dimanche, 14 septembre 2014
Page 104...et "états d'âme"
Avec légèreté, la romancière brosse le portrait d’une société qui aurait tout à gagner à ne pas se couper de la terre et à prendre soin de ses anciens. Psychologies magazine (extrait de la 4ème de couverture)
C’est l’un de mes livres de cet été...Réjouissant en ces temps ! La photographie a été prise il y a quelques semaines dans la campagne de Kerguilloté, à Quimiac; là, je reviens de Haute-Provence où nous avons aussi fait de belles rencontres dans la montagne encore verdoyante.
J'avoue avoir un peu de mal à "poser mes valises", à retrouver la ville et mon actualité (pour ne pas évoquer celle du monde...).
Je sais que cela se nomme " états d’âme " et je sais aussi que nos états d'âme sont une porte vers l'éveil (Christophe André).
...Merci de vos passages et de vos commentaires.
"Elle pose le plat sur la table. Il fait la grimace.
– Vous n’aimez pas les rutabagas ?
– Si, mais ce sont eux qui ne m’aiment pas.
– J’ai mis un peu de bicarbonate.
– Ah bon, pourquoi ?
– ça annule les effets indésirables, les ballonnements…
– Vous pensez vraiment que ça marche, ce truc-là ?
– ça fait une différence, vous verrez.
– J’espère. Elle s’amuse.
– Sinon, nous irons boire un café dehors, après le dîner. Vous serez plus tranquille. Avec de la chance, il de devrait plus pleuvoir? Ferdinand pense à Henriette. Avec elle, il ne rigolait jamais avec ça.
Après dîner, ils sont sortis. Pas à cause des rutabagas – le bicarbonate, a priori, c’est efficaces contre les gaz-, mais parce que Cornélius a réclamé bruyamment un peu d’attention. C’est un âne très indépendant, qui entre et sort quand il veut de son box, fait le tour de la ferme, passe beaucoup de temps à étudier la façon d’ouvrir les portes et les barrières, surtouts celles qui mènent aux potagers, mais, le soir venu, il veut qu’on vienne lui dire bonsoir avant de se coucher. Comme un enfant."
"Et puis, Paulette… " de Barbara Constantine
Pages 104/105, édition Le Livre de Poche
Publié dans Livre, Photo, Texte choisi | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : livre, barbara constantine, et puis paulette, extrait, âne, ferme | 09:50 |
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jeudi, 04 septembre 2014
Rêves poétiques à Paimboeuf
La Loire à Paimboeuf, photographies Louis-Paul Fallot, 2014
Le quai, la jetée, le phare ou encore la cale du grand fer à cheval nous rappellent le passé prestigieux de Paimboeuf, du temps où St Nazaire n’était qu’un village de pêcheurs ! C’était l’avant-port de Nantes et n’est-ce pas ici, à Paimboeuf, qu’un gamin nommé Jules Verne, rêvant d’océan et d’horizons lointains fut "rattrapé" par son père alors qu'il s'était embarqué clandestinement, à Nantes, à bord d'un voilier transatlantique ?
Et en exergue du site Internet de la ville de Paimboeuf, une citation du grand poète andalou Rafael Alberti Il est des portes sur la mer que l'on ouvre avec des mots.
D’une maison d’artiste à la façade changeante aux poèmes des enfants flottant dans un "jardin étoilé", il sera beaucoup question de poésie et d’horizon lointain en ce bel après-midi de fin juillet.
Des récits de Loire et d’ailleurs tout au long du fleuve dont j’ai voulu partager quelques unes de mes photographies dans cette série. Une Note fleuve pour un estuaire qui m’ entraine à chaque mise en page vers d’autres découvertes, des histoires, des arts, des paysages... Ce que j'aime dans les voyages, c'est l'étonnement du retour écrivait Stendhal.
Il me faut faire une pause dans ces récits sur l’Estuaire ; je les reprendrais en alternance avec d’autres billets et pour que mes lecteurs s’y retrouvent, je garderais lors de leur parution la référence à cette « Note fleuve pour un estuaire ». Mais je suis heureux de cette série, même inachevée. J’avais eu l’an passé la même envie au retour d’un autre séjour breton. Mais ma priorité était à l’époque mon livre, un projet passionnant mais qui me demanda beaucoup de temps et d’énergie.
J’ai aussi envie de vous emmener vers d’autres rivages et d’autres terres. Alternance donc entre cette série et d’autres billets, et toujours dans cet esprit d'un "mode été", ….à bientôt.
Estuaire de La Loire à Paimboeuf
Photographies Louis-Paul Fallot, 2014
Publié dans Art, Découvrir, N&B, Voyage | Lien permanent | Commentaires (12) | Tags : carnet de vacances été 2014, bretagne, estuaire, paimboeuf, jardin étoilé, dominique leroy, une note fleuve pour un estuaire, photographies, n&b | 10:44 |
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samedi, 30 août 2014
Entre mer et estuaire
Comme s’il veillait sur les lieux, "le serpent d’océan de Huang Yong Ping "commence - ou termine - le parcours d’Art contemporain le long de la Loire. Certains le nomment le « Dragon de Mindin et l’on devine qu’il a traversé les mers pour venir échouer sa gueule démesurée sur cette plage.
Voir pourrez lire en bas de Note un extrait de la fiche de présentation de l'œuvre.
Le Serpent d'océan à la pointe de Mindin
Photographie Louis-Paul Fallot, juillet 2014
Ici, le spectacle est saisissant sur l’estuaire, les plages, le pont et au fond la ville de Saint Nazaire...
...et ses grands ensembles architecturaux portuaires, revisités eux aussi par d’autres œuvres d’art comme les Triangles rouges de Varini .
La mer commence son ballet marin sur l’estran, dans les lumières du ciel de fin d’après-midi et des mouvements de la marée montante qui ne cessent de faire bouger les paysages. Nous y restons un bon moment sur cette promenade du littoral aménagé à St Brévin les Pins.
Mes yeux se fixent sur ces étranges bâtisses de bois sur pilotis et encore cette fois, je me dis que les pêcheries que l’on trouve tout au long de cette côte de Jade sont un thème inépuisable de sujets pour les photographes.
Illustrations:
Pointe de Mindin à St Brévin les Pins et le Serpent d'Océan
Photographies Louis-Paul Fallot - juillet 2014
Extrait de la fiche sur le site de présentation de l’œuvre de Huang Yong Ping sur le site estuaire.info/fr/.
"(…) En faisant apparaître sur les rives de l’Europe une des figures majeures de la mythologie chinoise, Huang Yong Ping aborde, comme souvent dans son travail, les notions d’identité et d’hybridité culturelle. La question environnementale est également très présente dans son art où il met régulièrement au jour le paradoxe de l’homme sciant la branche sur laquelle il est assis, tiraillé entre capacités créatrices et pulsions destructrices. C’est une des lectures possibles de cette œuvre. Positionné sur l’estran, le squelette apparaît au rythme de la marée, et accueillera, peu à peu, faune et flore marines."
Publié dans Art, Découvrir, Voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : carnet de vacances été 2014, bretagne, estuaire, saint brévin, huang yong ping, serpent d’océan, une note fleuve pour un estuaire | 10:20 |
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