20.05.2016
Tourner les mai (Les fêtes de printemps)
Je vous ai présenté sur ce blogue "Les fêtes de printemps" qui commencent dès fin mars par le Festin des cougourdons. Les fêtes des mai sont ensuite célébrées dans de nombreuses communes comme Cagnes ou Menton mais ce sont à Nice qu’elles durent le plus longtemps, célébrées chaque dimanche (et il y en a cinq cette année) dans les jardins des arènes de Cimiez et aussi dans les quartiers niçois. En cliquant sur les liens hypertextes, vous pourrez lire ou relire quelques autres Notes publiées sur ce blogue.
"A l’origine, cette fête traditionnelle était liée à la déesse de la terre. On abattait un pin dans la forêt et on l'ornait de fleurs et de banderoles pour l’installer dans le temple. Le pin représentait le Dieu Attis , endormi pendant les longues nuits d’hiver et réveillé par la Déesse Cybèle au printemps, pour fêter le renouveau de la nature. "Tourner les mai" signifie, depuis le moyen-âge, danser autour d’un tronc d’arbre surmonté d’une couronne de fleurs. "(Source : Histoire de Nice sur le site chezpipo.fr)
A Cimiez, on vient en famille piqueniquer à l’ombre des oliviers sur table ou sur herbe en dégustant un pan bagnat ou une part de socca – le nom vient d’entrer au dictionnaire ! - pendant que sur l’estrade se succèdent des groupes comme celui de mes amis de Nice la Belle et de leurs invités venus de Provence.
Sur la pelouse, on peut se familiariser avec les jeux populaires comme le pilou ou la mourra… et sur les bords sont dressés sous les bâches bleues et rouges les stands des associations culturelles qui mettent en valeur le patrimoine local comme celui des éditeurs locaux que je connais bien et où les auteurs de la région se retrouvent dans une ambiance très bon enfant.
Puis ce sera l’heure d’élire la Reine des mai avant de terminer la journée avec le balèti.
Et du baletti, il en était un que nous ne voulions pas manquer à l'occasion cette année d'un mai dans le quartier populaire de Nice St Roch.
Crédit photos: Louis-Paul Fallot: mai 2015 et mai 2016 pour la dernière photo avec le
Balèti pour les mai de quartier à St Roch avec le groupe Gigi de Nissa
Publié dans Découvrir, Nice | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : mai, cimiez, fêtes, printemps, nice la belle, st roch, gigi de nissa | 16:14 | Facebook | Imprimer
01.05.2016
Le carrousel et la mémoire ouvrière
Le muguet vient surtout de la région nantaise mais le 1er mai c’est surtout cela : « la lutte pour la dignité ». Aujourd’hui, près du carrousel sur l’île de Nantes – là où il y avait les chantiers navals - les enfants courent sur la grande cale et les gens passent devant cette plaque mais peu s’y arrêtent pour lire la mémoire ouvrière. C’est aussi la mienne et j’ai baigné depuis mon enfance dans les 1er mai populaires. A Nantes qui était alors la ville des chantiers de construction navale...manif et muguet, tel était le 1er mai.
Publié dans Découvrir, Nantes | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : un blog revisité, 10 ans, anniversaire de ce blog, nantes, chantier naval, 1er mai | 10:26 | Facebook | Imprimer
18.03.2016
Autour du poème Liberté (Paul Eluard et Fernand Léger en dialogue)
Du film culte d’Alain Resnais - Mon oncle d’Amérique - où des vers du poème sont récités à la chanson - sur une musique signée de Marc Lavoine et Richard Mortier - de l’édition 2016 des Enfoirés pour les Restos du coeur , on ne compte plus les déclinaisons du célèbre poème de Paul Eluard. Et ce poème a une résonnance particulière dans la France d’après janvier et novembre 2015. A Biot – au musée Fernand Léger- une exposition retrace l’histoire de ce poème à travers l’amitié entre les deux hommes.
Ces trois photos sont celles d'une seule œuvre: "la tapisserie exposée et réalisée d’après Liberté, poème-objet édité par Pierre Seghers en 1953. Basse lisse, point d’Aubusson, tissé en avril 1963 dans les Ateliers Tabard Frères et sœurs, Aubusson. Donation de Nadia Léger et Georges Bauquier en 1969. Misée national Fernand Léger." (Texte de l'exposition)
Ce poème d’Eluard fait partie d’un recueil clandestin "Poésie et vérité 1942" et devient l’un des emblèmes de la Résistance. Il sera édité en 1945 par Les Editions de Minuit.
"En juin 1942, paraît à Alger, dans la revue Fontaine, créée par Max-Paul Fouchet, un poème signé Paul Eluard et intitulé Une seule pensée. Tout au long des vingt et une strophes et jusqu’au vers final qui livre le thème du poème, la liberté, le poète semble s’adresser à une femme, qu’on devinerait être Nusch, sa compagne de l’époque. Eluard racontera plus tard : « Je pensais révéler pour conclure le nom de la femme que j’aimais, à qui ce poème était destiné. Mais je me suis vite aperçu que le seul mot que j’avais en tête était le mot Liberté...»(...)"
Extrait du texte Liberté, 1942 - Poème de résistance
Liberté, Paul Eluard, non daté, manuscrit,
encre sur papier quadrillé
Saint-Denis, musée d’art et d’histoire
En 1953, un an après la mort du poète, l’éditeur Pierre Seghers sollicite Fernand Léger pour réaliser une édition limitée et illustrée de Liberté. Le livre est tiré à 226 exemplaires et connaît un succès immédiat. Il se présente comme une grande frise enluminée, pliée en accordéon, qui peut être feuilletée ou déployée en volume. (extrait texte de l’exposition)
En 2015, le musée national Fernand Léger a pu acquérir la première édition de ce précieux ouvrage. On peut encore (expo prolongée jusqu’au 21 mars) voir à Biot au Musée Fernand Léger l’exposition "Autour du poème Liberté. Paul Eluard et Fernand Léger en dialogue" et "consacrée à l'amitié qui a lié le poète Paul Eluard à Fernand Léger et à leur commun engagement pour un art vrai, à la fois réaliste et poétique."
J’ai pris les photos illustrant cette Note le 6 mars 2016. Ce jour-là s’est aussi déroulée - dans le cadre des manifestations du Printemps des Poètes - une mise en espace "Autour du poème Liberté" avec Isabelle Servol et la Compagnie Théâtre de Lumière ainsi que les Studios Actuels de la Danse. Le tableau "Les Constructeurs" (Huile sur toile 300 x 228 cm) que l’on voit sur le mur fait partie de la collection permanente du musée Fernand Léger.
Photographies Louis-Paul Fallot, Musée Fernand Léger le 6 mars 2016
LIENS:
Le site du musée national Fernand Léger à Biot
Le fond Paul Eluard au musée d’art et d’histoire de St Denis
"Au rendez-vous allemand" de Paul Eluard aux Éditions de Minuit
Le site de La Compagnie du Théâtre De Lumière
Le site des Restos du cœur
Publié dans Art, Découvrir, Texte choisi | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : poème, liberté, fernand léger, musée, biot, pierre seghers, isabelle servol, paul éluard, printemps des poètes | 12:31 | Facebook | Imprimer