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jeudi, 06 février 2014

Nouons-nous (Emmanuelle Pagano)



C’est la 4ème de  couverture du livre d’Emmanuelle Pagano. Nouons-nous, quel joli titre pour ce livre reçu pour Noël (merci à ma sœur) et paru aux éditions P.O.L .

"L’amour plus des copeaux de bois, du produit pour les vitres, une clochette, du shampoing, des oiseaux, des écharpes, des appareils photos, des ponts, des cordes, un vélo, des instruments de musique, une canne à pêche, des brosses à cheveux, des fusils de chasse, des livres, des gélules, du carton, des lampes, des agates, des élastiques, une malle, des fruits, des lentilles de contact, des échantillons, des bateaux, des pansements, de la peinture, des arbres, des agendas, un mouchoir en tissu, du liquide vaisselle, des box, du scotch, des ballons, du savon, des soldes, une mouillette, des connexions internet, des marées, des archives, des paquets cadeaux, une pince à épiler, du mica, des mains courantes, des trams, un faon, des maquettes, un vaporisateur d’eau, des cours de médecine, des montres, des coussins brodés, des plumes, des clés, un chat, du sel, des écorces, des poupées, une émeraude, des avions, un foulard, des fleurs, des manèges, des téléphones, des crayons de couleurs, des boîtes aux lettres, une fève, des tatouages, des télés, des cartes, des miroirs, un kit de couture, des mathématiques, des chaussures, des poissons, des valises, des jeux de société, un éboulis de pierre, des bouchons auriculaires, des carnets, des bocaux en verre, des calendriers, des pantins, une table de mixage, des grains de sable, du yoga, des poids en laiton, des éclairages automatiques, un aspirateur, des trains, des fagots, des éoliennes, des insectes, et une pelote de fil."

 

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mercredi, 08 janvier 2014

Relire une Note...(méditer et partager).

 

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Un billet écrit le 31 décembre 2009 et publié le lendemain. Je l’ai relu avec plaisir…et aussi un peu par nécessité, pour aussi « poser » mes idées en ce mercredi.

 Car, comme je l’ai écrit récemment, si   j’ai pris ma décision de  poursuivre ici  "l’aventure du blogue",  je continue à consacrer beaucoup de temps à mon projet de deuxième livre.

Et çà aussi c’est « une aventure », passionnante certes mais  qui génère un  mélange de joies,  d’interrogations, d’imprévus, de doutes aussi parfois.  Alors oui, ce matin, je suis venu ici comme "dans un endroit où il fait bon se poser ".  Les photographies elles sont récentes, un sous-bois à Orvault, en décembre.



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Se poser,

me poser

 Laisser son corps se reposer, ses pensées s’alléger

Rendre son âme disponible et cultiver sa sérénité.

Sur un banc un instant, et qu'importe le lieu et le temps.

 Le temps d’un mercredi soir, coupure bienvenue d’un milieu de semaine;

d’une minute, pour un cliché d’une photo pensée.   

Le temps d’une semaine  

sur un bord de mer ou de fleuve,  d’ici ou d’ailleurs.

Le temps d’un trajet, banquette arrière d'un transport en commun.

Mais se poser n’est pas « ne rien faire ».

C’est faire autrement en prenant son temps

C’est méditer en admirant une fleur des champs

C’est sourire au visage d’un enfant

Tendre une main offrir un sourire

C’est lire un roman,  et revenir sur la page,

De la valse des mots  qui en feront l’histoire.

Laisser aller ses pensées entre rêves et réalités

C’est cette œuvre d’art, tableau ou photo

Qui nous fait voyager.

 C’est aussi écouter les autres, confronter son égo

Sans préjugés  ni juger  préférer partager.

 C’est prendre une sage décision hors des turbulences de l’indécision, de la précipitation.

 C’est inspirer expirer quand l’angoisse guette ;

marcher  sans béquilles et  apprendre à apprendre

C’est rire  de bon cœur mais ne pas cacher ses larmes.

C’est s’arrêter un instant sur le moment présent

En profiter sereinement en remerciant

D’être là aujourd’hui 

 Et se dire que sur le chemin de l’existence,

donner un sens à sa vie, c’est la vivre pour ce jour.

Bonne année à toutes et tous.

Ce Blog restera j’espère un endroit où

il fait bon se poser.

 

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jeudi, 12 décembre 2013

Les Anges de la Madone (Roman)



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C’est avec un grand plaisir que je vous présente le nouveau livre d’Ernest Di Gregorio
dont je signe les photos de première et quatrième de couverture ainsi que celles insérées dans le livre.
Ernest est  passionné de randonnée et du Mercantour. Nous avons en commun d’avoir travaillé dans la même entreprise et de pouvoir aujourd’hui consacrer plus de temps  à nos passions respectives ! Nous nous sommes naturellement retrouvés lors des salons littéraires sur les stands des éditions Baie des Anges où il a déjà publié trois autres romans dont Les Loups du Mercantour.

 


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Son nouveau roman se déroule durant la seconde guerre mondiale, entre 1940 et 1944, lorsque les lois antijuives prises par le gouvernement de Vichy sont appliquées dans le département des Alpes-Maritimes et que des Juifs sont assignés à résidence à Saint- Martin-Vésubie. Ce nouvel ouvrage, écrit dans un style épuré est donc basé sur des faits réels et contient de nombreuses anecdotes comme par exemple la rencontre avec Jean Moulin. Un roman qui mènera le lecteur du ghetto de Varsovie à Saint Martin Vésubie.  

 

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Un extrait du livre, (page 24)  et qui vous donnera, je l’espère l’envie de lire « Les Anges de la Madone » :

"Ils reprirent leur lente ascension au-dessus du sanctuaire, et parvinrent bientôt à une bifurcation. A gauche, un sentier partait vers le lac de Trécolpas par-delà le Pas des Ladres, à droite, un autre s'élançait vers le lac de Fenestre, et le col homonyme marquant la frontière entre Mercantour et Argentera. Au-delà, c'était le Val Gesso le passage obligé pour David. Ils s'arrêtèrent. C'était à cet endroit que leurs chemins se séparaient. Il avait été convenu dès le départ, que Hannah n'irait pas plus loin, et qu'elle retournerait avec François à St-Martin. Au col, ils pourraient se trouver nez à nez avec une patrouille, et ils préféraient éviter cela. David serra sa femme dans ses bras. Ils étaient seuls au monde, perdus au milieu d'un océan minéral sauvage et grandiose. Comme deux sentinelles dressées magistralement de part et d'autre du col, les cimes orientales et occidentales de Fenestre, semblaient veiller sur eux." 



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"Les Anges de la Madone" est le 22 ème titre de la collection "Roman du Sud" des éditions Baie des Anges et le dixième de la catégorie "Roman de montagne".  D’un format  14x20 cm, le  prix  de ces livres n’excédent pas les 10 euros  et ils bénéficient d’une large diffusion dans les Alpes-Maritimes, aussi bien dans la bande littorale que dans l’arrière-pays et le Var et d’une très bonne “couverture” sur internet !



Les Anges de la Madone d’ Ernest Di Gregorio

aux éditions Baie des Anges, roman du sud
ISBN N°978-2-917790-61-8 / Format 14x20 cm / 116 pages / Prix 9,90 euros
Toutes les photos sont de Louis-Paul Fallot © / www.louispaulfallot.fr  


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vendredi, 04 octobre 2013

L’arbre, source d’émotions…

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Le mois commence par la publication (sur le blogue du "défifoto")  d’une photo  autour du thème L’arbre. Et je voulais profiter de cette occasion pour évoquer ici l’une de mes lectures du moment.    J’ai finalement choisi le cliché qui me paraissait le mieux illustrer une citation d’Yves Bonnefoy en exergue du livre d’Alain Corbin, « La douceur de l’ombre » et sur laquelle peut-être, comme moi,  vous méditerez un moment:

 

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L’arbre existe sans moi. La vie sous cette forme est pure de moi, sans subjectivité, sans projection. Devant l’arbre, ma chance est d’entrer directement en contact avec l’inconnu, le pas moi.  Yves Bonnefoy.
 

 

 

 

 

 

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J’aurais pu  aussi choisir - puisqu’il s’agit de photographie - de recopier la première ligne de l’introduction  Il savait voir l’arbre », écrit Péguy à propos de Victor Hugo. Où bien encore de reproduire quelques lignes de la quatrième de couverture : Ils ont été sidérés par la présence de l'arbre. Ils ont éprouvé l'admiration, mais aussi l'horreur, inspirées par ce végétal souverain. Presque tous ont guetté, écouté, la parole de l'arbre. Certains ont espéré profiter de ses messages, en faire leur mentor. D'autres, plus rares lui ont déclaré leur amour.(…) S'étendre sous les ombrages, s'y délasser, y méditer, s'enfouir dans le végétal, s'y réfugier, y grimper... À l'époque contemporaine, certains ont tenté d'incruster leur corps dans l'écorce, en espérant que le végétal ferait croître l'empreinte…(…) Ils, pour Alain Corbin, ce sont donc  ceux qui depuis l’Antiquité   ont su «voir l'arbre» et il nous invite à une longue promenade  à la rencontre de l'arbre champêtre, de l'arbre haie, de l'arbre isolé et sauvage comme de l'arbre domestique.


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Je me suis souvenu  de tous ces arbres qui depuis mes premiers pas m’accompagnent sans que
vraiment je ne perçoive toute  la place qu’ils occupent dans mon inconscient.
Les marronniers de mes premiers pas nantais, les grands pins des forêts de l’Aude près du châlet familial, les châtaigniers du pays d’Annot pour n’en citer que quelques uns… Les arbres mais aussi l’arbre, seul, et que je photographie sans jamais me lasser à Cagnes ou à Méailles…

J’ai acheté ce livre après avoir écouté son auteur à La Grande Librairie. "Historien et spécialiste du XIXe siècle en France, Alain Corbin est connu pour son approche novatrice de l’historicité des sens et du sensible." (Extrait de la 4ème de couverture).

« Il s'agit ici de l'histoire des émotions éprouvées par des individus qui, au fil des siècles, possédaient les mots pour les dire. » Le livre est passionnant même s’il n’est pas –pour moi du moins- de lecture toujours facile. Les Notes et le Glossaire de fin d’ouvrage me seront utiles, elles  invitent le  lecteur à poursuivre ses lectures vers d’autres découvertes.

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J’ai choisi de vous présenter un extrait du chapitre IX, « L’arbre sensitif et l’empathie humaine » et
qui correspond bien à mon état d’âme et d’esprit du moment, tel que vous avez pu le découvrir dans mes  dernières  Notes. 

 

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 Extrait des  pages 167 et 168, chapitre IX:

"L’arbre qui ressent est loin d’être condamné à la seule souffrance, lui qui pense, s’émeut, se réjouît, s’exalte jouit. Les arbres, rappellent Horace et Ovide, ont été émus par Orphée dont la lyre caressante entraînait sur ses pas les chênes envoûtés, avant que ceux-ci, pour marquer   leur deuil du poète, ne se dépouillent de leur chevelure de feuillage. Il semble à Henri David Thoreau que les mélèzes du cap Cod sont heureux de décorer les flancs des montagnes rocailleuses. Dans une lettre à sa femme, Victor Hugo décrit les ormes qui s’amusent ; mais c’est Marcel Proust qui s’arrête le plus souvent sur le « bien-être » et le « sourire de l’arbre ». (…) Paul Claudel, quant à lui, évoque « l’extase heureuse » du cocotier, qui écarte ses palmes dans « le jour chaud et le long midi ». Bernardin de Saint-Pierre avait poussé plus loin l’anthropomorphisme dans ses descriptions des paysages de la nature. Chaque arbre, écrivait-il, porte avec lui un caractère particulier qui varie les scènes, et y exprime, pour ainsi dire, une passion." 
Alain Corbin, LA DOUCEUR DE L’OMBRE L’arbre, source d’émotions, de l’Antiquité à nos jours © Librairie Arthème Fayard, 2013. ISBN : 978-2-213-66165-0



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Illustrations:
Photographies Louis-Paul Fallot, arbres
 2013, Haute-Provence et Cagnes sur Mer