jeudi, 14 août 2014
Au revoir professeur
Peu importe ce qu’on pourra vous dire, les mots et les idées peuvent changer le monde.
John Keating

Robin Williams, en 2009
Photographie de Matt Sayles, Associated Press
‘
"On ne lit pas et on n’écrit pas de la poésie parce que ça fait joli. Nous lisons et nous écrivons de la poésie parce que nous faisons partie de la race humaine ; et que cette même race foisonne de passions. La médecine, la loi, le commerce et l’industrie sont de nobles occupations, et nécessaires pour la survie de l’humanité. Mais la poésie, la beauté et la dépassement de soi, l’amour : c’est tout ce pour quoi nous vivons. Écoutez ce que dit Whitman : « Ô moi ! Ô vie !... Ces questions qui me hantent, ces cortèges sans fin d’incrédules, ces villes peuplées de fous. Quoi de bon parmi tout cela ? Ô moi ! Ô vie ! ». Réponse : que tu es ici, que la vie existe, et l’identité. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime. Que le spectacle continue et que tu peux y apporter ta rime... Quelle sera votre rime ? "’
Le cercle des poètes disparus.
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lundi, 21 juillet 2014
S'il pleuvait des larmes (Boris Vian)
J'ai déjà publié ce texte le 19 juin 2009; malheureusement, je le trouve bien d’actualité en ces jours. J’ai changé la photo d’illustration.
Illustration: Sculpture de Colette Hayoz, Galerie Art Seiller à St Paul de Vence
Photographie Louis-Paul Fallot - 2014
S'il pleuvait des larmes
Lorsque meurt un amour
S'il pleuvait des larmes
Lorsque des cœurs sont lourds
Sur la terre entière,
Pendant quarante jours
Des larmes amères
Engloutiraient les tours.
S'il pleuvait des larmes
Lorsque meurt un enfant
S'il pleuvait des larmes
Pour rire des méchants
Sur la terre entière et glacée
En flots gris et glacés
Des larmes amères
Rouleraient le passé.
S'il pleuvait des larmes
Quand on tue les cœurs purs
S'il pleuvait des larmes
Quand on crève sous les murs
Sur la terre entière
Il y aurait le déluge
Des larmes amères,
Des coupables et des juges.
S'il pleuvait des larmes
Chaque fois que la mort
Brandissant ses armes
Fait sauter les décors
Sur la terre entière
Il n'y aurait plus rien
Qu’les larmes amères
Des deuils du destin.
Boris Vian
Extrait de "Textes et Chansons", page 116 - Christian Bourgois Editeur, 1975
Publié dans Texte choisi | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : boris vian, s'il pleuvait des larmes, sculpture, colette hayoz, photographie | 19:38 |
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