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29.04.2020

"Ma vie est un voyage" un texte de mon ami Robert



Un texte de mon ami Robert de Nice comme j'aime en publier sur ce blogue.
A sa lecture,  m'est revenu de suite cette photo, pour moi  comme une "évidence".
À toutes et à tous, mon absence sur ce blogue, ainsi que mes passages sur vos sites sont liés d'une part à des problèmes de santé personnels ainsi qu'à des difficultés de connexion à Internet. Un grand merci à toutes celles et ceux qui continuent de visiter ce blogue.  

 

 

Voyage_DSC_0239_LP Fallot.jpg

 

 

Ma vie est un voyage.

‘’J‘aurais pu le dire’’... La vie, est-ce un voyage ? Je ne sors pas souvent de chez moi; aller en voyage ce n’est pas pour moi, au mieux, je ne peux que les rêver. Si je voyage beaucoup c’est devant la télé... Je me contente de ce qu’a vécu un autre. Ou encore, de ce qu’il a filmé cet autre. Est-ce mon âge, ou bien ma conscience, J’aurais pu être un bon voyageur je pense. Bizarre, que ça me soit venu à l’esprit, Je pense avoir toujours rêvé ma vie, J’ai pourtant, des chaussures et deux pieds. Un jour, je me lèverai, et je partirai. Oui, il faudrait un jour que je m’amuse, Qu’il n’y ait pas que mes semelles que j’use, Quand je saurai vraiment, comment faire, J’irai un peu partout dans l’univers. Je sais, j’aime voyager, mais sans but précis, J’aime profiter de chaque endroit où je suis. Dans le passé, je l’ai fait devant la télé. J’ai pris le temps de visiter, de tout regarder, Puis je sais, que je me ferais des amis, Bien d’autres comme moi en auraient envie, On prendrait l’avion pour quelque part, Comme si c’était pour nous, un nouveau départ. « …Et puis un jour on les fait ces voyages, courses éperdues à la recherche de quelque chose, un vide à combler ? envies non satisfaites, vie monotone… L’équilibre perdu, le besoin de le retrouver ailleurs, en s’en grisant démesurément. Portant c’est en nous qu’est le plus beau voyage, celui que l’on racontera lorsque la vieillesse nous le dira. Le voyage de la vie, d’une vie, car nous n’en avons qu’une, même si elle comporte mille étapes. Elle sera la nôtre, notre histoire, le voyage de la vie. Court pour certains, long pour d’autres, chacun fera le sien !

Robert de Nice, 10 octobre 2019


Illustration:  Saint Guilhem du désert , Photographie Louis-Paul Fallot

12.09.2018

Un texte né d’une image

 

A11522.jpgUn texte est né de cette photo…  a écrit mon ami Robert après publication sur un "réseau social" d’ une photo que j’avais choisie et qui est aussi la couverture d’un livre que j’aime beaucoup (voir en bas de Note). Le partage de la couverture de ce livre lui  a inspiré  le texte suivant.   
Merci à lui de me permettre de le partager ici.  





La peur de perdre.
Nous sommes bien régis par nos sentiments, c’est le lot de tous les humains.
Nous vivons avec le signe de l’attachement, sous  le signe du lien (*) ; celui qui nous attache à ce qui a de la valeur à nos yeux, que nous aimons. Lorsque l’enfant nait, il attrape le doigt de ses parents et ne le lâchera plus jamais. Il en sera de même de tout ce qu’il va aimer.
L’attachement. Ce qui lie les êtres les uns aux autres avec une force inexplicable.  La valeur réelle du mot ‘’Amour’’. Tout ce qui nous est cher ne l’est pas par la valeur du prix, mais par la valeur de l’attachement que nous lui avons donné. 
Presque tous nous avons perdu…Quelqu’un, quelque chose, une espérance, comme une déchirure, ce qui devient une mort, un départ sans retour. C’est bien cette déchirure qui donne la souffrance inévitable, blessure profonde jusqu’au fond de l’âme. Une difficulté d’acceptation. Lorsque le lien est fort, il attache les sentiments, les colle comme une chose qui n’en font plus qu’une, lié à tout jamais. Uni jusqu’ au fond de l’âme l’un à l’autre. Les déchirures portent cette souffrance, inéluctable qui ronge, laissant la sensation d’une amputation, blessure sévère chez les humains. Dieu merci, le temps apaise,  en laissant la cicatrice mémorisée,  rappelant que la vie doit continuer, acceptant que « c’est comme çà « ’’. Ô faiblesse humaine,...  combien tu nous meurtris face à l’adversité. J’ai soigné cette passion par une autre comme une compensation, aimant la seconde comme j’aimais la première, calmant l’âme blessée, par une substitution. La spiritualité est venue à mon aide, pour voir ailleurs, voir plus loin, de plus haut, plus en profondeur, et ainsi rendre le mal moins douloureux. Aujourd’hui je sais que plus rien ne meurt, que tout se crée ou se recrée.    

Robert de Nice, le 23 aout 2018                                            

 (*) Boris Cyrulnik? Sous le signe du lien, Hachette, “Pluriel”, 1997


En illustration la couverture du  livre: Christian Bobin -  Édouard Boubat
"Donne-moi quelque chose qui ne meurt pas", Gallimard