mardi, 19 avril 2016
Le cas Moya
Vais-je rédiger une Note sur un livre et son auteure ou bien sur celui qui fait l’objet de l’ouvrage ?
Ce sera sans doute un peu des trois en vous présentant "Le Cas Moya",
un livre de Florence Canarelli.
Les mots ou phrases en italiques sont extraites du livre.
Le cas Moya : Conférence par Florence Canarelli et Patrick Moya
au Centre Universitaire Méditerranéen à Nice le 2 février 2016
Photographies Louis-Paul Fallot
Depuis ma naissance réelle jusqu'à ma renaissance virtuelle,
tout est dit, décortiqué et analysé comme si j'étais un vrai artiste.
Patrick Moya (extrait de la préface du livre)
Commençons par celle qui, un jour d’octobre 2003, a un « coup de foudre » pour une peinture dans une Galerie niçoise (Jean Ferrero). L’artiste est là, peignant l’une de ses toiles en direct dans laquelle figure un petit personnage poétique qui ressemble étrangement à l’artiste.
La voilà fascinée, admirative mais aussi un peu agacée ! Ego énorme, envahissant, ou jeu avec l’Ego, distanciation ? Pourquoi un artiste au talent aussi évident se complaît-il dans l’admiration de lui-même, ou du moins dans la mise en scène perpétuelle de lui-même ? Devant ce fascinant cas de narcissisme assumé et érigé en œuvre d’art…l’auteure se pose de nombreuses questions et trouve avec Moya un sujet d’enquête extrêmement riche et passionnant. Elle ne le quittera plus et publiera trois ans plus tard une première version du Cas Moya sous-titré « Une psycho-journaliste dans les coulisses de l’Art »
Florence Canarelli a conservé cette introduction dans la nouvelle version du Cas Moya mais sinon cette biographie est totalement remaniée avec également une nouvelle maquette, un contenu actualisé et très étoffé avec 352 pages mêlant textes, documents et de très nombreuses photos. Je suis d’ailleurs très heureux du choix de 2 d’entres par Florence, chacune en double page.
"Moya chez lui, surveillant son Moya Land virtuel: vu par Louis-Paul Fallot", pages 240/241
et pages 314/315 ci dessous dans sa villa atelier de Nice
Le Cas Moya est un livre coloré, rempli d’images sans toutefois que l’œil ne fatigue et entre lesquelles chemine le texte de Florence, chapitré par thématiques et qui nous invite à découvrir l’univers de Moya (ou plutôt ses mondes) son histoire, son évolution artistique mais aussi ses réflexions sur l’art (le créateur et la créature)… Aux textes de l’auteure s’ajoute quatre contributions (facilement identifiables grâce à leurs pages grisées) et signées de Mario Gerosa grand spécialiste des mondes virtuels, Marco Schütz ancien journaliste devenu galeriste, Olivier Marro journaliste indépendant spécialisé dans la culture et Patrick Hubner universitaire agrégé de littérature comparée.
Pour Florence Canarelli - dans sa présentation de la conférence au CUM sur les réseaux sociaux - "Le cas Moya s’adresse à ceux qui s’intéressent à la création artistique en général, et ne connaissent pas encore Moya et à ceux qui le connaissent mais se posent des questions sur son parcours « en arborescence ». "
C’est aussi ce que l’on retrouve en quatrième de couverture du livre où l'on verra que, grâce à son travail en arborescence, Moya garde la plus grande des libertés, ce qui lui permet d'être à la fois classique et baroque, abstrait et figuratif, réel et virtuel, narcisse et généreux, amoureux des spectacles populaires comme le cirque ou le carnaval aussi bien que l'objet d'un catalogue raisonné très sérieux (et très épais) retraçant 40 ans de création.
Une réflexion personnelle : En lisant ce livre, je me souviens de la gentillesse et de la disponibilité de Patrick qui m’avait non seulement grand ouvert sa villa atelier de Nice (c’était en août 2013, je travaillais sur mon livre Objectif Artistes) mais également permis de voir les nombreuses facettes de son travail artistique et cela dans une totale liberté de prises de vues photographiques. Moya speedé comme un homme d’affaires durant toute la semaine, m’a offert ce samedi-là l’un de ses dimanches qu’évoque Florence Canarelli dans son sous-chapitre Moya peint le dimanche.
En médaillon: Avec Florence Canarelli et Patrick Moya au Festival du Livre de Nice en 2015 (photo Michel Bounous) et une photo extraite de mon livre "Objectif Artistes"

Moya me dédicace le Cas Moya - Photo Louis-Paul Fallot
Alors oui sans doute Moya veut plaire mais surtout oui, Moya est généreux et il suffit de le rencontrer dans une séance de dédicace pour s’en rendre compte.
Le livre se termine par une biographie parmi laquelle l’on trouve d’autres ouvrages sur Moya avec des textes de Florence Canarelli. Vous trouverez également ci-dessous quelques liens (parmi beaucoup) ainsi qu’une autre Note sur Moya déjà publiée sur ce blogue. Le cas Moya de Florence Canarelli avec une préface de Patrick Moya est édité par la maison d'édition Baie des Anges.
Quelques liens:
Patrick MOYA, official website
Patrick Moya touriste dans le réel et dans les mondes virtuels, blogue
On the road again, le blogue de Florence Canarelli
Site Internet de la maison d’édition Baie des Anges
Site Internet du Centre Universitaire Méditerranéen (CUM)
Et sur ce blogue, à propos d'un autre livre:
L'art dans le nuage (Patrick Moya)
Publié dans Art, Livre | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : le cas moya, florence canarelli, livre, moya, patrick moya | 07:23 |
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samedi, 16 janvier 2016
Sans changer de chemise
Même eux ! Les voilà qui défilent cette semaine d’une émission tv à l’autre, qui racontent la même chose bien sûr et qui n’ont même pas pris le temps de changer de chemise...
Vous me direz que l’un est toujours vêtu pareil et que c’est un choix assumé depuis bien longtemps. C’est vrai mais cela faisait tellement mauvais théâtre de les voir ainsi passant d’un plateau à l’autre pour vendre finalement des réflexions que l’on peut trouver dans chacun de leurs bouquins.
Vous me direz que c’est le passage obligé de la promo et là je ne vous suivrai pas, pas pour ces trois là à la notoriété suffisante pour imposer à leur éditeur une humilité revendiquée dans leurs écrits.
Pourtant je les aime bien ces trois là : le bouddhiste, le psy et le philosophe. Et si je les ai appréciés dans leur première prestation (La Grande Librairie), j’étais loin de penser qu’ils allaient (eux aussi) défiler de télé en télé ! Ils m’ont un peu déçu les trois amis mais vous me direz que c’est le système qui veut çà et qui oblige. Je n’en suis pas sûr mais vraiment pas du tout, ces trois-là ont- je me répète- le pouvoir de négocier un contrat d’édition!
Vous me direz que je suis naïf et vous aurez un peu raison. J’ai cru à leur "séjour" à trois pour échanger tranquillement entre amis. J’étais loin de penser qu’il s’agissait en fait d’une énorme opération marketing ! Et qui ne fait semble-t-il que commencer, tous médias confondus. Mais pour "leur livre à six mains", ce sera sans moi, je préfère retourner vers quelques valeurs sûres comme le Plaidoyer pour le bonheur (*), Les Etats d’âme ou La Construction de soi.
(*) Voir sur ce blogue et à propos de ce livre ma Note Être libre
Publié dans Vu, lu, entendu dans les médias | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : livre, média, matthieu ricard, christophe andré, alexandre jollien, humeur | 09:02 |
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vendredi, 21 août 2015
Un 15 août à Mollières (2)
Mollières est un hameau du Val de Blore, entre Vésubie et Tinée, dans le Parc du Mercantour. Chaque été s'y déroule la Fête patronale. Suite de ma Note "Un 15 août à Mollières"
Préparation de la polente lors de la Fête du 15 août à Mollières
Photographie Louis-Paul Fallot
Il ne fait pas chaud en ce samedi 15 août 2015 dans le vallon de Mollières! Et si le temps est incertain - ce sera pluie ou soleil - une chose est sûre, ce sera jour de fête.
Maurice Ricci dans son livre "Si Mollières m’était conté… " décrit bien cet évènement de l’été. (1)
" Et puis, on prépare le 15 août, la fête du village qui chaque année, attire la grande foule. Dame, pensez, ce jour-là, la piste est ouverte à tous avec la bénédiction du Parc…(…) Pour l’occasion, chaque année, les membres les plus actifs de « l’Association » (des propriétaires et résidents de Mollières ndlr) se démènent sans compter, avant, pendant et après.(…) Il faut monter le chapiteau sur la place devant l’église, installer le bar sous le lavoir, allumer le four communal, plus mille petites tâches indispensables pour que la fête soit réussie. "
Et elle le fut réussie la fête, malgré alternance de la pluie et des éclaircies. J’ai pu en saisir quelques moments et me rendre compte de la convivialité de cette manifestation ainsi que de l’accueil qui nous fut réservé.
"une fête sacrée et une sacré fête" comme on peut lire sur le très beau site Internet consacré à Mollières (1) . J’en ai aussi profité pour réaliser les photos qui illustrent cette Note publiée ici en deux parties.
Je garderais un très bon souvenir de cette journée à Mollières.
(1) Vous lirez les explications sur la situation géographique et historique particulière de Mollière dans la 1ère partie de cette Note sur ce blogue ainsi que les liens Internet et la présentation du livre « Si Mollières m’était conté… »
Publié dans Découvrir | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : mollières, mercantour, village, fête, 15 août, livre, maurice ricci | 07:47 |
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jeudi, 20 août 2015
Un 15 août à Mollières (1)
Mollières est un hameau du Val de Blore, entre Vésubie et Tinée, dans le Parc du Mercantour. Depuis le temps que je voulais le découvrir, merci à Michel des éditions Baie des Anges avec qui j'y suis allé à l’occasion de la Fête patronale qui s’y déroule chaque année le 15 août et où il présentait sa collection de livres de montagne. (1)
Mollières, samedi 15 août 2015 - Photographie Louis-Paul Fallot
*
"Aujourd’hui dépeuplée, Mollières fait figure d'unique enclave habitée (une partie de l'année) située dans la zone cœur du Parc National du Mercantour. Le hameau, splendide, compte une cinquantaine de maisons, et reste l'un des derniers villages français sans électricité, « un vrai privilège » selon ses habitants ! C'est aussi à Mollières que les premiers loups revenus sur le sol français ont été aperçus en 1992. On y accède depuis le Boréon par le Col de Salèse en empruntant une piste dont l'accès est réglementé. " Voilà pour une brève présentation (2) que vous pourrez lire sur Internet.
Je ne vais pas ici vous raconter l’histoire de Mollières , vous trouverez en bas de Note quelques liens que je vous invite à découvrir. Je voudrais juste vous présenter ce lieu d’exception à travers quelques photos et aussi dates et évènements de son histoire.
1861, Traité de Turin : Si le Comté de Nice est rattaché à la France, Napoléon 3 accorde à son homologue italien le privilège de conserver ses territoires de chasse !
Mollières restera italien mais au vu de sa situation géographique, le courrier transite par la France et il fallait une journée pour venir le distribuer de St Sauveur sur Tinée! Un exemple de libellé d’adresse : « M. GIUGE, hameau de Mollières, commune de Valdieri, province de Cunéo, Italia, par Saint-Sauveur sur Tinée, France ». (3)
1944: « Le village fut victime de l’acte désespéré et absurde d’une armée qui, sentant souffler le vent de la défaite, ne voulait pas lâcher prise». (4) Déjà évacuée en juin 1940, Mollières est incendié par l’armée allemande le 7 septembre, juste après le débarquement des alliés en Provence à la mi-août.
1947, Mollières est enfin rattachée à la commune de Valdeblore « Le village va connaître de longues années de vie ralentie. Et puis, peu à peu, on voit des vieux murs se redresser, des maisons sont réhabilitées (…) une piste est tracée… » écrit Maurice Ricci (1)
1979, c’est la création du Parc National du Mercantour (3) avec toutes les mesures de protection de la faune et de la flore et la réglementation que l’on connait aujourd’hui,
Un extrait du livre "Si Mollières m'était conté..."
"Un vallon oublié, une « île » au cœur de la montagne, difficile d’accès quel que soit le chemin que l’on emprunte pour s’y rendre..,quelques maisons étagées, regroupées autour d’un petit clocher.
Un village qui se réveille à la fin du printemps après une longue hibernation, un village où l’on a cette sensation, si rare de nos jours, d’être hors du temps, où l’on peut, l’espace de quelques jours, oublier le monde qui court et qui s’agite, l’oublier, ce monde, dans la sagesse du fil des jours, rythmée uniquement par la nature, par le soleil qui se lève et puis se couche, apportant avec lui la lumière ou l’obscurité. Où vous pouvez passer des heures, dans la douceur de la nuit d’été, le nez levé vers le ciel où palpitent des millions d’étoiles."
Maurice Ricci (1)
Dans une deuxième partie, j’évoquerais la fête qui s’y déroule chaque 15 août.
Liens :
(1) Parmi les ouvrages, « Si Mollières m’était conté.. » de Maurice Ricci Maison édition Baie des Anges - ISBN N°978-2-917790-18-2
(2) Extrait du site vesubie-mercantour.com/
(3) « Lieux oubliés » sur le site de l' Association MONTagne et Patrimoine (AMONT) qui anime le musée du Patrimoine du Haut Pays, à Saint-Martin Vésubie (France) et le Centre d'Études Vésubiennes.
(4) Voir la présentation sur le site du Parc National du Mercantour
…Et aussi le très beau site Mollières.fr très richement documenté
Publié dans Découvrir | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : mollières, mercantour, village, fête, 15 août, livre, maurice ricci | 12:49 |
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