mardi, mai 08, 2012

Un poème de Robert Desnos

 

 

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PhotosLP Fallot - Mai 2012 en Haute-provence

 

 

L’iris au bord du rivage
Se reflétait dans l’étang,
Bel iris sauvage
Qui rêves au beau temps.
Iris mes beaux yeux
Tu parfumes les draps blancs,
Iris merveilleux,
Iris au bord de l’étang.

 

Robert DESNOS

Recueil : "Chantefleurs"

 

Robert Desnos est un poète français, né le 4 juillet 1900 à Paris et mort du typhus le 8 juin 1945 au camp de concentration de Theresienstadt, en Tchécoslovaquie à peine libéré du joug de l’Allemagne nazie.

 

Lire la suite sur le site Un jour Un poème.

 

 

Et aussi sur ce blogue en ce 8 mai 2012, ne jamais oublier:

Déportés, torturés, fusillés…, j’écris ton nom liberté.

 

 

lundi, mai 07, 2012

Acte 1 d'un nouveau printemps

 

 

Acte 1 d'un nouveau printemps-PhotosLP.jpg

 

PhotosLP prise le 6 mai 2012 en Haute-Provence.

 

A très bientôt pour d'autres photos de ce très joli mois de mai!

 

samedi, avril 28, 2012

Dialogue animalier

 

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PhotosLP Fallot - Le long de la Cagne, le 27 Avril 2012

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vendredi, avril 27, 2012

Un peu d’histoire : L’origine du 1er mai

 

 

Manifestation-PhotosLP.jpg

PhotosLP : Manifestation à Nice pour les retraites en octobre 2010

 

L'idée du Premier Mai est d'origine américaine. En octobre 1884, la fédération syndicale américaine de l'époque, la Fédération of organised Trades and Labor Unions, réunie à Chicago, décide de placer à l'ordre du jour la conquête de la journée de huit heures. Dans ce but, elle fixe une journée nationale de grève au 1er mai 1886. Le Congrès suivant, réuni en décembre 1885, à Washington, confirme cette décision. Il ajoute que la réduction du temps de travail serait soumise à la signature des employeurs ; la grève ne serait déclarée que dans les usines dont les patrons n'accepteraient pas les huit heures.

Une grande agitation est développée dans tout le pays par voie de meetings et de manifestations. Des grèves éclatent le ler mai 1886 à de nombreux endroits. A Chicago, une provocation policière aboutit, le 4 mai, au lancement d'une bombe contre des agents qui voulaient disperser une réunion de grévistes à Haymarkel. Quatre dirigeants ouvriers, anarchistes, accusés à tort d'avoir organisé l'attentat, sont condamnés à mort et exécutés ; un cinquième, condamné également à mort, se suicide. Le sang de ces martyrs a donné une signification toute spéciale à la journée du Premier Mai. (…)

La Gauche n°15, 27 avril 1957 (Extrait de Ernest Mandel Archives Internet )

  

 

 

Et sur ce blogue, à lire ou relire, une Note plus personnelle sur "mes 1er mai

jeudi, avril 26, 2012

Une anecdote de Julien Gracq

 

Ballade à Trentemoult (3)

 

Ballade à Trentemoult-PhotosLP  (20).jpg

 

 

Dans ses Lettrines ,  cahier de notes tenu au jour le jour, Julien Gracq raconte :

 

 

J’ai lu autrefois, dans un recueil de l’ « Académie de Nantes », une anecdote qui m’a paru avoir partie liée avec l’âme de cette ville bizarre. À la fin du siècle dernier vivait à Trentemoult (nom qui déjà me charme), village chanteur de pêcheurs, de mariniers et de pilotes bâti sur la rive sud du fleuve, en face des quais, un ménage de pêcheurs, composé de Jean et d’Ernestine. Il existait encore à ce moment dans le fleuve une île minuscule appelée, dit-on, île Mahon, assez proche des quais, et que les dragages ont emportée depuis belle lurette. Jean avait sous les peupliers sa modeste cabane, où il rangeait son petit attirail de filets et de bosselles : il était censé pêcher là les anguilles ; mais, non sans quelque motif, Ernestine, solide commère, et responsable de la caisse du ménage, soupçonnait son époux inassidu de planter là trop souvent son occupation évangélique pour se glisser dans son bachot sous le couvert de l’île jusqu’au quai de la Fosse tout proche, où l’engloutissait quelque débit de muscadet. C’est pourquoi Ernestine, cinq ou six fois par jour, torchés les marmots, mise à cuire la soupe, sortait de sa bourrine trentemousine, allait se camper les poings sur les hanches à l’extrême pointe de la grève, et appelait, ou plutôt hurlait en direction des peupliers (cinq cent mètres) : « Jean ! » Sur quoi un vocable excédé et non moins énergique, sans désemparer, retraversait la Loire à son adresse : « M…! »

Cela dura, paraît-il, quarante ans, et fit partie du fond sonore du quai de la Fosse aussi intimement que le ferraillement du transbordeur ou le chuintement des locomotives tirant leur express au ralenti au-delà de la gare de La Bourse. Et l’histoire a beau être poudrée de gros sel, l’arche imperturbable de ce dialogue conjugal enjambant la Loire pendant un demi-siècle, bien au-dessus des longs courriers, des remorqueurs, des cargos de sucre ou de cacao, avec la moitié de la ville pour théâtre et pour témoin édifié à la fois de la sainteté et des épreuves du mariage, continue de m’enchanter.

Julien Gracq, Lettrines 2

 

Ballade à Trentemoult-PhotosLP  (19).jpg

 

A propos de Nantes et de Julien Gracq, vous pouvez aussi  lire sur ce blogue  La forme d’une ville .

mercredi, avril 25, 2012

Appel à soutenir le C.A.L.M.E de Cabris

  A mes lectrices et lecteurs :

Association  soutien au CALME de Cabris.JPGSans aucune hésitation, je diffère mes Notes en attente sur ce blogue pour reproduire  ici l’intégralité de l’éditorial de l’Association de Soutien au CALME de Cabris. Car je ne serais pas ici   à écrire ces lignes sans l’équipe du CALME. C’est à Cabris que j’ai pu un jour de septembre 2003 mettre un début de fin à ma souffrance et entrer dans cette Nouvelle vie que j’évoque si souvent. Cette (re) naissance  a commencée dans « La Maison du CALME ». J’ai de la chance, beaucoup de chance d’être en vie aujourd’hui. Mais combien de malades sont encore dans la souffrance ? Combien existent-ils de lieux d’espoir comme celui du CALME dans notre pays ? Sa disparition serait dramatique pour combien de malades et leur famille ? Et pas seulement dans les Alpes-Maritimes ! C’est pourquoi je vous demande de lire attentivement le texte qui suit et de relayer  l’appel de l’Association   de Soutien au CALME de Cabris ainsi que la soutenir: Le C.A.L.M.E a besoin de nous !

 

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vendredi, avril 20, 2012

Le choix d’un vote

 

Il vient une heure où protester ne suffit plus ;

après la philosophie, il faut l’action ;

 la vive force achève ce que l’idée a ébauché.

Victor Hugo – Les Misérables, tome 4

 

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J’ai eu la chance de vivre mon enfance dans une famille où l’on ne transigeait pas avec les valeurs humaines. Où l’on m’en  expliquait le pourquoi et aussi  les combats qui ont fait de notre pays la France un  modèle envié de démocratie. Parmi ces valeurs, le droit de vote, acquis de haute lutte.

J’aurais une pensée très émue au moment de glisser mon bulletin de vote dans l’urne. Pour mon Papa qui nous a quitté brusquement il y a dix ans au lendemain d’un sinistre premier tour de scrutin.  Pour ma sœur partie il y a quelques mois. Pour ma Maman à qui je te téléphonerais dimanche;  pour toute ma famille où nous partageons au-delà de nos différences les mêmes valeurs de fraternité et de solidarité. 

Mes valeurs  ont pour moi le nom d’Humanisme. Jusque dans la pratique de mon art, la photographie, ce sont ces valeurs que j’aime et que je recherche.

Ces valeurs ont trop été mise à mal ces dernières années.  Je n'ai donc pas fait cette fois mon choix comme de coutume qui veut qu’au 1er tour on choisit et au 2ème on élimine.
Une élection présidentielle n’est pas que rassemblements populaires, je choisis  l’espoir porté par un candidat  qui porte  de remettre ces valeurs  au cœur de la politique française et de la vie quotidienne des gens. En rassemblant autour de ces valeurs!

En ces temps marqués par la faillite d’un système uniquement basé sur le profit,  il est plus que temps de remettre au premier plan et à tous les niveaux de la société  l'être humain.  

 

Illustration: PhotosLP Fallot, musée des Beaux-Arts de Nantes