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lundi, 24 avril 2017

Le langage des arbres

 

langage des arbres_Photo LP Fallot.jpg



Connaissez-vous le www ? non pas le "World Wide Web", communément nommé le Web et grâce auquel vous me lisez en ce moment mais le "Wood-Wide-Web ".

C’est le réseau branché des arbres qui leur permet de communiquer entre eux en utilisant non pas la fameuse toile d’araignée mondiale mais un système de filaments développé par les champignons, les hyphes ! Pour vous donner une idée, « une cuillérée à café de terre forestière contient plusieurs kilomètres de ces filaments appelés hyphes », ai-je lu à la page 23 du livre de Peter Wohlleben, "La vie secrète des arbres - ce qu'ils ressentent - comment ils communiquent"
Ainsi, les forêts ressemblent à des communautés humaines. Les parents vivent avec leurs enfants, et les aident à grandir. Les arbres répondent avec ingéniosité aux dangers. Leur système radiculaire, semblable à un réseau internet végétal, leur permet de partager des nutriments avec les arbres malades mais aussi de communiquer entre eux. Et leurs racines peuvent perdurer plus de dix mille ans…peut-on lire en 4ème de couverture.
L’évolution personnelle de l’auteur est un bel exemple de changement comportemental et aussi une démonstration que le respect de la nature et la rentabilité économique ne sont pas incompatibles. Peter Wohlleben, lorsqu’il était jeune forestier n’hésitait pas à abattre des arbres centenaires ni à utiliser les insecticides ; c’était avant de commencer à étudier des approches alternatives. Après une décennie de lutte, il a introduit des chevaux, éliminé les insecticides et a laissé pousser les bois de manière sauvage. En deux ans, la forêt est devenue rentable.
"La vie secrète des arbres " après avoir été un immense succès en Allemagne, vient, après traduction française (par Corinne Tresca) , de paraître aux éditions Les Arènes.

dimanche, 19 mars 2017

Les marches de la vie

 

escalier_de mer à monts_LP Fallot_éditions Baie des anges.jpg



Un escalier, c’est un chemin de vie, que l’on monte et descend au rythme des marches des âges et des moments présents avec arrêt sur image, paliers de nos joies et de nos peines. Nos escaliers d’enfant, escaladés à quatre pattes, des escalators des centres commerciaux, et ceux que l’on peine à monter quand l’âge ralentit nos envies. Les escaliers à tapis rouge des célébrités et ceux d’une bouche de métro où le sans papiers quémande quelques subsides. L’escalier monument, œuvre d’art. Escalier de secours. Escalier familial, retrouvailles. L’escalier en colimaçon, celui des phares aux centaines de marches, l’escalier en échelle pour retrouver au grenier la nostalgie de l’enfance. L’escalier que l’on descend, cave et tourments de l’ivresse que l’on cache. Puis l’escalier des musées, collectionnés ces dernières années, art à consommer sans modération. L’escalier et ses ombres, celui du parquet et des vieilles pierres, l’escalier de verre baigné de lumière. L’escalier raccourci, pour aller plus vite retrouver l’être aimé. Escalier, un mot et des photos qui me racontent des histoires. Des histoires à rire, des histoires à pleurer, des histoires d’amour aussi. Escaliers à photographier, éternel exercice et clichés mille fois pris et pourtant différents.  Arrêt sur la marche/arrêt sur image : Les marches de l’escalier, invitation à lire, à causer, à méditer, à se poser.


Illustration : Photo 18 de mon livre "de mer à monts" , maison édition Baie des Anges