21.07.2014

S'il pleuvait des larmes (Boris Vian)



J'ai déjà publié ce texte le 19 juin 2009;  malheureusement, je le  trouve bien d’actualité en ces jours. J’ai changé la photo d’illustration.


S'il pleuvait des larmes_PhotosLP Fallot.JPG

Illustration: Sculpture de Colette Hayoz, Galerie Art Seiller à St Paul de Vence
Photographie Louis-Paul Fallot - 2014

 

 

S'il pleuvait des larmes
Lorsque meurt un amour
S'il pleuvait des larmes
Lorsque des cœurs sont lourds

Sur la terre entière,
Pendant quarante jours
Des larmes amères
Engloutiraient les tours.

S'il pleuvait des larmes
Lorsque meurt un enfant
S'il pleuvait des larmes
Pour rire des méchants

Sur la terre entière et glacée
En flots gris et glacés
Des larmes amères
Rouleraient le passé.

S'il pleuvait des larmes
Quand on tue les cœurs purs
S'il pleuvait des larmes
Quand on crève sous les murs

Sur la terre entière
Il y aurait le déluge
Des larmes amères,
Des coupables et des juges. 

S'il pleuvait des larmes
Chaque fois que la mort
Brandissant ses armes
Fait sauter les décors

Sur la terre entière
Il n'y aurait plus rien
Qu’les larmes amères
Des deuils du destin.

 

Boris Vian

Extrait de  "Textes et Chansons", page 116 - Christian Bourgois Editeur, 1975

 

 

17.07.2014

Vitamine V (sur un texte de Christophe André)

 

N comme Nature-PhotosLP Fallot (5).JPG



Cet été, nous aurons toutes et tous envie d’emmagasiner une dose de vitamines D en profitant
- avec modération - des rayons du soleil d’été. Mais il est une autre vitamine, beaucoup moins connu et  qui peut nous apporter un vrai bien être. Je la connaissais ainsi que ses bienfaits sans toutefois pouvoir la nommer ! Voilà, c’est fait et cela grâce à l’un des livres du bon docteur André, à la lettre N (N comme Nature)de son  Abécédaire de psychologie positive.(Voir en bas de cette Note). Un extrait illustré de quelques-unes de mes dernières photographies "vitaminées" prises en Haute-Provence.

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12.07.2014

Il est…

 

Haute-Provence-juin 2014-PhotosLP Fallot.jpg

 Illustration: Haute-Provence, juin 2014
Texte et photographies Louis-Paul Fallot

 

Il est...

Il est des temps

Seule la route vaut le détour
D’une saison retrouvée
Aux premières heures d’un été

Il est  un temps pour le matin
Et ses lumières caressantes
Le tapis d’un champ 

S’emmêlent le pistil et le grain

Il est des chants
Qui annoncent des retours
Vers des terres quelque peu oubliées

L’oiseau en voisin vous salue bien

Il est lieux comme des êtres
Ceux que l’on aime et chérit
Parce qu’ils existent  et
Nous
Remplissent le cœur avec un rien
 

Il est de ces images d’enfance
Que
L’on retrouve à mille lieux
Parce qu’une porte s’est ouverte
Dans notre boite à souvenirs

Il est des moments dans l’an
Quand
La vie  nous renvoie
A l’essentiel de nos vies
Fait de ces  instants saisis

 

05.07.2014

La poésie des chats

 
A l’entrée de la maison de Méailles,
j’assiste toujours avec étonnement à cet étrange ballet
de quelques pas entre "dehors et dedans".   


Les chats maison de Méailles-PhotosLP Fallot.jpg

Les chats à Méailles fin juin 2014
Photographie Louis-Paul Fallot, 

Les chats de Méailles qu’à chaque séjour je continue à photographier…J’en ai parlé dans un texte qui accompagne  une première série photographique publiée il  y a plusieurs années sur la Saison 2, un blogue  consacré à ce village de Haute-Provence. Mais cette Note se veut surtout  un  hommage à l’ouvrage de Willy Ronis que je viens (enfin) de m’offrir. Un  livre intimiste : Nous pénétrons avec les Chats de Willy Ronis dans son univers  familial ; nous revoyons avec émotion le décor baigné de lumières de la maison de Gordes, là même où  le photographe humaniste  pris l’un de ses plus célèbres clichés, le Nu Provencal.  C’est Colette Fellous qui signe la magnifique  préface de l’ouvrage où elle évoque les chats avant de nous parler de ceux photographiés par Willy Ronis : 

Oui, les chats restent là, tout près de nous, ils bougent lentement et veillent sur nous, même quand ils ont l’air de regarder ailleurs, loin, très loin. (…) On croirait qu’ils nous chuchotent de ne jamais oublier que la beauté est partout et qu’il faut simplement prendre le temps d’entrer en conversation avec elle. Ils savent transformer en poème le moindre décor, ils sont parfois eux-mêmes un bout de ce poème. (Extrait, page 6).

Le livre "Les Chats" de Willy Ronis avec la préface de Colette Fellous est édité chez  Flammarion.

Couv - les chats de willy ronis.JPG

 

La 4ème de couverture :

« Les chats de Willy sont magnifiques, venez les rencontrer, faites-les entrer à votre tour dans votre vie. On ne comprend même pas comment il a réussi à les saisir au vol, à traquer leur vérité intime, à les faire exister dans leur plus haute simplicité. Il faut être un immense artiste pour laisser ainsi parler les chats, sans les trahir, sans exagérer, sans faire joli. Avoir été juste là, toujours à la bonne place, avec le geste prompt, c'est sans doute son secret et son art. (...) Sur chaque photo, passe le grain de la vie, le souffle de l'air, l'odeur même des saisons, c'est incroyable. (...) Cette traversée d'un pan de la vie de Willy Ronis à travers le regard de ses chats est à la fois un pur moment de tendresse et une déclaration d'amour qu'il fait à la vie. » Colette Fellous