vendredi, septembre 23, 2011
Le langage du cœur
Parce que nous sommes frères dans la souffrance
et que nos outils communs de délivrance
ne sont efficaces que dans la mesure où
nous les transmettons constamment à d’autres,
notre mode de communication
a toujours été le langage du cœur.
Partager, le mot n’est pas anodin. J’ai eu durant les mois qui ont précédé mon séjour à Cabris de rares moments où je sortais de mon isolement. C’était dans ces groupes de paroles où j’ai pu- inconsciemment au début-jeter les bases de ce que serait mon futur rétablissement. Quelque chose me poussait à quitter le monde de l’obscure et du désordre intérieur et je sais maintenant quecelam’a sans doute sauvé la vie. Ces instants brefs étaient comme une porte un tout petit peu ouverte dans une pièce d’insoutenable souffrance. Je sais aussi aujourd’hui que c’est l’instinct de vie qui guidait vers un ailleurs ces pas hésitants. Tout cela, je le raconteun peudans mes Notes anniversaires.
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mercredi, août 31, 2011
A l’ombre (ou la lumière) du platane
Un texte de Dominique W
A l’ombre (ou la lumière) du platane
A quelques heures de mes sept saisons en abstinence (1) , je me suis assis sur un banc à la couleur bleu ciel. Le vent se frayait un passage à travers les feuilles, pour aller se perdre peut être, se poser ailleurs sûrement ou tout simplement mourir contre une façade gris claire d'une vieille bâtisse encore debout malgré les avanies du temps qui passe. Une musique se précisait entre les feuilles, un chant mélodieux passait par un trou au milieu d'un vieux platane.
J'étais assis, heureux, le visage caressé par le soleil, assis au même endroit où dans un temps passé et pas si lointain, je gisais ivre mort.
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lundi, octobre 25, 2010
Comprendre les addictions
Lu cet excellent article dans les Chroniques du Mag de Libération de ce week-end. (en date des 23 et 24 octobre 2010).
Il présente les travaux du professeur Pier Vincenzo Piazza qui dirige le Neurocentre Magendie de l’Inserm à l’université de Bordeaux-II, un des plus grands laboratoires de recherches français sur la neurobiologie du comportement.
J’y vois un pas de plus pour reconnaître la maladie et lutter contre elle mais aussi contre ces idées qui peuvent encore persister sur les comportements déviants, le vice, le manque de volonté …
«Comment le cerveau devient-il toxicomane ?» Par CORNNE BENSIMON
Pier Vincenzo Piazza dirige le Neurocentre Magendie de l’Inserm à l’université de Bordeaux-II, un des plus grands laboratoires de recherches français sur la neurobiologie du comportement.
«Comment le cerveau devient-il toxicomane ? Je travaille à cette question depuis une vingtaine d’années. A l’origine, il y a une surprise : la science médicale ne reconnaît pas officiellement la toxicomanie comme une maladie. Elle laisse ainsi courir l’idée, populaire, que ce mal relève d’un comportement déviant, un vice engageant la volonté du sujet, et sur lequel la société peut agir par la prohibition et la répression. Les travaux menés au cours de la dernière décennie sur la neurobiologie des addictions, notamment dans mon laboratoire, montrent que cette conception est idéologique et non scientifique. La toxicomanie est une maladie qui se développe à la faveur de vulnérabilités physiologiques. Elle met en œuvre des modifications cérébrales tout aussi hors de contrôle du drogué que le sont les altérations immunitaires chez le sujet infecté par le VIH.
«Grace à des expériences sur le rat, corroborées par des études chez l’homme, nous avons montré qu’il y a une distinction fondamentale entre le consommateur régulier d’un psychotrope et le toxicomane, individu incapable de contrôler sa prise de drogue, et qui va la rechercher quoi qu’il en coûte pour sa santé, son travail, ses finances. Les deux comportements sont l’expression de deux vulnérabilités différentes du cerveau à la drogue. Dans le premier cas, les circuits neuronaux normalement dédiés à l’appréciation du plaisir (sexe, nourriture) sont hypersensibles à la drogue qui procure alors un plaisir extraordinaire. Il s’agit là d’une vulnérabilité au psychotrope. Elle n’entraîne pas nécessairement la toxicomanie qui suppose une vulnérabilité supplémentaire : chez le toxicomane, la drogue diminue la plasticité du cerveau, sa capacité à réagir à de nouveaux stimuli. Ainsi, le toxicomane ne peut pas renoncer à sa dose, même si le prix à payer est délirant.
«Le toxicomane est un malade, et doit être identifié comme tel. On peut lui offrir des seringues dans des salles d’injection comme il va s’en ouvrir à Paris, mais il lui faut des soins. Il faut repenser la rationalité de la frontière entre drogues légales et illégales : ce mécanisme toxicomanogène est aussi activé par l’alcool et le tabac.»
A lire également :
Sur Sud Ouest.fr du 28 juillet 2010
Des chercheurs bordelais ouvrent la voie à de nouveaux traitements contre la toxicomanie
Sur 20 minutes.fr
« Les addictions sont des pathologies »
Photo: Pier Vincenzo Piazza©Inserm
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vendredi, août 27, 2010
Un arbre près de la rivière
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vendredi, novembre 13, 2009
Ciné toujours
Mise à jour du samedi 14 novembre:
Il y a celles et ceux qui ont vu le film vendredi soir.
Il y a les "magnéto Serge" et qui regarderont ce film ce week-end.
Enfin, il y a une rediffusion dans une semaine, le 20 novembre à 14h45.
Si vous souhaitez déposer quelques mots, j'ouvre les commentaires.
Et je recopie celui de Robert, un beau témoignage.
Ciné toujours mais à la télé ce soir!
Petit rappel, pour vous recommander un film ce vendredi sur Arte à 20H45 :
«Un singe sur le dos » de Jacques Maillot
De la dépendance au rétablissement.
Voir aussi ma Note "Aujourd'hui, j'ai six ans"
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lundi, septembre 28, 2009
Chronique d'un lundi
DEFIFOTO DU LUNDI : ABNEGATION
J’avais pratiquement pris ma décision de ne pas participer à ce « défifoto »
Le mot est si souvent associer à sacrifice, il n’est pas de « mon sac à mots ».
Je préfère les synonymes que sont dévouement, désintéressement, renoncement, humilité, générosité.
J’ai par contre bien compris que c’était l ‘antonyme des mots arrivisme, égoïsme, égocentrisme.
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mercredi, septembre 23, 2009
Aujourd’hui, j’ai 6 ans
les éditions demos
Aujourd’hui, j’ai 6 ans.
Je fête mon anniversaire, celui de ma Nouvelle Vie.
Cela paraitra quelque peu surprenant à mes nouveaux lecteurs (J’en profite pour les remercier), J’ai créé ce Blog en 2006 et chaque 23 septembre, je publie une Note
Je ne suis pas le seul, des milliers de gens de par le monde soufflent ainsi leurs bougies.
A cette occasion, ils témoignent de leur vécu, de leur vie avant et après l'alcool.
Ce sont des messages, à la fois de gratitude et d’espoir comme celui de Dominique W que j’ai publié ici le mois dernier.
Ils le font avec émotion, conscient du miracle d’être en vie, n’oubliant pas d’où ils viennent et qu’il importe de poursuivre au quotidien leur relèvement.
Ils racontent en sachant que d’autres sont encore dans la souffrance de l’alcool ou de l’alcool de l’autre. Que peut-être, ils s’identifieront à un fragment de leur histoire et auront l’envie de quitter cette spirale infernale pour entrer dans celle du rétablissement. L'envie de vie, en lieu et place du déni.
Car non seulement ils verront des visages transformés mais ils entendront cette phrase « oui c’est possible » !
Aujourd’hui, j’ai 6 ans.
Je me souviens du livre du Dr Dodson que beaucoup de parents ont lu et qui écrivit le best-seller « Tout se joue avant 6 ans ». Il traite de l’importance des premières années de la vie du jeune enfant.
Ce n’est certes pas exact avec la maladie alcoolique. Tout se joue chaque jour en ne prenant pas ce premier verre qui déclenche la mécanique infernale pour celui qui est devenu dépendant. Dominique Autié écrivait "L'alcoolique n'a pas peur de l'abstinence, juste froid aux yeux".
Mais arrêter de boire est une chose, se construire une vie heureuse sans alcool en est une autre. Et ces six années auront été déterminantes en ce qui me concerne sur le chemin de ce que j’appelle ma Nouvelle vie.
Si j’évoque le livre du psychologue américain, c’est que j’ai profondément ressenti ce cheminement du « petit enfant ».
A ma sortie du CALME, je disais toujours « comme un bébé ».
Comme un bébé, (ré) apprendre à m’alimenter mais d’une autre nourriture que ces poisons liquides ou solides. (Je me suis fait soigner d'une double dépendance.)
Comme un bébé, au début se concentrer sur soi-même et mon bien être au quotidien, me ménager, me reposer, tous ces gestes simples oubliés dans le désordre d’une vie qui n’en était plus une.
Puis comme un bébé, apprendre à marcher mais vers d’autres lieux que ceux des rayons vins et spiritueux ou des comptoirs de bar.
Apprendre à lire, à écrire en retrouvant à force d’exercices ces facultés mentales bien mises à mal par les ravages de la maladie.
Apprendre à compter. D’abord les jours d’abstinence puis les dates anniversaires soigneusement notées chaque mois sur le calendrier mural.
Puis comme un bébé, se socialiser, partir sur les chemins de l’école de Nouvelle vie, entreprendre le long apprentissage de la découverte de Soi.
Apprendre à aimer, à s’aimer.
Mais un bébé a besoin des autres, d’attention, de soins. Les adultes sont là pour cela.
C’est à ces femmes et hommes qui se sont trouvés à un moment près de moi pour m'accompagner que je pense ce jour. Militants des associations, médecins et infirmières, collègues de travail, famille, amis.
Le jeune enfant reçoit des compliments, des encouragements.
Le dépendant en rétablissement reçoit son premier cadeau. Celui de voir un jour l’image de son visage, propre, sans rougeurs ni boursouflure, souriant. Le bonheur qui se lit aussi sur les visages de ceux qui vous aiment.
Il voit beaucoup de promesses se réaliser. Il ne renie pas son passé, il en assume les conséquences. Cela met des années et il lui faut affronter bien d’autres peurs mais il se refait petit à petit une vie. Son abstinence est un choix, car il a retrouvé ce libre choix qu’il avait perdu. Il n’est pas non plus un zombie ou un extra-terrestre. Il a ses joies et ses souffrances mais ses émotions ne le mènent plus vers « le produit ».
Il vit et s’ouvre à la vie.
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mercredi, août 19, 2009
Variation sur la même main
Un texte de Dominique W
Variation sur la même main
A l’aube de ma cinquième année sans alcool, je me suis levé la main tendue vers le volet de ma chambre jaune aux persiennes bleues, j’ai poussé délicatement le battant, mes yeux partant à la recherche d’un lever de soleil, dans l’attente des premiers rayons déposés sur le dos de mes voisines, quelques vaches blanches et noires, mon échiquier matinal bien en place, j’ai respiré à poumons déployés, j’ai remercié la vie. J’ai souri. J’ai déposé un regard amoureux sur mon épouse encore endormie, la caressant du regard, me souvenant à quels tourments j’avais pu l’exposer.
Je suis allé préparer le café. Ma seconde pensée fût pour Dominique Autié et Louis-Paul, compagnons d’Abstinence et toutes celles et ceux que ma route avait croisés que ce soit à l’Hôpital, sur le forum du Doc Dupagne, une oasis pour celui qui n’en peut plus d’avoir soif à en crever.
C’est à l’hôpital que j’ai trouvé les premières mains tendues, Marie Anne, Patrick, Gilbert, Anne-Marie, Jean, André, une liste de prénoms, des Anonymes qui ne le seraient plus longtemps.
En ces temps-là, ma main était le centre de mes turpitudes, elle exprimait tout mon désespoir. Ma main n’existait que pour tenir un verre, jour et nuit. Toute autre utilité était inexistante. Je broyais mes phalanges d’impuissance, tordues de douleurs, je regardais ma main tremblotante, persuadée que c’était une illusion d’optique, seuls les ivrognes tremblent. Je n’étais pas de ces gens-là, mes mains, pourtant chaque jour m’indiquaient la direction. Je cherchais les preuves de mon alcoolisme, je les tenais dans mes mains. Mais nous ne sommes pas faits pour tenir le désespoir entre nos mains, nous sommes faits d’une autre espérance. J’étais perdu.
J’ai regardé impuissant de nombreux jours mes mains, à pleurer. Aussi folle soit l’idée de pouvoir poser mon cerveau à côté de mon verre, juste pour souffler un peu, aussi vrai est que j’ai rêvé que mes mains se cassent dans un dernier fracas, comme un verre sur le carrelage bleu et gris d’une cuisine glacée. J’avais perdu la main de ma vie. Seul un fil tenait encore à l’idée de ce qu’elle avait été. J’ai pris beaucoup de choses en main dans ma courte vie, j’ai tendu beaucoup de mains avant de me l’arracher, j’ai construit peu à peu de ce qui devait être une vie de rêve, avant de virer au drame. J’ai arraché les papiers peints de mes rêves multicolores à coup d’alcool, ne comprenant pas à quel point avec mes murs si fragiles, j’allais tout détruire. J’y suis presque parvenu.
Ma main est tombée, une dernière fois sur le tapis de mon existence, il y a déjà cinq ans. A cet instant, entre Terre et Ciel, la roulette s’est arrêtée de tourner, et j’ai entendu souffler à mon oreille :
Alors soit tu t’arrêtes de jouer ta vie, ou c’est ton dernier lancement de dés. Le jeu est fini, tu as posé toutes tes cartes, tu es épuisé, alors si tu veux crever, vas y, un dernier verre sur la tempe, et roule misère !
Ma réponse fût : « Comment vais-je faire ? »
Accepte les mains qui te son tendues, accroches toi comme tu peux et tu t’extirperas de ton enfer. Une fois, posé sur le bas côté de ton existence, reprends des forces, laisse revenir la vie dans tes Mains. Un jour, tu reconstruiras. Tes murs seront solides, tes couleurs chatoyantes. Un autre jour, plus tard, tu ouvriras aussi tes volets roses sur les persiennes bleues de ton existence, et tu seras heureux d’être là, juste là, à ta place, celle qui t’est réservée au milieu de ceux qui t’aiment. Alors, ceux qui t’ont tendu la main et qui sont aujourd’hui dans la joie de te voir pousser tes volets comme un gamin qui vient d’apprendre à faire ses premiers pas, viendront à ta table partager ton bonheur. Ta vie t’appartient.
Aujourd’hui, en ce jour d’Anniversaire je lève et tend ma main à celui qui veut la prendre. Demain vous appartient.
Dominique W, le 10 août 2009
@@@
Je me permets de rajouter ces quelques mots et liens en publiant ce mercredi et avec une très grande joie ce nouveau texte de Dominique W.
Il y a un an, nous écrivions: Dominique W et moi avons fait connaissance en nous rendant sur le Blog de Dominique Autié. Il nous manque, à tous les deux, à beaucoup d’autres internautes comme en témoignent les écrits lus, ici et là sur la Toile.Mais il manque certainement encore plus à toutes celles et ceux qui venaient, dans sa rubrique Alcoolisme abstinent de son Blog chercher soit un début d’espoir, soit la force de poursuivre leur chemin, celui de l’abstinence heureuse.Nous nous inscrivons dans la fraternité qu’il définissait si bien, qu’il vivait si justement, nous continuons nos vies, ainsi nous témoignons pour l’Espoir, tout en lui rendant hommage.C’est le sens de cette publication.
C'est toujours ce même sens qui nous anime.
LIENS sur ce Blog:
Et au milieu coule une rivière....
LIEN SUR LE Blog de Dominique Autié:
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mardi, mars 10, 2009
Les jeunes et l’alcool
Rajout du vendredi 13 mars:
Les commentaires déposés sur cette Note sont très riches, je remercie celles et ceux qui ont écrit leurs mots, leur avis, leur expérience ici.
Je vous invite à les lire.
J'ai aussi rajouté quelques réflexions personnelles sur ce sujet qui me tient à coeur.
LP
Il n’y a pas que les autoroutes et leurs stations où il sera plus difficile – du moins à certaines heures – de faire d’autres pleins que ceux d’essence !
Il y a une autre autoroute appelée Internet et là aussi il y a danger.
Plutôt qu’une longue Note, j’ai préféré mettre ci-après et en lien l’émission de France Inter ainsi que le texte publié en octobre 2008 par la Défenseure des enfants. Je termine par un lien vers une de mes Notes rédigée en 2006.

photo : Pierre, 24 ans, réside actuellement à l’Hôpital Paul Brousse dans l’espace « addictologies ».
© Thibaut Cavaillès
Un Dossier sur France Inter:
A écouter attentivement Michel Reynaud, spécialiste des addictologies à l’hôpital Paul Brousse à propos de la publicité pour l’alcool sur Internet qui évidemment ciblera en priorité les adolescents. (1’46" Thibaut Cavaillès)
Un texte ...d'octobre 2008:
La Défenseure des enfants exprime sa profonde préoccupation sur le projet d’autoriser la publicité de boissons alcoolisées sur Internet
Alors que des annonces très positives de renforcement de la lutte contre l’alcoolisation des mineurs viennent d’être présentées par le Gouvernement dans le projet de loi « Hôpital Patients Santé et Territoires » le 23 octobre dernier, la perspective de la modification de la loi Evin qui autoriserait la diffusion de publicités pour des boissons alcoolisées sur Internet, média le plus utilisé par les enfants et les adolescents, ne peut que constituer un brouillage du message courageux gouvernemental sur un sujet de Santé publique majeur.
Les conditions proposées pour atténuer les effets de ces possibilités offertes aux alcooliers (messages sanitaires visibles, prohibition des spams et des pop-ups, interdiction sur les sites dédiés à la jeunesse et au sport) ne satisfont pas la Défenseure des enfants qui rappelle les chiffres très inquiétants des effets de l’alcoolisation chez les jeunes :
-la consommation d’alcool s’intensifie dès la fin du collège et à 15 ans, un jeune sur trois déclare avoir déjà été ivre(1) et presque 28% des 15-19 ans disent avoir été ivres au moins plus de quatre fois dans l’année (2)
-les comas éthyliques chez des enfants de 12-13 ans ne sont plus rares aux urgences pédiatriques
L’alcoolisation est impliquée dans 16% des accidents mortels des 15-17 ans, dans des bagarres et violences sexuelles
30 à 40% des premières relations sexuelles ont lieu sous alcoolisation
Les jeunes de 16 à 17 ans dépensent chaque mois de 26 à 42 millions d’euros pour l’alcool (3)
La Défenseure des enfants rappelle que son point de vue et ses recommandations ont été exprimées sur la consommation alcoolique des jeunes dans son rapport « Adolescents en souffrance, plaidoyer pour une véritable prise en charge », remis au Président de la République en novembre 2007.
Paris, le 31 octobre 2008
(1) Patrice Huerre et François Marty, Alcool et adolescence, Hachette 2007
(2) Observatoire régional de la santé, Les jeunes en Ile-de-France, activités physiques, surpoids et conduites à risques, rapport mars 2007
(3) Rapport d’Hervé Chabalier remis au Ministre de la Santé en 2005
Le texte ci-dessus de La défenseure des enfants en format pdf
Lien vers
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mercredi, décembre 17, 2008
Les belles rencontres

Nous avons chacun de notre côté écrit sur le Net et de nos souffrances racontées sont nés des mots d’espoir. Nos chemins se sont croisés sur un Blog dont l’auteur avait par sa rubrique « alcoolisme abstinent » remplacée les mots de la honte par ceux de la preuve du possible d’une vie heureuse sans alcool.
Dominique W fêtera cette année son 5ème Noël de Nouvelle vie, moi mon 6ème. Nous avons partagé nos mots et photos déjà ici à deux reprises. (*) Des abstinences commencées pour tous les deux dans cette période qui n’est pas synonyme de joie pour tout le monde. Car la solitude, la peur, les dépressions et la souffrance ne sont pas le lot des seuls dépendants.
Mais je crois qu’il en est de même des messages d’espoir et si nous pouvons en offrir quelques uns et partager d'un peu de ce que nous appelons Nouvelle vie, nous aurons je crois déjà réussi ce Noël 2008.
Et moi aussi, je souhaite accrocher quelques guirlandes et pensées au traîneau du père Noël pour qu’il les apporte là-haut dans le monde qui est désormais celui de Dominique Autié(**). De son œuvre littéraire inachevée, de ses mots d’amitié, j’aime me souvenir.
Louis-Paul
Nota: Je n’ai pas fait lire ces lignes à Dominique W. Je partage tellement ses mots que je voulais lui en offrir également quelques uns.
(*)
Alcoolisme abstinent et Du fond du trou en août 2008
Et au milieu coule une rivière en avril 2008
(**)
Fraternellement , ma Note de juin 2008
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