Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

mercredi, 24 octobre 2012

Il y a dans notre vie...

 

Bateau à Nantes-PhotosLP Fallot.jpg

 

"Il y a dans notre vie des matins privilégiés où l’avertissement nous parvient, où dès l’éveil résonne pour nous, à travers une flânerie désœuvrée qui se prolonge, une note plus grave, comme on s’attarde, le cœur brouillé, à manier un à un les objets familiers de sa chambre à l’instant d’un grand départ. Quelque chose comme une alerte lointaine se glisse jusqu’à nous dans ce vide clair du matin plus rempli de présages que les songes; c’est peut-être le bruit d’un pas isolé sur le pavé des rues, ou le premier cri d’un oiseau parvenu faiblement à travers le dernier sommeil; mais ce bruit de pas éveille dans l’âme une résonance de cathédrale vide, ce cri passe comme sur les espaces du large, et l’oreille se tend dans le silence sur un vide en nous qui soudain n’a pas plus d’écho que la mer. Notre âme s’est purgée de ses rumeurs et du brouhaha de foule qui l’habite; une note fondamentale se réjouit en elle qui en éveille l’exacte capacité." 

Extrait du livre de Julien Gracq, Le Rivage des Syrtes, page 109
Les éditions José Corti, 1951

 

dimanche, 23 septembre 2012

La Sérénité pour ce jour

L’art accompagne mes années depuis ma sortie du C.A.L.M.E en 2003. Pas seulement la photographie, les arts. Je continue dans ma quête de Nouvelle vie à découvrir le formidable outil de résilience qu’est l’expression artistique, écrivais-je sur ce Carnet et dans une Note dont le titre - L’Art, la Vie - résumait bien ce que j’écris ce jour. L’art m’apaise, me libère de l’orgueil, surtout me relie au monde et m’ouvre l’esprit.  Voilà une des choses importantes que j’avais envie d’écrire en ce jour si particulier.

 

abstinence,anniversaire,dépendance,alcoolisme,nouvelle vie,photo,art |

Sculptures d’Emmanuel Michel, (Franchement Art 2012) Citadelle de Villefranche sur Mer,

Septembre 2012 -Photo Louis-Paul Fallot

 

 

C’est peu me direz-vous. Je ne veux pas écrire pour écrire. Non que mes précédents billets des "23 septembre" étaient des « obligés » bien au contraire. Ils sont là et je n’en changerais pas un mot. Je les lis, les relis et espère que les mots de ce langage du coeur continuent parfois à apporter réconfort et espoir.

 

Lire la suite