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16.03.2010

Rêver avec le poète

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j'ai vécu à ce que j'imagine
Je n'en finirais pas d'écrire ta chanson
Ma France

 

 

 

 

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Dans quelques jours, il disparaitra.

Les tâches jaunes  feront place à d’autres couleurs, d’autres fleurs…

Le printemps revient quand le poète s’en va.

 

 

  

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« Au printemps de quoi rêvais-tu ? »

 

 

 

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Photos Louis-Paul Fallot
Haut de Cagnes

 

 

LIEN: Discographie de Jean Ferrat sur deezer.com

 

10.03.2010

Madame Durand

 

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Je ne peux m’attarder. Dans l’hôpital gris et vieilli d’à côté on m’attend.

Mais je veux revenir c’est sûr et  la prochaine fois pouvoir prendre mon temps.

En quelques minutes, j’en ai déjà beaucoup appris; sur ces grandes librairies qu’il y avait à Nice dont l’une était tenue par son père.  Du temps où le nom des  enseignes se confondait avec celui des familles, Durand, Rocca, Serra m’a-t-elle dit.

J’ai demandé si je pouvais prendre une photo, elle a dit oui, j’ai du en prendre dix…

Elle me dit que des photographes sont déjà venus, qu’il y a eu des articles dans les magazines.

Madame Durand me  sourit. Elle n’a pas d’ordinateur mais elle va me laisser quelque chose.

Elle découpe un rectangle dans une feuille A4, me tend le papier comme une carte de visite.

Cela se passait  un samedi après-midi. Et le papier ne m’a plus quitté, je l’ai mis dans un livre puis dans un autre… comme marque page.

J’espère que mon récit  aura été  fidèle. J’avais un peu la tête ailleurs.

Mais je n’oublierai pas l’endroit ni le visage ce cette dame. 

Un dernier mot; sur le  papier, il est imprimé « BOUQUINERIE LE MAGASIN PITORESQUE » et plus bas « Mr Durand reçoit le Samedi après-midi de 15h à 18h Pout toutes expertises ou estimations d’ouvrages ». Je présume que ce Monsieur Durand était son Papa, il y a aussi écrit Achat-Vente Ancien et Moderne.

Ce jour-là, j’ai trouvé rue DELILLE quelques milliers de livres qui ne finiront pas en carton à pizza. Du moins tant que des gens comme Madame DURAND  seront là.

Mme Durand je vous remercie, de votre gentillesse et de votre passion. 

 

 

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PHOTOS: Louis-Paul Fallot

Nice, janvier 2010

 
 

 

LIEN: Une autre Note sur ce Blog: La fin des librairies ?

 

 

 

 

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Post-scriptum : C’était la 500ème et ce Blog commencera  dans quelques jours sa 5ème année d’existence (voir à propos).

Mots et Photos sur un Carnet…Ici et maintenant.

 

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Autre chose, une émission à ne pas rater.

Sur France 3,  Des Racines et des Ailes.

« Riviera Secrète », un documentaire de Philippe Poiret.

Le mercredi 10 mars  à 20h35 et vendredi 12 mars à 00h10 

 

 

 

05.03.2010

Parfum d'encre

 

Je voudrais bien être la lettre que j’envoie ce matin à celle que j’aime.

Félix Leclerc, Le Calepin d’un flâneur

  

 
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 Parfum d’encre.

 

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Au début de l’histoire…

il y a « une boîte aux lettres »,

celle ou l’on va poster un pli.

La boîte jaune sur pied, incrustée, petite ou grande.

Celle où l’on dépose un courrier à la hâte, préparé ou quelque peu  oublié…

Celle où l’on s’attarde sur ces  chiffres qui indiquent la « levée ».

La boîte d’un terminal d’aéroport, d’un quai de gare.

La boîte de jour, et celle de nuit, « levée tardive ».

La boîte des villes et celle des champs, enfin du village.

 

 

 
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Puis il y a le messager.

Sur sa tenue l’oiseau bleu

Symbolique des Mots  qui voyagent

Le facteur filmé, le facteur chanté.

Le facteur à pied, vélo,  motorisé,

le facteur aimé,   approprié.

Ne dis-t-on pas "mon facteur " ?

 

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Parfum d'encre-PhotosLP Fallot (3).jpgEnfin il y a  "la " boîte aux lettres.

En batterie d’immeuble, fente sur vieille  porte, isolée près du portail

De  bois, plastique ou métallisée, pas toujours « normalisée »…

Un  nom ou plusieurs

Témoin(s)  de jeune couple, de solitude, de familles recomposées 

Des noms enlevés, rayés, rajoutés;

la boîte qui  perce quelques secrets... 

 

 






Dans  « sa boîte »,  beaucoup de papier !

De factures,  de publicité mais une lettre, une « vrai » ?

Cela arrive quelquefois dans l’année.

Ces  courriers* qui portent le nom de Lettres, Cartes Postales, 

mots  d’anniversaire, cartes de vœux,  souvenirs de vacances…

 

 

 

 

 

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Avant, il y avait les  « lettres de nouvelles »,

bonnes ou tristes.

Il y avait aussi les billets doux

et les longues lettres d’amour.

Les lettres entre  parents et enfants,

lors des séparations d’été,

des vacances en colo,

chez l’oncle et la tante, les grands-parents…

 

 

Puis ce fut le combiné, aujourd’hui le mobile et les fameux SMS!

Je l’utilise un peu mais continue de penser que texto  n’est pas un joli mot. 

Bien sûr, il faut « vivre avec son temps »  et il ne saurait être question de dénigrer ici

les petits mots que je reçois en ouvrant mon ordi,

commentaires sur mon blog

où plus personnel en courriel*. 

J’aimerais bien que les deux coexistent, 

le courrier** du facteur et celui électronique,

deux formes de la communication personnelle.

 

 

 

 

Parfum d'encre-PhotosLP Fallot (5).jpgElles sont rares donc, ces lettres

et n’en sont que plus précieuses

car elles portent en elles une émotion particulière :

celle de l’écriture manuscrite;

un pli au parfum d’encre,

une enveloppe parfois personnalisée,

une illustration et cerise, un joli timbre.

 

 

Celle  que l’on ouvre de suite ou  un peu plus tard,

ce pli que l’on lit,  relit,  oublie…et qu’un jour,

en rangeant une boîte, un livre, un placard,

l’on retrouve,

ému.

 

 

 

 *COURRIEL : mot inventé par les québécois et préconisé en langue française. Il remplace l’expression Courrier électronique

 

**COURRIER : Aujourd’hui, le trafic postal, fortement marqué par le courrier de gestion et publicitaire, est en baisse sensible. « La lettre échangée entre particuliers ne représente qu’une part marginale du trafic postal, mais son poids symbolique est considérable. »

Source IREPP

 

 

 

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Photos: Louis-Paul Fallot

Cagnes sur Mer et Haute-Provence