paysages le long de la 202 ainsi que sur la loco à vapeur et le Train des Pignes. C’est le trajet que nous empruntons pour nous rendre de Nice à Méailles.
C'est aussi la thématique de mon livre photographique "de mer à monts" paru en 2009 aux éditions Baie des Anges.
Publié dans Découvrir, Mes poèmes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : plaine du var, mercantour, la 202, route nationale, train des pignes, village, de mer à monts | 07:28 |
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samedi, 31 janvier 2015
Une artiste à St Paul de Vence (Kiki Giuliana)
L'Atelier de Kiki Giuliana à Saint Paul de Vence
Photographie Louis-Paul Fallot
Je vous emmène sur les hauteurs de St Paul de Vence...dans un atelier d'artiste.
Kiki Giuliana dans son atelier d'artiste à Saint Paul de Vence
Photographie Louis-Paul Fallot
L’œuvre sera bien là, quelque soit le résultat lorsque va s’ouvrir la porte du four à céramique. Je ne suis pas prêt d’oublier cette série de grands "plats rouges recousus" exposés dans l’atelier de mon amie Jacquie au Haut de Cagnes en novembre 2009; ce fut pour moi un gros coup de cœur et je ne fus pas le seul !
Kiki joue avec la terre, avec les terres. Elle se dit proche de l'idée qu'on se fait d'un alchimiste parce qu'elle est en permanence en recherche, tant pour les oxydes, les cuissons, les formes, tout ce qui lui permet de créer ses pièces uniques peut-on lire sur le blogue Donner à Voir. (1)
Depuis, je suis devenu ami avec Kiki, l’un des premiers artistes inscrits sur un papier qui ne se voulait alors qu’ébauche d’un projet photographique et qui est devenu un livre (2) . Kiki est une artiste discrète, vous ne la verrez que peu sur les réseaux sociaux. Et pour la voir dans son atelier, il faut aller se perdre dans les collines boisées sur les hauteurs de Saint Paul de Vence.
"Kiki Giuliana est céramiste, elle vit et travaille à St Paul de Vence peut-on lire dans mon livre "(2) . Elle sculpte et apprivoise patiemment la terre dans son atelier proche de la Fondation Maeght où elle a pu jadis y rencontrer de nombreux artistes tels que Miro, Chagall, Tobiasse, Verdet… Elle a aussi fréquenté à l’école d’art plastique de Monaco la grande céramiste Daphné Corregan et elle a effectué des stages chez Violette Adjiman . Son travail est reconnu par les collectionneurs au-delà des frontières.
"Près de 40 artistes œuvrent à l’intérieur et à l’extérieur des remparts de Saint-Paul de Vence. L’exposition de printemps au Musée de Saint-Paul de Vence leur est consacrée. Chaque année, deux artistes vont investir les lieux. Ce sera en 2015, la céramiste Kiki Giuliana et l’artiste peintre Laurent Deprez qui présentent leurs dernières créations." (3)
J’ai pris les photos qui illustrent cette Note au tout début de l’été 2013. C’était une magnifique journée de juin. La lumière, filtrée par les grands arbres venait baigner l’atelier et à travers la fenêtre magnifier la grande jarre. Façonnée d'imaginaire, de souffrances et de réparations, suspendue aux quatre angles d'une structure métallique comme aux lois de l'univers, sa "Jarra" nous parle de liberté dans l'enracinement. Chacun peut alors boire à "La Jarra" ce don du partage qui relie chaque fragment, chaque crochet rouillé, chaque reflet de vie, comme la gage d'une expérience unique de communion dans la simplicité. écrit Corinne Paolini dans un texte sur cette œuvre majeure de Kiki Giuliana. (4)
La grande majorité des clichés furent pris en fin de matinée avant que nous organisions dehors un pique-nique entre amis.
Une partie des photos (en noir et blanc) furent transmises à Michel des éditions Baie des Anges et vous pourrez les voir en pages 22 et 23 de mon livre "Objectif Artistes" (2) . Je conservais soigneusement, comme pour les autres artistes les autres photos et c’est avec plaisir que j’en transmis quelques unes - à la demande de Kiki - et dont l'une fut choisie pour réaliser affiche et invitation de cette exposition qui se déroulera du lundi 2 février 2015 au samedi 2 mai 2015. (3)
(1) L'alchimie de Kiki Giuliana sur le blogue "Donner à Voir"
(2) "Objectif Artistes", aux éditions Baie des Anges dans la collection Carte Blanche & noire
(3) Source et informations : Muséé & Office du tourisme de St Paul de Vence
(4) Voir le site d et les œuvres de l’artiste sur son site kikigiuliana.com
Publié dans Art, Découvrir | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : artiste, kiki giuliana, saint paul de vence, exposition, livre, objectif artistes | 05:00 |
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vendredi, 19 décembre 2014
Le village des chats (Ilonse)

Photographies Louis-Paul Fallot, prises lors de la 6ème édition du Festivous à Ilonse le dimanche 24 août 2014
Sur son piton, après onze kilomètres de route en lacets à partir de la Tinée, Ilonse paraît hors du temps, comme oublié écrit Robert Bistolfi dans la revue Sourgentin n° 175 (2). On y apprend qu’Ilonse a été le dernier village de la Tinée relié à la vallée par une route carrossable en 1948 et que le guide touristique de la même année se borne à indiquer que la patrie de Raymond Féraud est perdue dans la montagne. (3)
Ce sera mon village « coup de cœur » pour cette année 2014 ! On l’appelle le village des chats et chaque année s’y tient un Festival occitan, le Festivous. A cette occasion, en 2014, s’est aussi déroulé dans ce village perché de la Tinée le "Mourra Moundo", 1ère rencontre culturelle internationale des joueurs de mourra. (1)
Nous avons découvert ce village cet été à l’occasion du Festivous où nous avions rendez-vous sur le stand de mon éditeur (4) . Et un festival occitan au retour du pays breton, voilà qui ne pouvait pas mieux tomber !
Le terme FestiVous fait référence au double sens de « Vous ».
-« Vous » en occitan signifie « voix ». L’appellation de ce festival permettrait donc de rappeler l’intermédiaire de la voix, moyen d’expression (chant, théâtre, contes, film).
-Le « Vous » en français prend à partie le spectateur ; chacun devant se sentir acteur du festival. (Extrait du Dossier de presse du FestiVous)
Nous avons – tout au long de ce dimanche- visité le village, fait de belles rencontres, gouté aux produits du pays et assisté à de beaux spectacles. Ce fût vraiment une belle journée!

Difficile de choisir les photos illustrant cette Note mais vous pourrez visionner l’album web
LE VILLAGE DES CHATS
en cliquant sur ce lien
(1) « La mourra, la morra, la mourre…Plusieurs vocables pour une même passion celle de l’amour d’un jeu, d’une comédie. Un jeu de main, mais pas de vilains. Un jeu de poings ou de points. Un jeu fascinant qui remonte à la nuit des temps. » Cliquez pour lire l’histoire et règle de ce jeu
(2) Voir le blogue de Pascal Colleta
(3) Ce n'est qu'au XIème siècle qu’Ilonse, appelé Yloncia, apparait pour la première fois sur des documents. Ilonse est la patrie de Raymond Féraud, moine troubadour, auteur d'un grand poème provençal composé vers 1300 " La Vida de San Honorat". (Extrait du site Ilonse.fr )
(4) Le livre de Pascal Colleta, illustré par Louis Pastorelli "esba – Histoires de sorcellerie à Ilonse en Tinée" était la nouveauté présentée à cette occasion sur le stand des éditions Baie des anges
Quelques autres liens consulté sur Internet:
Mourra dei quatre cantouns : Association intercommunale qui regroupe les villages de Pierlas, Thiery et Ilonse, dans les Alpes-Maritimes. Son président est Pascal Colletta
Lou Sourgentin "C’est le magazine de référence des amoureux du Pays niçois" : Revue culturelle bilingue français-nissart, il parait 5 fois par an.
Racines du pays Niçois : Entretien avec Pascal Colleta
Photographies Louis-Paul Fallot, prises lors de la 6ème édition du Festivous à Ilonse le dimanche 24 août 2014
Publié dans Découvrir | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : coup de coeur 2014, village, ilonse, festivous, mourra, éditions baie des anges | 11:22 |
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