Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

13.06.2011

Besoin de mer

 

 besoin de mer,hervé hamon,méditerranée,photo,mer

 

 

Oui, j’aime la Méditerranée. Rien n’y fait défaut à mes yeux sauf l’estran. Je ne m’habitue pas à cette mer constamment haute, j’ai le sentiment de ne l’avoir pas « méritée », de ne l’avoir pas guettée, attendue, d’en ignorer la face cachée. Il ne me suffit pas de m’immerger pour réparer l’anomalie ; j’aimerais marcher, marcher au fond de la mer.

Hervé Hamon, Besoin de mer, page 104, collection POINTS

 

Lire la suite

10.05.2011

Je me sens chez moi

 

« J’ai vécu des saisons entières en pleine nature dans une famille nombreuse et solitaire. Elles reviennent toujours, les saisons, sauf le jour de la mort. Plus tard, j’ai dû m’habituer à d’autres visages de la France, celui de la montagne, de l’industrie, des corons, des banlieues. Je les ai abordés avec le même goût de connaître ce pays, le mien, si divers, si varié et pourtant semblable à lui-même, un. Mais il me faut, pour ne pas m’égarer, garder le rythme des jours avec un soleil qui se lève, qui se couche, le ciel par-dessus la tête, l’odeur du blé, l’odeur du chêne, la suite des heures. D’où le mal que j’ai à retrouver mes pistes dans la France du béton. Mais là encore, puisque c’est la France, aussi, je me sens chez moi. »

François Mitterrand – La paille et le grain

la paille et le grain,françois mitterrand,photo,méailles

Méailles, mai 2011

PhotosLP Fallot

 

28.04.2011

Après l’hiver

 victor hugo,haute-provence,photo,printemps,méailles,annot,arbre

Après l'hiver

N’attendez pas de moi que je vais vous donner
Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,
Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
Je suis par le printemps vaguement attendri.
Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre
Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.
Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,
Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.
Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,
Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
Croire, remercier confusément les choses,
Vivre sans reprocher les épines aux roses,
Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.

Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,
Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;
On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux
Et de voir, sous l’abri des branches printanières,
Ces messieurs faire avec ces dames des manières.

26 juin 1878

Victor HUGO  

Recueil de poèmes  Toute la lyre

Après l'hiver-PhotosLP Fallot-Avril 2011.jpg

Photos Louis-Paul Fallot

Haute-Provence

Méailles (photos 1 et 2)  et Annot (3)

Avril 2011

 Après l'hiver-PhotosLP Fallot-avril 2011 (2).jpg