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07.01.2012

L’enfant qui rêvait d’océan

Jules Verne a dû venir bien souvent contempler de cette hauteur le fleuve,

là où il devient la porte du large et le chemin de l'aventure.

Julien Gracq, La Forme d'une ville

Sculpture Jules Verne enfant-PhotosLP Fallot-DSCF0924-001.jpg

Ci-dessous, le musée Jules Verne vu de la Loire

 

Musée Jules Verne vu de la Loire-PhotosLP Fallot-DSCF0424.JPG

Jules enfant rêvait de mer et de navigation.

On raconte qu’il se serait engagé comme mousse sur un trois-mâts prêt à appareiller pour les Indes. A son père qui met fin in extrémis à ce projet et le réprimande sévèrement, il aurait promis: Je ne voyagerai plus qu’en rêve. C’est une légende mais il est vrai que Jules Verne, de la maison familiale de campagne de Chantenay-sur-Loire - une ancienne commune de la Loire Inférieure aujourd’hui rattachée à Nantes – ne voit de l’océan que les mats des grands navires sur les bords de la Loire. Il n’a toujours pas vu "la vraie mer". Alors il en rêve et plus tard, il raconte dans ses Souvenirs d’enfance:

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09.12.2011

Absence et présence

J’avais envie  de ne rien écrire, puis de ne plus m’arrêter de le faire…Puis encore le contraire,  en acceptant sans lutter une certaine confusion mentale. Ces moments où les notes préparées, les photos choisies, paraissent si futiles, où je doute de  l’utilité de poursuivre ce carnet ;  et pourtant…Ne s’appelle-t-il pas Carnet ou Vivre ici et maintenant ?

Vivre avec la conscience que nous sommes des mortels – que nous disparaîtrons un jour, que les gens que nous aimons disparaîtront - est un drôle de travail à accomplir (et à renouveler régulièrement) pour chacune et chacun d’entre nous.  écrit Christophe André sur son blogue. (1)Plus loin il cite l’Instant présentPuisque la mort existe, savourer la vie, de toutes ses forces. En attendant de voir ce qu’il y aura peut-être ensuite… 

Mon blogue n’est  pas un carnet intime mais j’y ai toujours évoqué mes joies et mes peines, mes doutes et mes souffrances, en  voulant garder comme fil conducteur des  messages d’espoir.  Je ne peux laisser ceux qui le lisent sans nouvelles, j’ai choisi de le faire à travers deux images.

 

L’une,  comme une évidence pour illustrer un texte  d'Eckhart TOLLE(2) lu ces derniers jours.

 

PhotosLP Fallot (6).jpg« En marchant dans une forêt qui n’a été ni domestiquée ni dérangée par l’homme, non seulement vous verrez une vie abondante tout autour de vous, mais vous rencontrerez aussi, à chaque pas, des arbres tombés, des troncs et des feuilles en train de pourrir et de la matière décomposée. Partout où vous regarderez, vous trouverez la vie aussi bien que la mort. En y regardant de plus près, toutefois, vous découvrirez que le tronc et les feuilles en décomposition non seulement donnent naissance à une nouvelle vie, mais sont eux-mêmes pleins de vie puisque des micro-organismes y travaillent, des molécules se réorganisent. La mort ne se trouve donc nulle part. Il n’y a que la métamorphose des formes de vie. Quelle leçon pouvez-vous en tirer ? La mort n’est pas le contraire de la vie. La vie n’a pas de contraire. Le contraire de la mort est la naissance. La vie est éternelle. »

La deuxième image restera  mentale mais elle est bien réelle et en couleur.

Il y avait une grande baie vitrée dans la salle de recueillement lors de la cérémonie d’au revoir à ma sœur. Derrière, une pelouse et une lignée d’arbres. Différents, des ocres de l’automne aux gris des effeuillés en passant par le vert des conifères ; il y eu dans le ciel une éclaircie, et dans la lumière qui inonda un court moment la prairie et le sous-bois, un écureuil passa. Les mots du poème  qui avait inspiré (3) mon  partage - l’un parmi beaucoup d’autres-  prirent alors  encore plus de sens. (…) Christine,  tu  plantais le réel au cœur des utopies. Le poème se nomme Liberté.  L’écureuil s’est posé au pied d’un arbre et à la fin de la cérémonie, il était toujours là.

A une question (4) sur la possibilité de faire bon ménage avec la mort, Edgar Morin répondit :

« Le mot "bon" est un peu de trop. Certes il y a un ménage, et je crois deux choses. La première, c’est qu’on a trop refoulé la mort, on a trop voulu l’exorciser. Or ce refoulement de l’angoisse de la mort ne fait que la déplacer : on ressent des angoisses de mort sans savoir que ce sont des angoisses de mort. Ensuite : contre l’angoisse de mort, contre le découragement de la mort, contre la mélancolie de la mort, contre l’horreur de la mort, il n’y a pas de réponse. Il n’y a qu’une seule riposte : l’amour, pas seulement pour une personne, mais la participation, la communion. »

Cet amour et  cette communion  partagés ces derniers jours.

 

 

(1) Psycho Actif, le blog de Christophe André

États d'âme d'un psychiatre

(2) Eckhart TOLLE- L’Art du calme intérieur, Page 103 (Edition J’ai lu)

(3) Inspiré du poème  « Liberté »,(page 84) recueil d'Andrée CHEDID Au cœur du cœur chez Librio

(4) Dossier de Psychologie.com :  Edgar MORIN Pour vivre, il faut risquer sa vie

 

  

02.11.2011

Dans la vie du cimetière (5)

 

 Colette-Père Lachaise-PhotosLP Fallot.jpg

 

Eloigne-toi lentement, lentement, sans larmes; n'oublie rien ! Emporte ta santé, ta gaîté, ta coquetterie, le peu de bonté et de justice qui t'a rendu la vie moins amère; n'oublie pas ! Va-t'en parée, va-t'en douce, et ne t'arrête pas le long de la route irrésistible, tu l'essaierais en vain, - puisqu'il faut vieillir ! Suis le chemin, et ne t'y couche que pour mourir.

Les Vrilles de la vigne

 

 

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Le cimetière du Père Lachaise - Petite histoire du cimetière -

D'une superficie de plus de 43 hectares, le cimetière du Père Lachaise est à la fois parc, jardin, musée et cimetière. Il doit son nom au Révérent Père François Xavier d'Aix de la Chaize, confesseur de Louis XIV qui en 1675 vint s'installer dans un des appartements d'une maison, vraisemblablement située à l'emplacement de l'actuelle chapelle du cimetière. (…)

"Au Père Lachaise"de Michel Dansel
Lire la suite sur le site Souviens-toi

 

Père Lachaise-PhotosLP Fallot  (2).jpg

Le Père-Lachaise, octobre 2011

PhotosLP Fallot

 

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