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jeudi, 24 janvier 2013

Merci Monsieur Serres!

 

 Petite poucette-PhotosLP Fallot.jpg
"Les petites poucettes"

Photographies Louis-Paul Fallot, décembre 2012

 

Je suis en voiture, c’est le jour de Noël et nous nous rendons au domicile de ma nièce. (une petite poucette jeune maman). En passant devant un collège, nous évoquons avec ma sœur et mon beau-frère des souvenirs d’ados. A l’arrière du véhicule, la « petite » sœur de ma nièce interpelle sa maman. « Qu’est ce qui s’est passé en mai 1968 Maman ? ». Je souris intérieurement : Petite petite poucette est sympa de faire la conversation avec les "vieux" car elle aurait pu avoir la réponse sans nous adresser la moindre parole. Elle a le monde et son histoire entre ses mains et un simple clic après avoir tapé deux mots lui aurait proposé en 0,29 secondes le choix de consulter 41 900 000 réponses.

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lundi, 21 janvier 2013

Le village d'André Verdet (Un poème)

 

 Ciel à St Paulde Vence-PhotosLP Fallot.jpg
Saint Paul-de-Vence - Photographie Louis-Paul Fallot - Décembre 2012



Ce poème "Mon village" est extrait du livre DE SAINT-PAUL-DE-VENCE (page 24) paru aux éditions Pierre Cailler (Genève, 1956). André Verdet y raconte son village à travers récits poèmes et contes; le livre est illustré des photographies de Gilles Ehrmann et d’un montage photographique de son ami Jacques Prévert en frontispice.

2013 sera l’année de la célébration du centenaire d’André Verdet, nous en reparlerons .

 

MON VILLAGE

 

Mon village tu es là devant moi
Et je ne sais plus comment jouer
Sur le roseau que j’ai taillé
Comment te prendre par les pierres
Par les branches ou les racines
Par la sueur de tes paysans
Ou bien le rire de tes enfants
Aux chemins creux menant aux conques
Par les élytres ou bien les ailes
Ou par la queue de ton lézard
Par tout le corps de celle que j’aime
A en boire le vitriol
De tes jarres dans les talus
Lorsque le pampre pare les vignes
Mon village tu es là devant moi
Et j’ai grand mal de toi

 

André Verdet "DE-SAINT-PAUL-DE-VENCE"

Vers les remparts Est à St Paul de Vence-PhotosLp Fallot.jpg
Saint Paul-de-Vence - Photographie Louis-Paul Fallot - Décembre 2012



Vers les remparts Est de St Paul et clin d'œil à l'illustration de Gilles Ehrmann. 


 

vendredi, 04 janvier 2013

Le rire s’invite à l’Elysée

 

DSC_0158.JPGLe rire – en la personne de Claude Sérillon- s’invite à l’Elysée ;  une nouvelle réjouissante en ce début d’année en parfaite continuité avec la fin de la précédente dans le domaine de l’info sinistrose. Je connais bien les vertus du rire, ma Maman nous faisant régulièrement partager son savoir faire, fruit d’un  apprentissage acquis par la fréquentation  de cours assidus durant plusieurs années. Et je garde le souvenir de ces grandes parties de fou rire, thérapie collective lors de périodes particulièrement éprouvantes dans mon ex milieu professionnel.

Hier, j’ai retrouvé avec plaisir  un bouquin (commandé suite à une conférence du RAAMO en  2006 sur le très sérieux  sujet de « La question de l’autre en Alcoologie : entre altérité et aliénité ») de Jean-Bernard Paturet. Je vous en livre quelques lignes extraites  du chapitre « Socrate, maître du désir » (pages 47 et 48) et  sur le thème Rire ironie et maïeutique :

 

"Aristote définissait l’homme de diverses manières, comme « animal politique » ou encore comme « animal raisonnable », mais il affirmait que seul, parmi les animaux, l’homme sait rire.   On sait que quelques siècles plus tard, à la seconde Renaissance, cette idée sera reformulée par  François Rabelais  dans son Gargantua(…) Rire pour ne se point prendre au sérieux, pour sortir des filets étroits des conceptions totalisantes du monde. Le rire est à la fois thérapeutique, régénérant et salvateur. Il témoigne de la liberté d’esprit, de la jeunesse permanente, de la hardiesse de l’homme, de sa capacité de négation du donné et de sa possibilité critique. Mais le rire est surtout l’arme de la raillerie, de l’ironie et de la satire, ces autres formes de sagesse.(…) Mais Socrate comme Rabelais savent bien que le rire est fondamentalement enrichissant parce que chemin de sagesse.(…) Le rire est ainsi pour le philosophe une manière de se détacher de l’humaine condition et de se distancier de la vie quotidienne de la cité."

 

Je ne sais qu’elles seront les qualités et conseils du journaliste en matière de communication mais je pense que,  question détente et aussi d’un peu de dérision, le Président a fait le bon choix ! Et moi, je vais relire quelques autres pages de ce bouquin au titre... frappant, La psychanalyse « à coups de marteau ».  C'est en format  poche aux éditions érès. Bonne fin de semaine.

 

vendredi, 07 décembre 2012

Mon roman coup de coeur cette année

 

couv- l'homme qui ne voulait pas fêter son anniversaire-pocket.jpg

 

Allan se dit qu'il ferait mieux de se montrer prudent avec l'argent. Il mit un billet de cinquante sous le nez du chauffeur et lui demanda :
— Jusqu'où vais-je pouvoir aller avec ça, à votre avis ?
Le chauffeur, l'air hilare, répondit qu'il avait déjà eu affaire à des voyageurs qui voulaient aller quelque part et se demandaient combien ça allait leur coûter, mais jamais l'inverse.  

 

 

 

« C’est le roman que j’ai aimé lire en 2011. Loin, (très loin) devant les autres.»  écrivais-je sur Terra Philia à propos des Chaussures italiennes d’Henning Mankell.

Je peux faire un copier de cette phrase pour  2012! Sans hésiter une seconde, si l’on me parle livre  préféré  cette année,  je  cite ce premier roman de  Jonas Jonasson, suédois lui aussi.  

C’est  mon livre coup de cœur de 2012, paru en poche chez Pocket.

Dernière anecdote en date de cette semaine où au moment de sortir de chez mon libraire, j’entends ce dernier s’exclamer qu’il veut me garder! Je me retourne pour voir à la caisse deux clientes, chacune   le livre (en version poche) à la main.  En fait j’en parlais avec une amie et nos mines réjouies à l’évocation de l’ouvrage devaient donner envie!

Dés les premières lignes, je suis entré dans l’histoire d’Allan, le centenaire « qui ne voulait pas fêter son anniversaire ». Mais qui  a tant de choses a raconter ; de ses aventures dans tous les pays où la vie l’a mené,  de toutes ses rencontres  avec ceux qui ont fait l’Histoire du siècle passé.  Sur fond de polar autour d’une valise et d’une cavale, d’anecdotes truculentes (j'allais écrire "à la dynamite"), je revisite l’Histoire contemporaine. Mais c’est bien plus drôle qu’un manuel d’école…