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21.02.2018

Un jour sur le Cours Saleya


Les fleurs sont les premières gouttes de pluie de l’éternel.
Christian Bobin

 

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Il pleut et c’est jour de bataille de fleur, la première de l’édition 2018 du Carnaval de Nice.
Le Cours Saleya et ses restaurants se sont vidés de tous les touristes - aux panchos de pluie style Happy Days in Paris - qui se sont pressés du côté des billetteries, laissant le marché des fruits et légumes du matin aux mains des jets puissants qui nettoient le cours et dont l’eau vient se mêler à celle de la pluie. La pluie qui s’arrête mais le cours reste désert; le spectacle est ailleurs du côté de la Place Masséna.
C’est jour de bataille de fleurs mais je préfère regarder celles du marché aux fleurs. Ici comme au corso, c’est le temps du mimosa et je pense à L’homme-joie de Bobin: Je ne peux pas te parler du mimosa puisque tu n’es plus là. Mais le mimosa, lui, me parle très bien de toi : tout ce qui est délicat a traversé le pays des morts avant de nous atteindre.

C’est jour de bataille de fleur et je suis loin du monde des touristes et du carnaval.
Un pigeon se promène et semble lui aussi apprécier la quiétude toute provisoire du lieu. "J'aime observer et photographier les pigeons"...ai-je écrit et je me souviens d’une Note illustrée de leurs photos. Mots d’amour en était le titre avec plein de belles citations dans la note et aussi dans les commentaires.  L’écriture doit venir nous chercher où nous sommes, nous sortir de la tombe de nos vies, faire revenir dans nos veines le sang vieil or de l’amour a aussi écrit Christian Bobin.

 

Les citations de Christian Bobin:  Les deux premières sont extraites de "L’homme-joie" et la dernière de "Un bruit de balançoire", éditions L’Iconoclaste.

La Note Mots d’amour à lire sur ce blogue


Illustration : marché aux fleurs du Cours Saleya à Nice, le 17 février 2018, photo Louis-Paul Fallot

29.04.2015

La pluie ruisselant sur les vitres


Dominique Loreau a une véritable fascination pour la pluie. Aussi, durant quelque dix années, elle a répertorié textes littéraires, poèmes, haïkus et musiques qui ont accompagné les différentes pluies qu'elle a aimées à travers le monde. (Extrait de la 4ème de couverture)


 

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La pluie ruisselant sur les vitres
Photographie Louis-Paul Fallot, avril 2015




"Contempler la pluie est un exercice spirituel qui approfondit en nous ce sentiment du monde comme un miracle, comme une porte ouvrant sur l’insondable.


La pluie ruisselant sur les vitres semble se poser ente nous et le monde. C’est comme si elle annonçait de façon indéfinissable mais sûre un renouvellement, une régénération de tout notre être. Elle nous cerne et nous rappelle les profondeurs et les ténuités de la vie. Joies, peine, ennui, extase…tout ceci s’inscrit dans son spectacle.

Avec la pluie, nous percevons la subtilité de notre être ainsi que celle de l’Univers. Nous nous sentons soudain plus riches, nous avons envie de nous surpasser.

Idéal de solitude, la pluie peut nous inciter à suivre, dans son plein essor, le fantôme de notre nature imaginaire : un fantôme qui nous  rendrait la vérité et l’énergie de notre être, qui nous ressusciterait à la vie."
 
Aimer la pluie, aimer la vie de Dominique Loreau , pages 152/153, J’AI LU