Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

01.01.2012

Voyager sa vie

 

DSCF0923.JPG

 

Cette année, je vous invite au voyage…
Il y a les rêves de voyages et les voyages rêvés. Ceux qui transitent par un  hall d’aéroport, l’horloge d’une  gare, une  aire d’autoroute, un port ou la place d’un village. 
Il y a le  voyage d’un jour et ceux aux longs cours. Celui qui dure le temps d’un regard ou de la lecture d’un roman. Celui de l’art dans une salle d’expo. Celui du rêve et de l’inconscient. Il y a ce voyage mental qui transporte vers l’imaginaire.
Il y a le voyage qui mélange le souvenir et l’instant. Ce voyage là ne connaît pas l’absence et la disparition, les êtres chers en sont.
La vie est un voyage, à nous d’alléger le plus possible nos bagages.
De ne pas nous encombrer de futile, de cultiver l’essentiel.
Tout simplement aimer. La promenade littéraire, le partage d’une image, l’écriture d’encre, de lumière ou du clavier, le geste d’amitié, un baiser. 
Et si nous regardions le quotidien avec l’âme du voyageur.

 

DSCF0921-001.JPG

PhotosLP Fallot

Nantes

 

19.10.2011

Les cabanes

 

La%2520Cabane%2520d%2527Hyppolite-PhotosLP%2520Fallot%2520%25284%2529.jpg

La Cabane d’Hyppolite. (Finistère)

 (Albums photos en cliquant sur les liens) 

La Pointe courte. (Hérault)

La%2520Pointe%2520courte-PhotosLP%2520Fallot%2520%2520%2520%2520%252811%2529.jpg

 

Les Cabanes

Deux lieux,  de Bretagne et de Méditerranée. Qui ne  se ressemblent pas et  pourtant je les associe dans mes pensées. Deux endroits : On m’y a guidé pour l’un, amené pour l’autre.   Deux sites, chargés d’histoire. Pas la « grande »  mais celle des hommes et des femmes dont on ne parle pas dans les livres d’école ; des histoires de  gens et   plutôt ceux de Victor Hugo que de la presse people. Deux  séries de photos…De  cabanes, l’une isolée sur le chemin côtier, les autres   serrées sur une digue   qui s’enfonce dans l’eau. Deux personnes que je remercie.
Merci à  Michèle et à sa famille de nous avoir raconté l’histoire d’Hippolyte, son Papa,  de nous avoir indiqué le chemin qui mène à la Cabane et de nous en avoir ouvert la porte.
Merci à Karine de nous avoir fait découvrir cette Pointe courte; d’avoir senti que c’était là qu’il fallait nous amener.

Deux lieux donc associés pour rédiger cette Note :
Les deux ont bien failli disparaître.  Des artistes se sont servis de  leur talent pour qu’il en soit autrement. Ils ont accompagné les combats  des  populations locales pour empêcher leur destruction. Ils en on fait des décors de films ou de romans, des peintures et des partitions musicales, des photographies d’art et   des poèmes… Qui ont immortalisé ces lieux ! Ils ont sans doute ainsi aidé à les préserver.       
Nous sommes loin  ici des lieux  étoilés des guides touristiques. Où les aménagements -  payants la plus part du temps- ont fait disparaître le naturel ;  où la part de rêve  s’est évanouie ;  où  les "rencontres"  ne s’y font plus qu’en langues étrangères.
Ces lieux d’ailleurs et de nulle part dont je vous parle aujourd’hui nourrissent mes rêves.  Ces cabanes me ravissent : L’une,  sur sa falaise  fût  un bistrot face à l’océan. Les autres sont brinquebalantes sur l’étang salé et sentent l’odeur des vieux filets qui sèchent  au vent. Toutes nous racontent  des histoires de pêcheurs, renferment les  joies et peines d’hommes aux visages burinés par les embruns de l’ouest  ou la tramontane du sud.  Les artistes aiment s’y rendre, et puisque mes deux guides m’y ont invité,  j’en livrerais   ici et là  ma vision photographique. Une façon aussi de les remercier.

Je n’oublierais pas la Cabane d’Hyppolite.
Je n’oublierais pas La Pointe courte.

 

LIENS

La Cabane d’Hyppolite :

La%2520Cabane%2520d%2527Hyppolite-PhotosLP%2520Fallot%2520%25285%2529.jpg

Durant notre séjour à Quimperlé, j’ai pu admirer chez Michelle le magnifique travail artistique  d'    André Jolivet et de Bruno Genest qui se compose de photos retravaillées à la peinture acrylique et à l'encre de chine, et de textes courts écrits de la main du poète.  Et en revenant de Bretagne l’an passé, je me suis empressé de commander et de lire le livre de Marie Le Drian du même nom.

 

 

 

 



La Pointe Courte:

La%2520Pointe%2520courte-PhotosLP%2520Fallot%2520%2520%2520%2520%25288%2529.jpgJ’ai entendu durant notre après-midi en ce lieu parler les habitants de cinéma. Mes recherches sur Internet à mon retour m’ont permis de découvrir le film d’Agnés Varda, réalisé en 1955 avec pour acteurs Sylvia Montfort,  Philippe Noiret et les habitants du village.  Quelques années plus tard, la réalisatrice  est revenue à La ¨Pointe courte dont  l’on peut en voir la vidéo sur Internet. Il me reste à voir le film, considéré comme précurseur de ce que sera la Nouvelle Vague, et dont le montage est signé…Alain Resnais.

A lire Les racines de la Pointe Courte.

 

23.09.2011

Le langage du cœur

 

Parce que nous sommes frères dans la souffrance

et que nos outils communs de délivrance

ne sont efficaces que dans la mesure où

nous les transmettons constamment à d’autres,

notre mode de communication

a toujours été le langage du cœur.

Bill W

 Langage du coeur - PhotosLP.jpg

 

Partager, le mot n’est pas anodin. J’ai eu durant les mois qui ont précédé mon séjour à Cabris de rares moments où je sortais de mon isolement. C’était dans ces groupes de paroles où j’ai pu- inconsciemment au début-jeter les bases de ce que serait mon futur rétablissement. Quelque chose me poussait à quitter le monde de l’obscure et du désordre intérieur et je sais maintenant quecelam’a sans doute sauvé la vie. Ces instants brefs étaient comme une porte un tout petit peu ouverte dans une pièce d’insoutenable souffrance. Je sais aussi aujourd’hui que c’est l’instinct de vie qui guidait vers un ailleurs ces pas hésitants. Tout cela, je le raconteun peudans mes Notes anniversaires.

Le langage du coeur-PhotosLP.jpg

 

Lire la suite