Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

lundi, 19 mars 2012

La Maison du CALME

"Chaque C.A.L.M.E. est implanté près d'un petit village. Dans une « Maison » au sens où un enfant peut comprendre ce mot, et dans le sens où l'idée de « Maison » s'oppose à l'idée de Cité.(…) Pour se reconstruire, l'alcoolique doit trouver de nouveaux repères aux dimensions simplement humaines et personnelles."

Extrait de la présentation : Le cadre thérapeutique du site Internet du CALME

 

Le CALME à Cabris-PhotosLP Fallot.jpg

 

 Nous pensons qu'un banc dans un jardin a une valeur thérapeutique. »

Le Centre du CALME à Cabris

PhotosLP prise avec un "jetable" argentique en 2003 (septembre/octobre)

 

Le dimanche 26 mars 2006, je publiais ma deuxième note sur Le Blog de Louis-Paul, intitulée Nouvelle vie. Elle commençait par ces mots :

 

Lire la suite

vendredi, 23 septembre 2011

Le langage du cœur

 

Parce que nous sommes frères dans la souffrance

et que nos outils communs de délivrance

ne sont efficaces que dans la mesure où

nous les transmettons constamment à d’autres,

notre mode de communication

a toujours été le langage du cœur.

Bill W

 Langage du coeur - PhotosLP.jpg

 

Partager, le mot n’est pas anodin. J’ai eu durant les mois qui ont précédé mon séjour à Cabris de rares moments où je sortais de mon isolement. C’était dans ces groupes de paroles où j’ai pu- inconsciemment au début-jeter les bases de ce que serait mon futur rétablissement. Quelque chose me poussait à quitter le monde de l’obscure et du désordre intérieur et je sais maintenant quecelam’a sans doute sauvé la vie. Ces instants brefs étaient comme une porte un tout petit peu ouverte dans une pièce d’insoutenable souffrance. Je sais aussi aujourd’hui que c’est l’instinct de vie qui guidait vers un ailleurs ces pas hésitants. Tout cela, je le raconteun peudans mes Notes anniversaires.

Le langage du coeur-PhotosLP.jpg

 

Lire la suite

mercredi, 31 août 2011

A l’ombre (ou la lumière) du platane

alcoolisme,abstinence,dominique w

 

Un texte de Dominique W

 

A l’ombre (ou la lumière) du platane

A quelques heures de mes sept saisons en abstinence (1) , je me suis assis sur un banc à la couleur bleu ciel. Le vent se frayait un passage à travers les feuilles, pour aller se perdre peut être, se poser ailleurs sûrement ou tout simplement mourir contre une façade gris claire d'une vieille bâtisse encore debout malgré les avanies du temps qui passe. Une musique se précisait entre les feuilles, un chant mélodieux passait par un trou au milieu d'un vieux platane.
J'étais assis, heureux, le visage caressé par le soleil, assis au même endroit où dans un temps passé et pas si lointain, je gisais ivre mort.

Lire la suite

jeudi, 23 septembre 2010

La sortie

 

La matinée commence et il est presque 8 heures !

 Malgré les bruits dans le couloir – le mardi est jour de changement de chambres pour les uns, de préparatifs de départs pour d’autres-je n’ai rien entendu des va et vient en dehors de la chambre. A relire ces notes d’il y a 7 ans, je pense que cela devait faire longtemps que je n’avais dormi aussi bien.

Dehors, un beau soleil d’automne ; je me sens en forme.La veille, j’ai passé la visite médicale de sortie : poids, tension tout va bien. Petit déjeuner et un moment très attendu chaque jour, liens avec les siens : le courrier.

 9h : rendez-vous individuel avec le psy, les derniers conseils. Le lundi,  la 8ème et dernière séance d’information en alcoologie a été entièrement consacrée à l’après cure. J’ai soigneusement  noté. Tout d’abord,  bien retenir trois choses importantes : Suivre le traitement médical de plusieurs mois à base de sulfate de magnésium. Avoir toujours à l’esprit le mot « Patience » durant cette  convalescence qui devrait durer un an et pratiquer  toute la vie les exercices psycho-somatiques (La soma) ,   aide précieuse à l’apprentissage du bien-être et  à  la maîtrise de la panique.  Savoir ensuite que des phénomènes déroutants  peuvent survenir dans les mois à venir,  le plus fréquent étant le flash, cette envie subite de boire sans raison qui disparaîtra en quelques secondes après l’absorption de 2 ou 3 verres d’eau. Il y a aussi les « cuites sèches », le « tunnel »…de tout cela ne pas hésiter à parler ! Le docteur parle ensuite de cette vie qui nous attend, les points de vigilance, les rapports avec les autres,  mais surtout avec ce nouveau « soi-même ». Tout est évoqué, l’intime aussi et ce mot noté, si beau Tendresse : « s’accepter le matin et s’aimer toute la journée.»

10h, promenade dans le village, toujours à trois comme durant tout la partie du séjour où les sorties sont autorisées. Au bar et sur la place, on tourne « Une femme d’honneur ». Retour au centre et une dernière séance de « soma » sur la terrasse, exercices assis et debout. Le repas des sortants sera pris dehors, cela fait drôle d’avoir récupéré son téléphone portable. En fait, tout est un peu spécial dans ce temps « d’au revoir ». 

Je viens de passer 29 jours à Cabris. Chaque jour, j’ai essayé de tenir un carnet  et   j’ai écrit sur la dernière ligne  en date du mardi 21 octobre 2003: « 13h30-Départ. Retour à la civilisation. »

 

Illustration La sortie-PhotosLP-2010.jpg

 

LIENS :

Le centre du C.A.L.M.E   

Pourquoi ces notes, chaque 23 septembre ?