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16.01.2017

L'hiver il fait froid… et l'été il fait chaud… quelle nouveauté !


Ce n'est pas la saison qui tue le pauvre, c'est l'inhumanité de notre société.


Hiver_Photo LP Fallot.jpg

 



Oui l'hiver il fait froid… et l'été il fait chaud… quelle nouveauté ! (1)

Comme nous sommes devenus de plus en plus démunis et assistés, il nous faut des règlements et des décisions publiques pour gérer notre manque de bon sens.
Et oui quand il fait chaud toutes les créatures vivantes savent qu'il faut se mettre à l'ombre et quand il fait froid se mettre à l'abri.
Mais nous il faut qu'on nous le dise…
Il y a du verglas… zut ! Ça glisse…!
Il y a tellement d'associations de toutes sortes qui se créent pour pouvoir se donner bonne conscience (voire même s'ériger en maître de conscience) et même défendre toutes les victimes et les causes du monde, qu'on pourrait créer une association des victimes du temps (bon ou mauvais) et qui pourrait porter plainte contre… le temps !
Nous sommes devenus une société de ramollis vivant sous assistance mentale totale. S'il n'y avait pas la télé pour nous dire qu'on peut s'enrhumer dans les courants d'air où irions-nous?
A vivre sans péril… on ne vit plus…
Et pendant ce temps là des gens s'entretuent, des réfugiés se noient, des pauvres meurent de faim et d'indifférence.
Certains politiques même, s'aperçoivent qu'il y a des sdf, oui, dehors, dans la rue… Mon bon monsieur… dans nos rues…. Et alors tout d'un coup il faut se pencher sur leurs souffrances.
Comme si on les avait attendus pour le faire. Comme si on avait besoin de leurs appels pour donner à manger, pour réconforter, pour couvrir et pour abriter … Ça fait bien longtemps que nous le faisons, et chaque jour…. Encore faudrait-il qu'ils viennent voir et qu'ils s'y intéressent en dehors des temps d'émotion programmée.
Ce n'est pas la saison qui tue le pauvre, c'est l'inhumanité de notre société.
Si l'on arrêtait de faire du sentimentalisme sirupeux, pour faire de l'entraide solidaire ? Réelle et efficace. Qu'il fasse chaud ou froid.
"La charité est la caresse miséricordieuse du Seigneur" disait le pape François dans son discours aux Caritas.
Alors prenons le temps d'être chacun là où nous sommes, la caresse du Seigneur pour celui ou celle qui a besoin. Sans tambour ni trompette mais durablement et efficacement.

Père Gil Florini

Curé de Saint Pierre d'Arène

 

(1) Merci au Père Gil Florini de m’ autoriser à reproduire ici son texte publié à l’origine sur les réseaux sociaux le 12 janvier 2017.  "Si l'on arrêtait de faire du sentimentalisme sirupeux, pour faire de l'entraide solidaire ? Réelle et efficace. Qu'il fasse chaud ou froid"  écrit-il dans ce texte. Je voudrais ajouter que ce prêtre est à l’origine d’actions concrètes de solidarité! Comme celle de la création d’un restaurant solidaire à Nice, dans le sous-sol de l’église St Pierre d’Arènes  - dont il est le curé - où, non seulement on mange très bien pour 11 euros (3 plats) mais qu’une partie de cette somme finance le repas de personnes démunies qui peuvent venir déjeuner anonymement au milieu des autres clients. 
"Ici, des bénévoles assurent le service. En cuisine, un ancien chef d'un hôtel quatre étoiles concocte le menu en jonglant entre les fournisseurs et les dons de la grande distribution. Sous ses ordres, huit commis en réinsertion professionnelle" peut lire sur le site francetvinfo.
"
Le but est vraiment que les gens se mélangent au niveau du travail, au niveau du service et au niveau de la table", assure le curé de l'église Saint Pierre d'Arène, Gil Florini sur ce même site.

 

18.07.2016

Silence

 

Recueillement pour Nice-Photo LP Fallot.jpg
Antibes le 18 juillet 2016 à 12h, photographie Louis-Paul Fallot 




"Merci à toutes celles et ceux qui se sont inquiétés et se sont manifestés pour demander des nouvelles ou écrire un petit mot de pensée et d’amitié sur les réseaux sociaux, par texto, téléphone, courriel… "  Voilà les seuls mots que j’ai pu écrire publiquement et à ce jour depuis cette nuit d’un 14 juillet 2016.

Alors et pour le temps qu’il faudra, comme l’écrit mon amie des blogues Ariaga : Silence

Et ce jour à midi, je voulais vraiment un moment de recueillement, dans la peine, la dignité et le respect. Ce fut le cas ici à Antibes. C’était sur la place des Martyrs et de la Résistance et ces deux mots sont lourds de sens dans ma famille.
Au même moment s’élevaient au loin les sirènes des bateaux du port Vauban.